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Dommage pour la Guinée, ils ont tué l’école ! (Tribune)

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Comme beaucoup d'entre vous, je viens de découvrir le leader syndical Aboubacar Soumah, j'avoue qu'il me redonne de l'espoir, que rien n'est encore perdu.

Quand je l'ai félicité, il y a quelques jours, je me suis après dis, est - ce que je ne vais pas vite en besogne ? C'est pourquoi, j'ai attendu son entretien avec les chefs religieux et franchement, j'ai été satisfait de sa réponse polie, mais ferme qui respecte le principe de base de l'action syndicale : la décision de lancer ou de suspendre une grève est prise par les travailleurs en assemblée générale. Puis, j'ai lu les rumeurs sur sa corruption par des commerçants proches de l’opposition, la dissidence de certains responsables syndicaux etc. Je viens de suivre sa vidéo où il apporte un démenti catégorique à ces allégations mensongères et demande à ses camarades enseignants de tenir bon jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Franchement, il a accompli sa part du travail, il reste désormais aux enseignants de ne point faiblir ou de céder aux manœuvres des sous - marins du pouvoir.[rsnippet id="1" name="pub google"]

Alpha Condé veut discréditer Aboubacar Soumah et ses camarades, en les présentant comme des rebelles qui ont lancé une grève sauvage et illégale. Il n'en est rien. Aujourd’hui, le leadership d'Aboubacar Soumah est respecté par les enseignants, parce que c'est lui qui représente à leurs yeux la légitimité. C'est lui qui les respecte en refusant systématiquement de décider à leur place, en rejetant toute compromission avec le pouvoir sur le dos des travailleurs. Pour preuve lors de la dernière grève des enseignants en février 2017, voici des extraits des propos tenus par les principaux dirigeants du SLECG : le secrétaire général Elhadj Souleymane Sy Savané "S'il faut réunir toute la base, on peut considérer que les bureaux exécutifs nationaux de l'intersyndicale et de l'inter-centrale la représente. Toute déclaration pouvant suspendre la grève est la bienvenue " et le secrétaire général adjoint Aboubacar Soumah "Dans notre convention, il était prévu que les résultats de nos négociations soient présentées à l'assemblée qui doit se tenir à la Bourse du travail, en présence de tous les enseignants de Conakry et environs. C'est à cette assemblée de décider «. Nous avions tous suivi que les leaders syndicaux feront fi de cette dernière position, pour signer un accord avec le gouvernement le 20 février 2017, qui suscitera la colère de la base qui se sentira trahie, d'autant plus que sa principale revendication qui était le maintien du point d'indice à 1030 n'a pas été satisfaite, ainsi que l'application de l'article 100 du statut particulier des enseignants. Ces derniers, ont de la mémoire, c'est pourquoi, ils suivent le responsable qui respecte les principes et qui défend leurs intérêts matériels et moraux. Nous voyons bien que le pouvoir a réussi à domestiquer les principaux leaders syndicaux qui se retrouvent au Conseil économique et social. Ces gens ne pensent plus aux travailleurs, ils sont plutôt du côté du pouvoir pour neutraliser toutes les luttes sociales. Pour casser définitivement le syndicat, le ministre de l'éducation a nommé comme DPE Aboubacar Soumah qui refuse d'être sous la botte du pouvoir. Il a bien fait de refuser ce poste qui l'éloigne de ses responsabilités syndicales au niveau national.[rsnippet id="1" name="pub google"]

Nous devons donc soutenir M. Aboubacar Soumah dans ce contexte où l'écrasante majorité des leaders syndicaux et de la société civile ont succombé aux sirènes du pouvoir au grand dam de toutes celles et tous ceux qui se battent pour le changement dans notre pays.

