La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé, lundi 18 mai, une alerte sanitaire à destination de ses États membres afin de prévenir l’importation de l’épidémie d’Ebola sur son territoire.
Cette mesure de vigilance fait suite à l’officialisation de la 17e flambée du virus en République démocratique du Congo (RDC), où la province de l’Ituri enregistre déjà 393 cas suspects et 105 décès, ainsi qu’à la confirmation de deux cas importés en Ouganda voisins.
Face à la gravité de la situation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé cette crise comme une urgence de santé publique de portée internationale.
L’institution ouest-africaine justifie sa mise en garde par le risque élevé de propagation du virus vers sa sous-région, un danger accentué par l’intensité des liaisons aériennes et la forte mobilité des populations entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest.
Pour parer à cette menace, la CEDEAO demande instamment aux autorités sanitaires de durcir les contrôles aux frontières, en particulier dans les aéroports, et d’optimiser les systèmes de détection et de prise en charge des malades.
En parallèle, elle appelle les citoyens à respecter strictement les consignes de prévention de base, telles que le lavage des mains, l’évitement des contacts à risque avec les malades ou les défunts, et le signalement immédiat de tout symptôme suspect aux services de santé.
Par Mariam Bâ


