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Société & Faits Divers

Afrique du Sud : des bourses universitaires réservées aux jeunes filles vierges

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Une municipalité sud-africaine offre des bourses universitaires à des jeunes filles à condition qu'elles soient vierges, une initiative "choquante" pour les féministes qui ont dénoncé vendredi une atteinte à la dignité.

Cette aide financière baptisée « Bourse des vierges » a été mise en place la semaine dernière par la municipalité d’Uthukela dans la province du Kwazulu-Natal (nord-est).

Pour en bénéficier, les jeunes filles doivent remplir deux conditions: avoir obtenu d’excellents résultats au lycée et être vierges.

« Il s’agit d’une toute nouvelle catégorie que nous avons mise en place cette année. La bourse est destinée aux jeunes filles qui sont encore vierges. C’est une catégorie introduite cette année par la mairesse », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la municipalité d’Uthukela, Jabulani Mkhonza.

Rester pures et à ne pas avoir de rapports sexuels

« La mairesse encourage les jeunes filles à rester pures et à ne pas avoir de rapports sexuels afin de se concentrer sur leurs études, » a expliqué M. Mkhonza.

A chaque retour de vacances, les jeunes filles subiront une visite médicale, et « la bourse leur sera retirée si elles ont perdu leur virginité », a-t-il précisé.

Des organisations de défense des droits des femmes ont fait part de leur indignation et estimé que cette initiative était anticonstitutionnelle.

Nonhlanhla Mokwena, directrice de l’organisation Powa (People Opposing Women Abuse), s’est dite « choquée ».

Conditionner l’attribution d’une aide aux études à la virginité de la candidate constitue « une violation » de ses droits, a-t-elle déclaré à l’AFP.

Nonhlanhla Mokwena a aussi dénoncé la « discrimination » dont sont victimes les jeunes filles dans la mesure où les garçons eux ne sont pas testés.

« Les jeunes filles sont privées de leur dignité et de leur intégrité. On leur refuse le droit à l’éducation », a-t-elle estimé, affirmant que « l’argent des contribuables était utilisé pour enfreindre la Constitution » de l’Afrique du Sud.

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A LA UNE

Pita : manque criard d’enseignants au collège de Niguelandé

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Alors que les élèves ont repris le chemin de l’école ce jeudi 21 octobre 21, l’unique collège de la sous-préfecture de Ninguelandé, dans la préfecture de Pita, est confronté à un manque criard d’enseignants.

Aujourd’hui,  de la 7eme à la 10e année, l’établissement n’a que quatre professeurs, déplore le principal du collège, qui ne mâche pas son inquiétude.

Face à cette situation, Ibrahima Foyé Diallo tente désespérément de trouver des contractuels pour assurer la survie de l’école. En attendant que les autorités de l’éducation guinéenne fournissent d’autres enseignants à l’établissement, il lance un appel à l’aide aux ressortissants de la sous-préfecture de Ninguelandé.

Il faut agir vite, lance un habitant de la localité, sinon l’unique collège de Ninguelandé risque de fermer ses portes, faute d'enseignants,  alerte-t-il.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Une femme en grossesse avancée décède « faute de prises en charge » à l’hôpital Bernard Kouchner

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En Etat de famille avancé, Mawa Sylla, domiciliée à Hèrèmakönö dans la commune de Dixinn, a perdu la vie dans la nuit du mardi 19 octobre. Alors qu’elle se tordait de douleurs abdominales, elle a rendu l’âme, « faute de prise en charge » à l’hôpital Bernard Kouchner de Coronthie, où elle se faisait pourtant suivre, accuse son époux, Alia Camara.

« Hier ( mardi, ndlr) aux environs de 22 heures, elle est partie rendre visite à une de ses copines, là-bas son ventre a commencé à lui faire mal, sa copine l’a envoyé chez une sage-femme dans le quartier, mais celle-là n’a pas pu aider ma femme. C’est ainsi sa copine m’a appelé à 00 heure, je suis allé les trouver. De là-bas nous sommes allés à l’hôpital Bernard Kouchner de Coronthie, parce que c’est dans cet hôpital elle suit ses traitements. Quand nous sommes arrivés, la copine de ma femme est descendue à bord du véhicule pour parler aux surveillants qui se trouvaient à la porte, elle les a dit que nous sommes venus avec une patiente, une femme enceinte, de nous aider à avoir un fauteuil roulant pour la transporter, ils nous ont dit qu’ils n’ont pas de fauteuil roulant. On les a dit alors de venir nous aider pour la transporter dans une salle de l’hôpital, ils nous ont dit non de l’envoyer à Ignace Deen. Je les ai dit que c’est ici elle suit ses traitements, ils ont encore persisté de l’envoyer à Ignace Deen » a expliqué Alia Camara époux de la victime,  à actufemine.com.

« Maintenant, nous avons pris la route pour venir à Matam, au niveau du pont 8 novembre elle a rendu l’âme. Quand nous sommes venus à Matam, des docteurs sont sortis, mais ils n’ont pas touché le corps, ils ont juste ouvert la porte de la voiture, ils nous ont dit est-ce qu’elle n’a pas fait une crise et nous ont recommandé d’aller à Ignace Deen. Nous sommes partis à Ignace Deen, mais elle était décédée. Nous avons pris le corps pour le faire rentrer dans la salle, les docteurs l’ont examiné et ils m’ont appelé pour me confirmer qu’elle est déjà décédée », poursuit-t-il en sanglot.

Le frère de la victime, Fodé Saïdou Sylla, menace de porte plainte contre l’hôpital Bernard Kouchner.

Comme Mawa Sylla, le bébé qu’elle portait n’a pas survécu. Elle a été inhumée ce mercredi 20 octobre 2021, laissant derrière elle deux petites filles, un époux et des proches inconsolables.

Toutes nos tentatives de joindre l’hôpital incriminé pour recueillir sa version de faits sont restés vaines.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Média : la radio nationale paralysée par une grève

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Depuis ce 19 octobre, les programmes de la radio nationale (RTG)  sont fortement perturbés par une grève des journalistes.  

Par cet acte de débrayage, ils entendent protester contre leurs conditions de travail, a-t-on appris. Ils protestent également contre leur « ségrégation » par les nouvelles autorités qui ne les associeraient pas à la couverture des activités officielles. Les décrets ne sont plus diffusés à la radio nationale, pire, il n’y a que deux ordinateurs qui fonctionnement dans la boite, dénoncent-ils, conséquence de la mauvaise gestion de la RTG par la Direction générale.

Hier mardi, ce sont des flashs d’information qui ont été diffusés à la place des grandes éditions d’information, dont le 12h45 et le 19h45.

Pour le moment, on  n’ignore jusqu’à quand va durer cette grève.

Par Mariam Bâ

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