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Opinion

Afrique, femmes, Macron et développement : ce que je crois…

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Oui M. Macron en Afrique nous avons des États faillis. En témoigne le mendiant que font nos présidents chez vous en Europe, en Chine, aux USA, en Inde au Japon et même en Turquie…, en témoigne également les milliers de jeunes qui meurent dans le désert du Sahara et en mer Méditerrané en tentant d’aller en Europe par bateau. Mais de là à dire que « dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien » est une insulte aux Africains et à l’Afrique qui, je le rappelle est le berceau de l’humanité. Oui nos femmes font des enfants mais, à ce jour inutile de vous rappelez qu’en Guinée par exemple, nous avons prés de 12 millions d’Habitants contre 67 millions chez vous en France. En Afrique nous avons une population de 1,2 milliard, beaucoup moins que la Chine qui compte près de 1 373 000 000. En suivant votre raisonnement la Guinée doit être plus développée que la France puisque moins nombreuse en terme de population. De même pour l’Afrique par rapport à la Chine. La réalité étant connue de tous, président Macron dire que l’Afrique est en retard parce que ses femmes font beaucoup d’enfants est à la fois un mensonge et une insulte. Ici on ne se marie pas à une vielle car, cela relève quelque part à de la folie. Ici on se marie pour faire des enfants et assurer l’avenir du monde car, apprenez qu’un monde sans enfant est un monde qui meurt !

Alpha Abdoulaye Diallo

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Tribune: « il n’y a rien de plus fragile qu’un pays », alerte Monénembo

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Que faire ? Impossible pour un pays à la croisée des chemins comme la Guinée, de contourner cette question de tous les jours que Lénine a rendue célèbre, presque énigmatique. Oui, que faire en cette période trouble où pour la seconde fois de notre chaotique histoire, nous sommes conduits à emprunter le chemin d’une difficile transition : celle de tous les espoirs, celle de tous les dangers ? Ou plutôt que ne pas faire ?

Inverser la question n’a rien d’incongru, rien de provocateur. A bien y penser, le génie en politique, ce n’est pas de savoir ce qu’il faut faire, c’est de savoir ce qu’il ne faut pas faire. Interrogé sur la gestion des Indépendances africaines, à la fin du siècle dernier, Aimé Césaire (il fut un ami de Fodéba Keïta et un soutien inestimable pour Sékou Touré quand celui-ci était encore présentable) avait dit ceci : « La Guinée, c’est exactement cela qu’il ne fallait pas faire ». Venant d’un homme aussi averti que le grand poète martiniquais, cette affirmation sonne comme un sérieux rappel à l’ordre adressé à notre intraitable bonne conscience nationale. Cela veut dire que si nous ne changeons pas de cap, que si nous continuons à avancer les yeux fermés, ce sera très vite, le plongeon dans l’abîme. Nous avons tendance à croire que puisque « c’est nous, les Guinéens », tout ce que nous disons et faisons est parfait. Or, le bilan est là : désastreux à tous les niveaux. Si désastreux que de notre Indépendance, il ne reste plus que la sonorité du mot. Un vrai travail de nigauds ! Cette transition-ci est notre dernière carte, nous avons grillé toutes les autres. C’est le moment ou jamais de faire une pause, de reprendre nos esprits. Nous nous trouvons aujourd’hui dans une étroite passerelle, haut perchée au-dessus du vide. La moindre erreur nous sera fatale à nous tous, au Colonel Doumbouya en premier lieu.

D’abord, quel est notre problème ? Aucun ! La Guinée n’a pas de problème, elle n’a que des faux problèmes (le tribalisme en est le plus gros). Par définition, le faux problème est insoluble. En Mathématique, quand l’énoncé est faux, l’équation ne débouche sur aucune solution. Sékou Touré et ceux qui l’ont suivi, ont fait de leurs problèmes personnels, les problèmes du pays. Sortons du culte du chef, éloignons-nous de la démagogie, de la bassesse d’âme, de l’étroitesse d’esprit et de la mesquinerie ! Soyons des hommes ! Voyons loin, voyons grand ! Seulement, faisons vite, nous n’avons pas le temps de nous perdre dans des considérations inutiles.

