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AffaireCao Zhuli : le Chinois condamné sans avoir été entendu

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L’investisseur chinois a non seulement son véhicule personnel saisi, mais aussi ses outils de travail, ses dossiers et deux ordinateurs portables, ainsi que le reste de ses effets personnels bloqués dans l’immeuble qu’il louait au quartier Camayenne, commune de Dixinn, Conakry.

Sur les faits, dès sa sortie des locaux de la gendarmerie du Marché Niger, après 5 jours de détention, l’homme de 65 ans n’a eu droit qu’à prendre deux complets de ses vêtements avant d’être expulsé.

Et puis, le Chinois n’a connu les motifs de la sentence du Tribunal de commerce de Conakry, émise à son encontre le 14 octobre 2019, qu’avec les bruits de bottes du 17 février 2021.

Selon ses dires, c’est lorsqu’il lui a été présenté le jugement ordonnant son «expulsion» des lieux qu’il a été informé de la procédure judiciaire engagée contre lui par son logeur qui reproche de n’avoir pas payé régulièrement son loyer. C’est dans le même temps qu’il a appris la résiliation de son contrat de bail par le Tribunal du commerce de Conakry et sa condamnation à payer 50 mille dollars à titre d’arriérés de loyers et 50 millions de Francs guinéens à la société immobilière.

Dans la décision de justice, il est mentionné que «même la mise en demeure à lui faite (...) suivant exploit d’huissier de justice, n’a conduit Cao Zhuli à assumer son obligation de preneur, consistant dans le paiement régulier des loyers». Sic !

En apprenant cela, l’investisseur chinois tombe des nues. Visiblement, Cao Zhuli ne s'attendait absolument pas à entendre ce qu'il venait entendre. L’investisseur est pris de court. Lui qui avait pourtant un avocat de renom, a beaucoup de mal à reprendre ses esprits.

Il exhibe les reçus de paiement (voir fac-similé) de son loyer pour prouver sa bonne foi. Mais, mais, c’est trop tard !

L’eau est versée. Le jugement rendu est appliqué.  Il est désormais expulsé du logement qu’il payait, sans avoir eu le droit de récupérer toutes ses affaires et celles de sa femme et de son fils.

Maintenant, que reste-t-il à l’homme de 65 ans qui se retrouve seul au monde ? Après tout ce qu’il a enduré dans cette affaire et face à un ancien logeur qui a juré de se débarrasser de lui, qu’a-t-il à gagner en intentant, par exemple, un procès en dommages-intérêts contre quelqu’un qui est considéré comme un intouchable à Bamako et à Conakry, si ce n’est pour perdre son latin?

Ci-dessous les reçus de paiement du loyer : 

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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Apprenons à vivre ensemble et ouvrons notre cœur au monde !

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Chers frères et amis qui avons Facebook en partage, ne vous laissez pas tromper.

Je vous écris ces lignes, parce que je ne suis pas d'accord avec cette forme de conception de la vie en société et particulièrement du mariage, que je viens de lire sur certaines de vos pages. Car, après tout, je me dis qu’on ne doit pas se laisser aveugler par les prêches des prophètes de la division. Si nous tenons pour vrai que les êtres humains que nous sommes, descendons tous d'un seul homme et d'une seule et unique femme (selon le Coran, l’Évangile, la Thora et la Jabbour), Adama et Hawa (Adam et Ève). Et qu’après, viennent la couleur de la peau, la différence de religion, de langue, de région d'habitation et d'appartenance à un groupe social s’identifiant comme tel.

Et puis, qui sait si nous n’avons pas tous le sang Tutsi, Bambara, Djalonké, Djerma, Haoussa, Berbère, ou encore Peul dans nos veines ? Qui sait si les fondateurs de mon village de Karakan ne venaient pas de l’Ouzbékistan ? Qui sait aussi si les sédentaires de Koundara n’étaient des émigrés du Tchad ?

Quand nous interrogeons notre propre arbre généalogique, nous apprendrons à rester nous-mêmes entant que fruit d'un métissage ancien ou récent.

Certainement, notre nom d'origine peul "Dian" secondé par un emprunt arabe "Mamadou" - qui n'a rien à voir avec notre pulaaku - est un greffage. L'accent pulaaku a été vicié, sinon "Dian" devait s'écrire comme il se prononce "Djam". Voyez-vous ? Même le nom de l'ancien Etat peul du Fouta-Djalon, a été conçu pour et par le métissage Fuuto Djalonké. Quand vous prenez le cas de notre ami Mamadou Dian, vous vous rendrez compte qu’il n'est pas un peul de souche.

