Les obsèques des 35 victimes du tragique éboulement de la décharge de Dar-es-Salam se tiendront ce vendredi 4 septembre 2026 à Conakry. Selon un communiqué officiel de la Primature publié ce jeudi 3 septembre, la prière mortuaire sera dite à 14 heures à la Mosquée Turque de Bambeto, suivie de l’inhumation au cimetière de Bambeto. En hommage aux disparus, le gouvernement a décrété que le drapeau national sera mis en berne sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires de la République de Guinée durant la journée de vendredi.
Au nom du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, l’exécutif a renouvelé ses condoléances aux familles éprouvées et invité les autorités administrative, religieuse, coutumière ainsi que l’ensemble de la Nation à s’associer à cet hommage dans la dignité, le recueillement et le respect. Le bilan officiel révisé s’établit désormais à 35 décès et plusieurs blessés, marquant la fin des opérations de recherche sous les décombres dans la commune de Gbessia.
Cette journée d’hommage national vient marquer le terme de près de deux semaines d’une crise humanitaire et sociale d’une rare intensité. Survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à la suite de pluies diluviennes, l’éboulement de la montagne d’ordures avait immédiatement poussé les autorités à engager l’évacuation des déchets vers le site de Kouria et le déguerpissement ciblé des habitations situées dans le périmètre de haut risque.
Une opération d’urgence marquée par de vives tensions et des échauffourées le 27 août, les riverains dénonçant le non-respect du préavis de 72 heures et l’absence de solutions de relogement immédiates pour les 1 500 personnes affectées, dont 542 ont été temporairement accueillies à l’école primaire de Dixinn Centre 1.
Le samedi 29 août, le président Mamadi Doumbouya s’est rendu sur les lieux en compagnie de plusieurs ministres.
Quelques heures plus tôt, le collectif des victimes avait plaidé pour que les disparus ne soient pas réduits à de « simples statistiques ». Réclamant un traitement digne des dépouilles, les sinistrés ont annoncé la création d’un comité citoyen de suivi tout en demandant la fermeture définitive et la délocalisation du dépotoir de Dar-es-Salam, neuf ans après le premier drame mortel survenu au même endroit en août 2017.
Par I.Sylla


