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EDG / AVIS DE MANIFESTATION D’INTERET POUR LA SELECTION D’UN CABINET POUR L’ETUDE DE L’ALIMENTATION EN ELECTRICITE DE PLUSIEURS VILLES

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REPUBLIQUE DE GUINEE

MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE (MEH)
ELECTRICITE DE GUINEE (EDG)

PROJET CAPITALES REGIONALES (PCR)

FINANCEMENT : ETAT GUINEEN. 

AVIS DE MANIFESTATION D’INTERET : 

AMI 03/PCR/G-M/CLSG/EDG/2017

SELECTION D’UN CABINET POUR L’ETUDE DE L’ALIMENTATION EN ELECTRICITE DES VILLES DE SIGUIRI, KANKAN, KOUROUSSA, MANDIANA, KEROUANE, BEYLA, N’ZEREKORE, LOLA, YOMOU ET ENVIRONNANTS A PARTIR DES POSTES SOURCES 225/33 KV DES LIGNES D’INTERCONNEXION 225 KV GUINEE-MALI ET CLSG.

(SERVICE DE CONSULTANTS)

1. Le gouvernement de la République de Guinée représenté par le Ministère de l’Economie et des finances (MEF) a obtenu un prêt de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), et une subvention de l’Etat guinéen à travers le BND pour financer le coût du projet de réhabilitation et d’extension des réseaux de distribution électrique des Capitales Régionales et du système Interconnecté, phase 2. C’est ainsi, il a été convenu la réallocation d’une partie de ces ressources à l’élaboration des études des besoins complémentaires dans le secteur de l’énergie pour la restructuration et l’extension des réseaux de distribution électrique des villes où sont implantés les postes sources et les localités situées dans un rayon d’au moins de cinquante (50) kilomètres des postes sources correspondants.

2. Dans un délai de six (06) mois.

3. Ce projet consistera en la troisième phase du projet Capitales régionales, il concerne :

la restructuration et l’extension des réseaux de distribution électrique des villes de Siguiri, Kankan, Kouroussa, Mandiana, Kérouané, Beyla, N’zérékoré, Lola et Yomou

L’électrification rurale des localités se trouvant dans un rayon de moins de 50 Km autour des postes 225/33 KV.

Au-delà de la limite de 50 Km le cabinet devra proposer une source d’alimentation des localités en énergie renouvelable

De procéder à l’évaluation des besoins domestiques (éclairage, TV, etc..) économiques (commerce, artisanat, etc.) administratifs et communautaires (éducation, santé, lieux de culte, etc.).

De faire accompagner les experts du cabinet par des experts locaux avec prise en charge par le cabinet recruté.
Le mode d’alimentation retenue pour ce projet est l’alimentation à partir des postes sources du réseau interconnecté Guinée-Mali combinée avec l’alimentation à partir du réseau existant.

  1. Contexte et objectif de ces études

A la mise en service des postes sources 225/33 kV, il sera nécessaire de restructurer les réseaux de distribution existants qui alimentent les abonnés actuels avant de déconnecter les centrales thermiques. Ces réaménagements toucheront les réseaux, en totalité ou en partie, en fonction du mode d’alimentation spécifique à chaque ville :

5. CONTEXTES SPECIFIQUES 

A la mise en service de la ligne d’interconnexion Guinée-Mali, il sera possible de construire à partir des postes 225/33 kV concernés, des départs en 148 mm², selon l’importance de la ville et des activités socio-économiques de ses sous-préfectures et les localités environnantes.

6. OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS.

Le projet d’électrification rurale en République de Guinée permettra la réalisation de plusieurs ouvrages.
Les prestations du Consultant ont pour but de réaliser les études techniques détaillées, l’étude d’impact environnemental et Social et les dossiers d’appel d’offres.

Le Consultant doit mettre en œuvre sa compétence pour l’atteinte des objectifs de la mission.