Les autorités de transition n’ont ni la compétence ni la légitimité d’aborder les questions de fond. Leur rôle se résume en deux points : expédier les affaires courantes et organiser des élections au-dessus de tout soupçon. C’est tout. La bonne transition, c’est la transition brève. La bonne transition, c’est la transition propre.

Colonel Doumbouya, ne faites pas comme Sékouba Konaté : ne succombez pas aux charmes démoniaques du tribalisme et des magouilles de toutes sortes qui vont avec.

La Guinée est une famille, mon colonel. Malheureusement, les discours haineux de Sékou Touré, de Lansana Conté et d’Alpha Condé ont dangereusement fragilisé sa cohésion. Si vous reproduisez l’arnaque de 2010, je vous assure qu’elle va exploser en mille morceaux. Rien, ni personne ne pourra l’empêcher.

Colonel, vous ne le savez peut-être pas, mais il n’y a rien de plus fragile qu’un pays.

Tierno Monénembo

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ALPHA CONDÉ : QUE DE REGRETS ET QUEL GACHIS !

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Il est plus court, sa pente plus glissante qu’on ne croit, le chemin qui mène de Mandela à Mugabe et la brutale chute de Alpha Condé, illustration de cette vérité selon laquelle le pouvoir change un homme et le pouvoir absolu le change absolument, nous plonge dans la perplexité et dans une grande tristesse.

PARADOXAL ET PREVISIBLE ?

Sa chute est un paradoxe parce qu’elle est le fait de celui qui, au propre (si l’on se fie à l’image le montrant tenant un parapluie au-dessus de la tête du président guinéen) comme au figuré, était chargé de lui servir de bouclier contre ses potentiels ennemis. Mamady Doumbouya commandait en effet ce qu’on pourrait appeler la garde prétorienne de Condé, une unité d’élite mieux équipée que le reste de l’armée, choyée par le président de la République qui vantait l’efficacité et la séduction de son chef. Doumbouya était si sûr de ses pouvoirs qu’il aurait, nous dit-on, cherché à s’émanciper de son ministre de tutelle pour ne plus relever que de la seule autorité du chef de l’exécutif.

Pourtant, si sa rébellion (sa trahison diront certains, qui oublient que lorsque la trahison réussit on lui donne un autre nom) constitue un paradoxe, elle n’est pas une exception dans le monde politique, comme le montrent les déboires rencontrés par le roi Hassan II avec les généraux Oufkir et Dlimi, élevés l’un et l’autre au rang de maires du Palais. On peut même dire que, dans le cas du colonel Doumbouya, cette rébellion était prévisible et que c’est plutôt Alpha Condé qui a manqué de vigilance ou qui a fait trop confiance à sa bonne étoile, peut-être parce que, comme le disait De Gaulle, « la vieillesse est un naufrage ».

L’ancien président guinéen ne pouvait pas ignorer les prises de position vigoureuses exprimées par celui qui n’était encore que le Commandant Doumbouya à l’occasion d’un colloque organisé en 2017 par l’Etat-major français sur le thème « Prise en compte de l’inter culturalité (sic) dans les actions militaires ».

Seul Africain à présenter une communication devant un aréopage de haut gradés français, celui qui était désigné par l’appellation « stagiaire à l’Ecole de Guerre », n’avait caché ni sa frustration ni ses critiques devant ceux qu’il appelait les « Blancs » et qui étaient peu coutumiers à ce ton de la part de leurs partenaires africains, civils ou militaires. Il avait exprimé son dépit de voir que ses homologues français qui étaient en mission dans son pays, et passaient une bonne partie de leur temps à faire du tourisme, étaient reçus et consultés par le président de la République qui les traitait en conseillers avisés, alors qu’aucun officier africain ne pouvait avoir un accès direct auprès du président de la République française. Il avait même, d’une certaine manière, annoncé les couleurs en s’étonnant que les militaires français appelés à des taches de formation en Guinée obtiennent systématiquement du pays hôte tous les moyens nécessaires à leur mission, alors que lui, officier supérieur guinéen, se voyait refuser les armes et les munitions nécessaires à l’entraînement de ses troupes, au motif qu’il pourrait s’en servir pour faire un coup d’Etat !