Il résulte d'un métissage, soit d’une arrière-grand-mère noire d’origine ou métissée paléo-nigritique. La preuve, nos aïeux fulbhè vivant dans le Sinaï sous la conduite de notre ancêtre le plus connu Toro (la région située entre Israël, Palestine, les pays du Tigre et de l’Euphrate et l’Egypte où le pular était bien parlé) avaient la couleur pulh (ni tout à fait blanche, ni tout à fait rouge) à l'origine. C’étaient des fulbè.

La grande montagne qui les protégeait des razzias était appelée par les envahisseurs «Tur-sinai », et par déformation, en langue arabe Tour Sinai. Ou encore en fulfuldè : « Toro hirsi na’i » pour désigner la région du grand pâturage ainsi que l’autel de sacrifice de bœufs par Toro. Entre-eux, ils s’appelaient fulubhè, leur parlé fulfuldhè ou pular, leurs us et coutumes pulaaku.

Alors, il n'est jamais trop tard pour rectifier le tir, ouvrir grands les yeux et voir le monde en perpétuel changement. Comprendre une fois pour toute qu’hier, nos parents nés eux-mêmes de parents pur-sang ont compris qu’ils ne pouvaient s’enfermer éternellement dans l’endogamie grégaire, et que maintenant au carrefour des rencontres d’émigration en immigration, de brassage d’us et coutumes, de rituels d’alliance maritale et de dévouement au principe de bon voisinage, le monde est devenu village.

A présent, le vivre ensemble nous rassemble tous sous le toit multicolore de notre humanité donc, de notre appartenance à la case d’Adam et Eve. J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo (Le populaire)

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Quelles sont les 10 meilleures universités d’Afrique?

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Plusieurs palmarès des meilleures universités au monde sont unanimes pour placer Le Cap et Wits, en Afrique du Sud, en tête pour l’Afrique. Ces Top 10 se recoupent avec des nuances, en fonction des critères de sélection, et ne comprennent aucun pays francophone.

Seule l’Université du Cap en Afrique du Sud s’impose dans la ligue des 200 meilleures universités du monde, au palmarès de référence Times Higher Education World University Rankings. L’édition 2021 de ce supplément du magazine britannique The Times, qui classe 1 500 établissements à travers le monde, en comprend 4% en Afrique. Soit l’équivalent du poids du continent dans le commerce mondial.

Signe de niveaux de développement très différents, ces quelque 61 universités africaines se concentrent dans dix pays seulement : Égypte (21), Afrique du Sud (10), Algérie (10), Tunisie (6), Maroc (5), Nigeria (5), Botswana (1), Ghana (1), Kenya (1) et Ouganda (1).

L’Afrique du Sud et l’Égypte dominent, avant le Nigeria et l’Algérie, avec l’Université Ferhat Abbas Sétif 1, spécialisée en sciences et technologies. Classée 7e, l’ancienne et prestigieuse Université de Makerere en Ouganda, qui a formé entre autres grands esprits Julius Nyerere et Ngugi Wa Thiong’o, ne vit pas sur ses lauriers.

La réputation des universités du Caire, en revanche, serait-elle surfaite ? Trois établissements plutôt situés dans les régions, en Égypte, se retrouvent aux premières places africaines, selon le Times.

Des universités beaucoup mieux classées par d’autres (le Caire, Johannesburg, Lagos, Nairobi et Pretoria) plafonnent entre les 601e et 800e rangs mondiaux. Voire même entre les 801e et 1000e positions, comme l’Université du Western Cape en Afrique du Sud, l’Université américaine du Caire, Oran 1 en Algérie et Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fès, au Maroc.

Les 10 meilleures universités d’Afrique, Times Higher Education World University Rankings (2021), Grande-Bretagne

Le cabinet britannique Quacquarelli Symonds (QS) publie lui aussi son classement annuel des 1 000 meilleures universités au monde, dont 22 en Afrique.

Les critères de QS reposent surtout sur des enquêtes de réputation (académique et d’employeur), le ratio professeur/étudiants, le nombre de citations et la qualité de la recherche, en plus des ratios des professeurs internationaux et étudiants internationaux. Au niveau mondial, le Massachussets Institute of Technology (MIT) arrive premier avant Harvard, Stanford, l’Université de Californie et Oxford.

Sur le continent, l’Afrique du Sud et l’Égypte dominent, aux côtés de Makerere en Ouganda (16e), Mohammed V à Rabat (19e), ainsi que les Universités du Ghana (20e) et de Nairobi (21e).

Les 10 meilleures universités d’Afrique selon QS (2021), Grande-Bretagne

Un autre palmarès, publié par le journal US News aux États-Unis, sélectionne de son côté 33 universités « globales » africaines, sur la base de la réputation et de la recherche. On y retrouve les mêmes, avec en plus deux universités éthiopiennes (Addis-Abeba, 10e et Gondar, 20e), l’Université Nkwame Nkrumah de Science et technologie (Ghana, 12e) et Casablanca Hassan II (Maroc, 13e).