7. ETENDUE DES SERVICES ET ACTIVITES

Le consultant travaillera sous la responsabilité directe de la Cellule de Projet PCR
Les tâches du Consultant, de manière non limitative sont les suivantes :
< > L’élaboration de l’Avant-Projet Détaillé,la définition avec précision des tracés des réseauxMoyenne Tension (MT) et Basse Tension (BT) ;

L’élaboration du Dossier d’Appel d’Offres ;

Le suivi du processus de passation des marchés.

  1. Le Projet de réhabilitation et d’extension des réseaux de distribution électrique des Capitales Régionales et du système interconnecté, phase 2, (PCR) agissant pour le compte de l’Electricité de Guinée, invite les candidats admissibles à manifester leur intérêt pour fournir les services ci-dessus. Les cabinets de consultants intéressés doivent fournir les informations indiquant qu’ils sont qualifiés

pour exécuter les services (brochures, références concernant l’exécution de contrats analogues, expériences dans l’étude et/ ou l’évaluation environnementale dans le secteur de l’électricité en Guinée, dans la sous-région et/ou en Afrique), disponibilité des compétences parmi le personnel, etc.)

Les consultants peuvent s’associer pour renforcer leurs compétences respectives. Le nombre total de firmes associées ne doit pas dépasser deux.
Si le consultant est constitué en groupement, la manifestation d’intérêt doit inclure :

Une copie de l’accord de groupement conclu par l’ensemble de ses membres. Ou

Une lettre d’intention de constituer un groupement dans l’hypothèse où sa proposition serait retenue, signée par tous ses membres et accompagnée d’une copie de l’accord de groupement proposé.

  1. Un consultant sera sélectionné suivant la méthode de sélection fondée sur la Qualité et Coût (QCBS) en accord avec les procédures définies dans les directives en vigueurs.
    10. Les cabinets de consultants intéressés peuvent obtenir les informations à l’adresse ci- dessous et aux heures suivantes : tous les jours ouvrables de 09 h 00 à 16 h 30 TU et les vendredis de 09 h 00 à 12 h 30 TU, au plus tard le 18 Avril 2018
    11. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées à l’adresse ci-dessous en copie papier et porter clairement la mention « AMI 03/PCR/G-M/CLSG/EDG/2017 » au plus tard le mercredi 18 Avril 2018 à 10 h 00. Les dépôts électroniques ne seront pas admis.

    12. L’ouverture des manifestations d’intérêt est prévue le même jour à laDirection Nationale des Marchés Publics (DNMP) Quartier Coronthie BP 579 Conakry 3è étage salle deréunion à 10 h 30 TU, en présence des représentants des consultants qui décident d’assister à la séance d’ouverture.
    13. La demande de proposition sera envoyée aux cabinets qui feront partie de la liste restreinte établie à l’issue de cet avis à manifestation d’intérêt.

PROJET DE REHABILITATION ET D’EXTENSION DES RESEAUX DE DISTRIBUTION ELECTRIQUE DES CAPITALES REGIONALES ET DU SYSTEME INTERCONNECTE, PHASE II
Electricité de Guinée ; cité chemin de fer 4è étage B.P 1463
Tel (00224) 622 62 21 32 Conakry, République de Guinée ; Courriel :
elsayondoumbouya@gmail.com

Abdenbi ATTOU
Administrateur Général

 

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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Classement Fifa : la Guinée est toujours loin du top 10 africain

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La Fédération internationale de football association (FIFA) a publié ce jeudi 16 septembre 2021, son classement mensuel. Le Syli national est toujours loin du top 10 africain.

La Guinée est classée 14ème en Afrique et 76ème au niveau mondial, pour ce mois de septembre.

Sur le contient, le Sénégal (20e  au niveau mondial)  arrive en tête du classement, suivi de la Tunisie (25e), de l’Algérie (30e) du Maroc (33e ) et du Nigeria ( 34e ).