Malgré tout, la semonce du Commandant Doumbouya n’avait pas été prise au sérieux et, quatre ans plus tard, le Colonel Doumbouya est donc passé à l’offensive, justifiant par la même occasion les craintes de ses supérieurs. Les armes dont il déplorait l’insuffisance suffisaient pour l’occasion, surtout qu’il a fait un coup d’Etat low cost, sans grandes démonstrations de forces, (…) se contentant de capturer le Chef, ce qui est la meilleure illustration que dans nos pays le pouvoir repose entre les mains d’un seul. Après cette prise majeure, les ministres et chefs des institutions ont préféré déférer à sa convocation plutôt que de passer pour des « rebelles »,au risque de se faire huer par des badauds et moquer par les journalistes, la télévision nationale a fait comme si rien ne s’était passé, pendant vingt-quatre heures on parlait toujours de « tentative » de coup d’Etat, et ce sont les « jakartas » de Conakry qui serviront d’escorte à la première sortie des putschistes!

Si Alpha Condé avait le cœur à regarder les images de cette journée du 6 septembre, il verrait les membres de son gouvernement, dont beaucoup avaient retourné leur veste pour bénéficier de ses faveurs, alignés en rangs d’oignons pour écouter la tirade de son bourreau et invoquer la volonté divine pour expliquer ce brutal changement…

QUE DE REGRETS ET QUEL GACHIS !

Mais le coup d’état du 5 septembre est d’abord une source de tristesse. Parce que la prise des rênes de l’Etat par les armes n’est jamais une bonne solution et que la destitution de Condé brise encore notre rêve d’une passation de pouvoir en Afrique par la seule voie des urnes, pacifique et démocratique. Parce que sa déconfiture met à mal une autre de nos illusions, celle qui nous faisait croire qu’en élevant le niveau de recrutement de nos chefs d’Etat nous avions plus de chance de voir éclore des régimes attachés aux droits des citoyens et au respect de nos différences.

Dans cette épreuve, le perdant, ce n’est ni Idy Amin Dada ni Yahya Jammeh, ce n’est pas un affreux brutalement propulsé à la tête de l’Etat sans aucune initiation ni bagage politique, mais un universitaire, un acteur de la vie politique de son pays qui en a subi les affres, connu la prison et le bannissement et même peut-être risqué la mort. Non content d’accéder au pouvoir dans des conditions pour le moins troubles, il a vite renié les idéaux dont il se réclamait dans sa jeunesse quand il militait au sein de la FEANF, et plus tard comme opposant aux régimes de Sékou Touré puis de Lassana Conté. On espérait qu’il serait Mandela, sans la légende, il aura été Mugabe, sans la hargne nationaliste, le Mugabe de la fin, qui n’avait plus d’autre ambition que celle de durer. Il aura gouverné la Guinée pendant plus longtemps qu’aucun président américain n’a dirigé les Etats-Unis, à une exception près, mais les images que l’on gardera de sa chute et de celle d’un autre universitaire, Laurent Gbagbo, pour illustrer les revers de fortune de nos dirigeants politiques, pourraient se réduire à celles distillées par les réseaux sociaux et les montrant incrédules et solitaires, habillés de chemises de couleur, faussement décontractés…avec cette différence que l’ancien président ivoirien avait l’air moins désinvolte et n’était pas houspillé par un soldat qui le sommait de reconnaître qu’il n’avait pas été maltraité.

Alpha Condé n’a pas transformé le sort de ses concitoyens, il n’a pas su tenir tête aux manœuvres d’affairistes comme Bolloré, il n’a pas su faire front aux démons de l’ethnicisme et de la corruption, il n’a pas vidé ses prisons de leurs détenus politiques, il a réprimé les manifestations dans le sang, il s’est mis à dos ses voisins en fermant ses frontières sur des allégations mensongères… Et puis il y a eu la faute de trop : il n’a pas pu résister au démon du troisième mandat.

