À la suite d’une réquisition du parquet général, l’Office central anti-drogue a mené une vaste opération dans plusieurs quartiers de Conakry. Bilan : quatre gérants d’établissements interpellés et plus de 1 300 cartons de charbon saisis. Alors que les contrôles s’intensifient, les autorités réaffirment leur volonté de faire appliquer strictement l’interdiction de la chicha.
Quatre gérants de boîtes de nuit et de salons de chicha ont été interpellés à Conakry et un important matériel a été confisqué, incluant 1 309 cartons de charbon de chicha, lors d’opérations menées dans plusieurs quartiers de la capitale par l’Office central anti-drogue (OCAD). L’annonce a été faite ce mardi 6 octobre 2026 par le directeur général de l’OCAD, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Sangaré.

Ces interventions découlent de la réquisition prise le 21 septembre 2026 par le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya. Le magistrat avait alors ordonné à la Police nationale, à la gendarmerie et aux services spéciaux de procéder à la recherche, à la constatation des infractions et à la saisie de tous les produits, appareils et documents liés à l’importation, la distribution et la commercialisation de la chicha. Le parquet général exigeait également la rédaction de procès-verbaux circonstanciés accompagnés d’un inventaire précis pour chaque opération, avant la transmission des procédures aux procureurs de la République territorialement compétents.
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Selon le bilan détaillé fourni par l’OCAD, les patrouilles ont également permis de saisir 168 accessoires ainsi que des sirops et des comprimés soupçonnés d’être mélangés aux arômes.
Le commissaire divisionnaire Abdoulaye Sangaré a précisé que ces actions répressives se poursuivront en application des articles 812 alinéa 3, 813 et 821 du Code pénal. Pointant du doigt la responsabilité des exploitants, le directeur général a rappelé les graves pathologies respiratoires, cardiovasculaires et cancéreuses associées à cet usage. « Malgré les multiples campagnes de sensibilisation menées dans la presse, les mosquées et les églises, certains tenanciers continuent de braver l’interdiction », a-t-il déclaré.
Entendu par les services d’enquête, l’un des mis en cause, Mansa Traoré, a rejeté toute implication directe dans la distribution ou la consommation de chicha au sein de son établissement. L’intéressé a soutenu que l’ensemble des équipements saisis avait été retiré de la salle principale et placé dans un magasin de stockage dès l’arrêt des prestations associées à ce produit.
Par I.Sylla

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