Dans le monde, la Belgique occupe la tête du podium  devant le Brésil (2e ) et l’Angleterre (3e).

Par Issagha Sylla

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Chute d’Alpha Condé : la Guinée sera-t-elle sanctionnée ce jeudi par la Cédéao?

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La Cédéao se réunit, ce jeudi 16 septembre, en sommet extraordinaire pour statuer sur le cas de la Guinée, onze jours après la chute d’Alpha Condé, renversé par un coup d’Etat, dimanche 05 septembre.

La semaine dernière, l’organisation sous-région ale avait suspendu le pays de ses instances. Ira-t-elle plus loin ce jeudi en sanctionnant directement le pays ? L’hypothèse est sur la table. Pour les aider à trancher, les chefs d’États ouest-africains auront entre leurs mains le rapport de la mission qui s’est rendue sur place vendredi dernier.

Dans leur rapport de mission, les émissaires de la Cédéao formulent plusieurs recommandations. D’abord que la transition soit civile ensuite qu’elle soit courte. Les membres de la mission étaient divisés sur sa durée, certains plaidant pour une transition rapide de 6 mois, d’autres pour une parenthèse d’un an. « Mais tout le monde est d’accord qu’on ne doit pas dépasser les 12 mois », assure hors micro un des membres de la mission.

Parmi les autres recommandations figurent la libération des prisonniers et en particulier celle du président déchu Alpha Condé. Ces préconisations seront au centre des débats ce jeudi. Les chefs d’État choisiront-ils en parallèle de sanctionner le pays comme ils l’avaient fait l’an passé pour le Mali après le 1er coup d’État ? L’hypothèse est sur la table mais la question semble faire débat.

« Quelles sanctions vous voulez leur donner au stade où nous en sommes ? », s’interroge un ministre de la région qui pointe la popularité de ce coup d’État. « Sanctionner les militaires, ce serait rendre la Cédéao totalement impopulaire », estime-t-il. Et ce responsable de plaider en conséquence pour une certaine mansuétude histoire « de ne pas encore décrédibiliser l’organisation ». L’idée serait ainsi de ne pas sanctionner les militaires guinéens dans l'immédiat mais plutôt de les menacer de sanctions personnelles et collectives s’ils ne respectaient pas les recommandations de l’organisation sous-régionale.

Le chef de la junte s'adresse à la communauté internationale

Du côté guinéen, le colonel Mamady Doumbouya recevait mercredi le corps diplomatique et consulaire au Palais du peuple à Conakry lors des journées de concertations nationales. L'occasion pour le chef de la junte de délivrer un message à la communauté internationale, à qui il a demandé en quelque sorte de privilégier le pragmatisme.

« Dans notre volonté collective de rebâtir ensemble les fondements de notre nation, nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs du passé. Cette ambition nationale, collective, peut parfois aller à l’encontre des chemins balisés par les principes convenus par les organisations régionales, sous-régionales et internationales. Ceci ne signifie pas que nous nous mettons en dehors des règles. Nous avons besoin de vous à nos côtés pour accompagner le processus sans pression, sans injonction, en faisant primer le réalisme sur la théorie et les principes. La communauté internationale a toujours été au chevet de la Guinée, c’est pourquoi nous avons souhaité vous écouter, entendre vos analyses, recevoir toutes les propositions enrichissantes dans le respect de notre intégrité, de notre dignité et de notre souveraineté. »

Avec RFI

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HRW à la junte : « tout détenu devrait être présenté à un juge, ou relâché »

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Les militaires responsables du coup d’État en Guinée devraient immédiatement rétablir les droits humains fondamentaux, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Ils devraient s’assurer que les forces de sécurité respectent ces droits, et garantir le traitement à la fois légal et humain du président déchu Alpha Condé et de tout autre individu placé en détention. Tout détenu devrait être présenté à un juge, ou relâché. Les dirigeants du coup d’État devraient également protéger la vie et les biens de tous les Guinéens.