Par Fadel Dia - Sud Quotidien

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« Mon père, prisonnier politique dans la Guinée d’Alpha Condé »

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Après la réélection contestée d’Alpha Condé à la présidence de la Guinée le 18 octobre 2020, le vice-président du principal parti d’opposition, Ibrahima Chérif Bah, a été arrêté avec plusieurs autres opposants. Dans une tribune publiée par  nouvelobs.com, son fils, Alhoussainy Bah qui réside en France, s’inquiète de la dégradation de l’état de santé de son père. Il dénonce aussi ses conditions de détention et appelle à la mobilisation de la communauté internationale pour obtenir la libération des prisonniers politiques.

Tribune/ Détenu depuis le 11 novembre 2020, mon père, âgé de 73 ans, a dû récemment être transféré dans un centre hospitalier pour soigner de graves problèmes cardiaques. Ma famille, qui a finalement obtenu un droit d’accès, a constaté que son corps est marqué par les conditions de détention déplorables qu’il subit. Dans les prisons guinéennes, la dignité et l’intégrité physique des détenus sont, quotidiennement bafouées. Leurs droits à une défense équitable aussi. De quoi est-il coupable pour être traité ainsi ? Son seul crime : avoir participé à l’élection présidentielle et avoir dit « non » à la volonté d’Alpha Condé de se présenter à un troisième mandat, que lui interdisait la Constitution. Les chefs d’accusation les plus fantaisistes ont fleuri pour justifier cet emprisonnement : détention et fabrication d’armes de guerre, association de malfaiteurs, trouble à l’Etat par la dévastation, pillage et destruction, participation à un attroupement, propos incitant à la violence… Dévastation, pillage, fabrication d’armes… Nous parlons d’un homme respectable de 73 ans !

Le cas de mon père est symptomatique du tournant autoritaire pris par le régime en place. Ils sont aujourd’hui environ 350 prisonniers politiques à être incarcérés, répartis entre la maison centrale de Conakry et d’autres centres de détention tout aussi misérables. Dans la première, construite pour accueillir 300 détenus, un seul médecin débordé a en charge le sort de 2 000 prisonniers. Les témoignages des prisonniers nous confirment le pire : les détenus s’entassent les uns sur les autres, sont mal nourris et développent logiquement des maladies liées à l’insalubrité, la promiscuité et l’absence de soins. Quatre prisonniers ont déjà perdu la vie et certaines ONG, dont Amnesty International, ont dévoilé des cas de mauvais traitements, voire de torture par certains gardiens de prison.

Impunité

En Guinée, l’impunité règne pour les forces de sécurité, y compris les forces loyalistes, du fait de l’absence d’organe de contrôle, alors que la moindre parole critique peut vous conduire en prison. Aujourd’hui, hormis Cellou Dalein Diallo, leader de l’UDFG, assigné à résidence, peu de personnalités osent protester contre les dérives du régime. Alpha Condé peut-il encore longtemps fermer les yeux face à ces évidences ?

Les chefs d’accusation aujourd’hui retenus contre une grande partie des accusés ne tiennent pas la route, leurs dossiers sont vides. Les cadres de l’UDFG ont ainsi été accusés de « trouble à l’État par la dévastation et le pillage, atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort par le biais d’un système informatique, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public ». Bien souvent, ces charges sont fondées sur de simples messages militants postés sur les réseaux sociaux. Les dates de procès ne sont, pour la quasi-totalité des détenus, pas encore fixées et le droit des avocats à leur assurer une défense digne et équitable piétinés au fur et à mesure de l’avancement des procédures.

Mobilisation pour la libération des prisonniers politiques

À travers le cas de mon père, il paraît essentiel de nous mobiliser en faveur de la libération des centaines d’autres prisonniers politiques guinéens, enfermés pour avoir exercé leur droit fondamental au combat politique, à la libre expression, au débat. Face à la pression politique et internationale, de plus en plus forte, Alpha Condé a fait un geste… et exigé des « excuses publiques » des prisonniers en contrepartie de leur liberté. Pensant prouver sa magnanimité, il s’obstine dans l’arbitraire.

Aussi, nous appelons à une mobilisation urgente et entière des décideurs politiques internationaux, français et européens. Nous en appelons surtout à la lucidité du président guinéen : peut-on aujourd’hui se réclamer président de tout un peuple quand on enferme ceux qui ont osé exprimer leur désaccord ? De mon côté, j’ose espérer un retour rapide de mon père parmi les siens.

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