Maintenant, je vais dire un mot sur la manipulation de l'opinion par Alpha Condé au sujet de cette grève, qu'il déclare illégale et considère Aboubacar Soumah et ses camarades comme des rebelles avec qui, il est hors de question de discuter, tant qu'ils ne rejoindront pas les leaders syndicaux qu'il contrôle. Pour lui, Aboubacar Soumah a déclenché cette grève en dépit de l'accord signé avec le gouvernement. Qu'en est- il en réalité ? Le 20 février 2017, les syndicats ont signé un accord avec le gouvernement sans avoir obtenu gain de cause sur leur principal point de revendication : le maintien du point d'indice à 1030 ramené à 751 depuis novembre 2016. Voici le point 2 de l'accord:[rsnippet id="1" name="pub google"]

- Du maintien de l'ancienne valeur monétaire du point d'indice à 1030 au lieu de 751.

Après de larges explications entre les parties sur les conséquences du maintien de la valeur monétaire du point d'indice à 1030 entraînant une augmentation supplémentaire de 40%, les parties s'accordent de remettre cette question lors des négociations tripartites de septembre 2017.

A cet effet, une commission tripartite composée des experts nationaux sera mise en place pour mesurer l'impact de cette demande. Cette commission sera appuyée par une expertise internationale spécialisée en question salariale.

La commission sera mise en place au plus tard fin mars 2017.

Comme vous le voyez, l'accord est clair, c'est en septembre 2017 que les parties devraient reprendre les négociations sur la grille salariale. Maintenant, demandez à Alpha Condé, si son gouvernement a conclu un accord avec les syndicats, courant septembre, voir octobre? Évidemment, c'est non. Comme à son habitude, il n'a pas respecté ses engagements contractuels. De guerre lasse, les enseignants ont été obligés de reprendre leur grève suspendue le 20 février 2017. Qui peut dans ces conditions qualifier Aboubacar Soumah Soumah de rebelle? N'est ce pas Alpha Condé qui est dans l'illégalité en menaçant de fermeture tout média qui donnera la parole à Aboubacar Soumah, en empêchant les enseignants de se réunir au siège de leur syndicat pour décider de la suite à donner à leur grève ?

Pour remplir les conditionnalités du FMI, le gouvernement a fait supporter le fardeau des sacrifices aux enseignants qui ont perdu 40% de leurs salaires, au lieu de réduire son train de vie coûteux pour le pays. Que les chefs religieux et certains politiciens ne demandent qu'aux seuls syndicalistes de faire preuve de responsabilité, en suspendant leur grève pour préserver la paix sociale, sans que le gouvernement ne daigne négocier avec eux, il n'y a qu'en Guinée que cela est possible.

Libre aux enseignants d'accepter la servitude de leur condition misérable, en désavouant leur leader Aboubacar Soumah pour suivre ses dissidents au service du pouvoir. C'est la Guinée et ses jeunes qui seront les perdants. Alpha Condé, quand à lui, a montré tout le mépris qu'il nous porte. Il n'a aucune ambition pour l'éducation de la jeunesse guinéenne. Il est le type achevé de ces dirigeants africains, qui font partout des discours pour leur gloire personnelle, mais qui martyrisent leurs populations, en les réduisant à l'extrême pauvreté. Depuis qu'il a participé à la réunion de Davos sur le thème de la 4 ème révolution industrielle, il le répète à l'envie à toutes les occasions, mais comment peut- il parler d'appropriation des nouvelles technologies par les jeunes alors qu'en même temps, il abandonne le système éducatif dans un état de délabrement sans précédent. Comment expliquer que l'Etat fasse travailler des enseignants contractuels durant 12 ans pour certains avec des pécules inférieures au SMIC, sans les recruter dans la fonction publique? Peut- on parler d'excellence avec des enseignants aussi démotivés? Ils ont tué l’école. Dommage pour la Guinée.

Par Alpha Saliou Wann 

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Guinée : la coupe de bois interdite à partir de ce lundi

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Les autorités guinéennes ont interdit la coupe de bois à partir de lundi sur tout le territoire de ce pays ouest-africain à la riche biodiversité attaquée par une déforestation massive, ont-elles indiqué sur les réseaux sociaux.

Cette décision fait suite à des opérations clandestines d'abattage qui ont fait grand bruit ces dernières semaines, dans les régions de Mamou ou Faranah (centre).