« Les troubles suscités par le récent renversement du gouvernement ne devraient pas créer un vide juridique à l’égard de la protection des droits et des libertés fondamentales », a souligné Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Les nouvelles autorités devraient veiller à ce que les droits humains de tous les Guinéens soient respectés, y compris celui de voter librement aux élections. »

Le 5 septembre 2021, des officiers de l’armée guinéenne de l’autoproclamé Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) ont renversé le gouvernement du Président Alpha Condé, âgé de 83 ans, qui avait été réélu en octobre dernier, après un an d’efforts pour s’arroger un troisième mandat malgré la limite constitutionnelle de deux mandats.

Après avoir repris le contrôle de la télévision d’État avec d’autres militaires, le colonel Mamady Doumbouya, le chef des forces spéciales guinéennes, a proclamé la dissolution du gouvernement, des institutions et de la constitution, et imposé un couvre-feu national. Il a déclaré que « la politisation de l’administration publique, la pauvreté et la corruption endémique » avaient conduit ses forces à renverser Condé.

Aux premières heures du 5 septembre, des habitants de Conakry, la capitale guinéenne, ont signalé à Human Rights Watch des tirs nourris près du palais présidentiel, et les médias ont déclaré que des officiers militaires avaient arrêté Condé. Le ministère guinéen de la Défense a annoncé le même jour avoir repoussé une attaque des forces spéciales contre la présidence. Toutefois, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et que Human Rights Watch n’a pas été en mesure d’authentifier, montrait Condé pieds nus assis sur un canapé, apparemment sous la garde de soldats.

Plus tard le 5 septembre, Doumbouya a ordonné au cabinet ministériel d’assister à une réunion obligatoire le 6 septembre, ajoutant que toute refus serait considéré comme un acte de rébellion. Lors de cette rencontre, Doumbouya s’est engagé à former un gouvernement d’union nationale et annoncé une transition sans toutefois en préciser la durée. Il a également déclaré qu’il était interdit aux responsables gouvernementaux de voyager jusqu’à nouvel ordre et qu’ils devaient remettre leurs véhicules officiels à l’armée.

Le 7 septembre, les nouvelles autorités militaires ont remis en liberté 79 prisonniers politiques, dont des dirigeants et des membres du principal parti d’opposition, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), comme Abdoulaye Bah, et du Front national pour la défense de la Constitution  (FNDC), une coalition d’organisations de la société civile guinéenne et de partis d’opposition, comme Oumar Sylla (alias Foniké Mengué).

Dans les jours ayant suivi l’élection présidentielle d’octobre 2020, les forces de sécurité avaient arrêté plus de 300 dirigeants de l’opposition, partisans et autres personnes perçues comme proches de l’opposition. La plupart d’entre elles étaient restées derrière les barreaux pour des motifs politiques jusqu’au renversement du gouvernement.

Le 7 septembre, les nouveaux dirigeants ont également annoncé la libération d’autres prisonniers dans les semaines à venir. Cependant, des questions subsistent quant à savoir qui peut être qualifié de « prisonnier politique », combien de détenus seront libérés et si des conditions leurs seront imposées. En vertu du droit international des droits de l’homme, personne ne devrait être détenu en l’absence de base juridique claire et tous les détenus ont droit à une procédure régulière et à être traités avec humanité. Tout détenu devrait être présenté à un juge dans les 48 heures ou remis en liberté, a déclaré Human Rights Watch.