Le monde académique vu de Shanghai

Également scruté partout dans le monde, le classement de Shanghai, réalisé depuis 2003 par l’Université Jiao Tong, compare 1 000 institutions d'enseignement supérieur dans le monde à partir de six indicateurs. Ceux-ci, axés sur la performance académique, portent sur le nombre de prix Nobel et de médailles Fields (récompensant les mathématiques) parmi les anciens élèves et les chercheurs en poste, ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature.

Outre le prisme scientifique, un facteur « quantité » joue aussi, avec un critère portant sur le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline. En 2020, 16 universités africaines étaient référencées, dont neuf en Afrique du Sud, cinq en Égypte, une en Éthiopie (Addis-Abeba, 13e) et une autre en Tunisie (Tunis El Manar, 16e).

Les pays francophones à la traîne

Très peu de pays d’Afrique francophone se distinguent. Ils ne sont que trois (Algérie, Maroc, Tunisie) à être mentionnés par Times, un seul chez QS et US News (Maroc), comme dans le classement de Shanghai (Tunisie). Ils ne brillent pas non plus dans le répertoire pourtant moins sévère des 200 universités africaines les plus populaires, publié par la plateforme australienne UniRank.

Le niveau académique ne compte pas dans cette liste, qui se focalise sur une popularité toute digitale, calculée selon le référencement sur les moteurs de recherche et l’audience sur le web.

On y trouve les mêmes premiers de la classe, à une différence près : l’Université de Nairobi arrive 9e, signal d’un fort usage d’internet au Kenya. Dans la zone francophone, celles qui génèrent le plus d’activités en ligne sont Mohamed Boudiaf à M’sila (Algérie, 26e d’Afrique), Cadi Ayyad à Marrakech (Maroc, 33e), les Frères Mentouri à Constantine (Algérie, 36e), Cheikh Anta Diop à Dakar (Sénégal, 37e) et Abderahmane Mira à Béjaia (Algérie, 47e).

Tous ces classements transversaux s’avèrent critiquables et critiqués. Force est de constater qu’aucun ne provient de l’Afrique elle-même, où chaque pays s’en tient à ses classements nationaux.

RFI

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Gbè du matin : Assassins et fossoyeurs de la liberté de la presse …

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Tristes et douloureux temps pour les journalistes sous nos cieux… Sales temps dans le même temps aussi pour les assassins,  fossoyeurs  de la sécurité des journalistes et autres prédateurs infâmes de la liberté de la presse …

Pour remonter le douloureux cours de l’histoire récente,  le 29 janvier 2016, Birama Touré, journaliste à l’hebdomadaire d’investigation Le Sphinx de Bamako, a  miraculeusement et tristement disparu. Avant Birama,  Norbert Zongo. Fondateur et directeur de la publication de l’hebdomadaire L’Indépendant au Burkina Faso, est mort assassiné le 13 décembre 1998. Calciné et dissimulé..

Les atteintes graves et inadmissibles à la vie et à l’intégrité physique, morale, professionnelle, sociale, etc, des journalistes ne se limitent, malheureusement pas sur le continent, à ces deux cas tragiques. Tous les jours que Dieu fait,  des journalistes sont pris à partie,  bastonnés,  bâillonnés,  torturés,  emprisonnés, liquidés et tués …

Ce cycle infernal des fossoyeurs et véritables prédateurs et assassins de la démocratie et des êtres humains, doit   immédiatement prendre  fin sous nos tropiques et partout ailleurs. De plus, lorsque,  surviennent ces douloureux cas de disparition ou de mort de journalistes,  l’impunité ne peut et ne doit être admise.  Il faut rechercher,  poursuivre, juger et, si elles sont coupables,  condamner les personnes qui commettent de telles  ignominies et atrocités. Aucun répit ne doit être admis pour tous ces tueurs sans foi ni loi de journalistes ou de tout autre citoyen.

Qu’ils soient des “dieux” ou “demi- dieux ” sur la terre,  tous les assassins de journalistes, doivent, absolument répondre de leurs actes devant la justice au nom de l’Etat de droit,  de la Liberté et de la dignité humaine. Qu’il s’agisse de meurtriers ou d’assassins de journalistes ou non, le temps des intouchables et des jugements de cour qui rendent blanc ou, noir selon que vous êtes puissants ou misérables, est de nos jours, révolu.

De même, nous le disons et le proclamons haut et fort en paraphrasant l’homme politique et révolutionnaire français Louis Antoine  de Saint Just ( 18e siècle),  il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté…

On se dit les (vrais) Gbè (vérités crues et directes) et on avance….

Par Yao Noël

 

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