«Après avoir constaté la coupe abusive du bois dans nos forêts et l'exploitation illicite des ressources forestières en général, le ministère de l'Environnement, des Eaux et Forêts interdit la coupe et le transport du bois sur toute l'étendue du territoire national à compter du lundi 14 juin 2021 et ce jusqu'à nouvel ordre», indique un communiqué du ministère publié sur sa page Facebook et daté du 11 juin.

Le ministère interdit à l'administration la délivrance de permis de coupe et de transport.

La Guinée «fait partie des pays qui ont les taux de déforestation les plus rapides au monde», indique le ministère sur son site internet dans un article intitulé «déforestation effrénée».

De 14 millions d'hectares dans les années 1960, le couvert forestier est passé à la fin des années 2010 à moins de 700 000 hectares, ce qui fait de la Guinée «l'un des mauvais élèves» de la conservation des forêts, dit le texte, malgré les efforts de reforestation entrepris. Même les «quelques lambeaux de forêts classées (...) ne sont pas épargnés».

Une diversité de facteurs sont cités: l'expansion des cultures du cacao, du café ou de l'huile de palme, l'agriculture sur brûlis pratiquée par une population de plus en plus nombreuse, la pression démographique d'une population qui a doublé en quarante ans, les activités minières, l'exploitation du bois, légale ou clandestine, pour lui-même ou pour d'autres activités comme l'extraction de sel ou le fumage du poisson.

Cette déforestation appauvrit la biodiversité et impacte les populations, confrontées à l'érosion et à l'acidification des sols, selon les spécialistes.

La télévision nationale rapportait il y a quelques jours la découverte de quantités considérables de bois, essentiellement du bois dit de rose, abattues clandestinement dans la région de Mamou.

«Selon les informations que nous avons, ce bois est exporté vers la Sierra Leone (pays voisin) et drainé vers les pays asiatiques», disait le colonel Layaly Camara, directeur national des Eaux et Forêts.

«On n'a ni de près ni de loin été informé par la population», déclarait Kaba Keita, sous-préfet local.

Les autorités ont annoncé la suspension de plusieurs hauts cadres de l'administration et des services forestiers à la suite de ces affaires de coupes illicites.

AFP

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Hajj 2021 : pas de pèlerinage pour les Guinéens cette année encore

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Comme l’année dernière, les musulmans Guinéens, du moins ceux qui ne résident pas en Arabie Saoudite, ne pourront pas effectuer le pèlerinage à la Mecque cette année encore.

En raison de la pandémie de coronavirus, les autorités Saoudiennes ont décidé que seul des résidents ou des nationaux, ayant entre 18 et 65 ans, ne souffrant pas d'une maladie chronique et ayant été vaccinés contre le Covid-19, peuvent effectuer le Hajj qui doit avoir lieu en juillet.

"Considérant la foule immense qui effectue le hajj, en passant de longs moments dans plusieurs endroits spécifiques, le plus haut niveau de précaution sanitaire est nécessaire", a indiqué samedi 12 juin 2021, le ministère du Hajj dans un communiqué.

Au total, l'Arabie saoudite va autoriser 60.000 de ses résidents vaccinés contre le coronavirus à effectuer le Hajj, grand pèlerinage musulman à la Mecque. Un quota drastiquement réduit pour la deuxième année consécutive à cause la pandémie de Covid-19.

Par Ibrahim Bangoura

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Crise politique en Guinée: plusieurs diplomates échangent avec Cellou Dalein Diallo

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Le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, s’est entretenu avec plusieurs diplomates vendredi 11 juin 21, à Conakry.

Il s’agit des Ambassadeurs des Etats-Unis, de France, de l’Union européenne, du Coordonnateur du système des Nations-Unis et le représentant de la CEDEAO.

« Nous avons échangé sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays et sur les voies et moyens susceptibles de conduire à l’apaisement et au retour de la confiance entre les acteurs politiques », a précisé Cellou Dalein Diallo, indiquant que pour son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée, (UFDG), « le retour de la paix et de la confiance passent nécessairement par la justice et le respect de la Constitution et des lois de la République », dit-il.

Par Mariam Bâ

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