« La libération des prisonniers politiques est une bonne étape, et je m’en félicite, mais cela signifie-t-il que les nouvelles autorités militaires respecteront les droits humains et agiront différemment ? », a déclaré à Human Rights Watch un défenseur des droits humains à Conakry. « Serons-nous, le peuple guinéen, libres de descendre dans la rue et de manifester ? Aurons-nous le droit de dire ce que nous voulons, de critiquer et de défier le gouvernement ? »

Célébré comme le premier président guinéen librement élu depuis l’indépendance en 1958, Condé est arrivé au pouvoir en 2010 avec le soutien populaire, laissant espérer que les graves problèmes de droits humains et de gouvernance qui avaient mis en évidence des décennies d’abus en Guinée pourraient être résolus. Pourtant, malgré des gains et un développement économiques significatifs, son gouvernement a été visé par des allégations généralisées de corruption, une exacerbation des tensions ethniques et une répression de plus en plus brutale de ses opposants.

Après quelques progrès initiaux, les démarches pour obtenir justice pour le massacre et les viols de manifestants perpétrés le 28 septembre 2009 par les forces de sécurité guinéennes, sont restées lettre morte.

Le droit international est clair sur la nécessité d’une justice pour les crimes graves et impose aux États l’obligation d’offrir aux victimes d’atteintes aux droits humains un recours effectif. Des poursuites justes et crédibles pour les crimes graves sont également un moyen essentiel de fournir des réparations et de rétablir le respect de l’état de droit. Tant l’ONU que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ont des dispositions contre l’extension des amnisties aux crimes graves, renforçant l’importance de la justice pour ce type de crimes, a rappelé Human Rights Watch.

Les attaques violentes des forces de sécurité contre les Guinéens ordinaires ont été monnaie courante sous l’administration Condé, y compris l’usage excessif de la force lors des manifestations dirigées par l’opposition, mais aucun membre de l’armée n’a été jugé pour ces attaques.

Avant et pendant la tenue du référendum constitutionnel, qui a permis à Condé de se présenter pour un troisième mandat, et des élections législatives du 22 mars 2020, les forces de sécurité ont violemment réprimé les partisans de l’opposition à Conakry et dans d’autres villes de Guinée, tuant au moins huit personnes, dont deux enfants, et en blessant plus de 20 autres. Ils ont également échoué à protéger la population des violences électorales et intercommunautaires et se sont livrées à des violations des droits humains à Nzérékoré, dans le sud-est de la Guinée, au cours de la même période. Au moins 12 personnes ont été tuées dans des affrontements entre les forces de sécurité et des partisans de l’opposition lors des élections d’octobre 2020. Plus de 300 ont été arrêtés arbitrairement et au moins quatre d’entre eux sont morts en détention entre novembre 2020 et janvier.

La communauté internationale a largement critiqué le renversement du gouvernement perpétré le 5 septembre. L’ONU, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la France et les États-Unis ont tous condamné le coup d’État, appelant à un rétablissement d’un régime démocratique. Le 7 septembre, lors d’un sommet virtuel, les dirigeants de la CEDEAO ont décidé de suspendre la Guinée, appelant au retour à l’ordre constitutionnel et à la libération immédiate de Condé.

En Guinée, le FNDC a publié deux déclarations les 5 et 8 septembre, prenant note des déclarations du CNRD et affirmant que le gouvernement de Condé était illégitime et anticonstitutionnel. Le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a déclaré aux médias qu’il n’était pas opposé au renversement du gouvernement, le qualifiant d’« acte patriotique ».

Dans une déclaration en date du 7 septembre, l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme (OGDH) a appelé au respect des droits et libertés des citoyens et à un dialogue inclusif qui permettrait le retour à l’ordre constitutionnel.

« La libération des prisonniers politiques est une évolution positive, mais elle devrait s’accompagner d’autres mesures pour protéger les droits humains, notamment des élections crédibles », a conclu Ilaria Allegrozzi. « Les nouvelles autorités devraient immédiatement relâcher toute personne détenue illégalement, garantir la discipline au sein des forces de sécurité et adresser un message vigoureux selon lequel les violations des droits humains sont interdites et seront sanctionnées à la mesure de leur gravité. »

Source : Human Rights Watch

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