Le tribunal de première instance (TPI) de Dixinn a condamné ce lundi 28 septembre 2026 Alpha Issiaga Bah au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens pour avoir déversé des ordures sur la voie publique, tout en prononçant l’acquittement de son épouse, Aïcha Bah. Ce jugement fait suite à l’arrestation du couple, domicilié à Kobaya, alors qu’ils se trouvaient à Enco 5 et que le mari s’est débarrassé d’un sachet de déchets dans la rue.
Lors de l’audience, le ministère public, représenté par Mamadou Yaya Fatoumata Boiro, avait requis la culpabilité de l’époux en s’appuyant sur le Code de l’environnement et la loi portant répression des fraudes et actes attentatoires. Le procureur avait demandé une peine de trois mois d’emprisonnement ferme et cinq millions de francs guinéens d’amende contre lui, tout en requérant l’acquittement de l’épouse pour délit non constitué.
Dans sa décision finale, le tribunal a suivi les réquisitions concernant la mise hors de cause d’Aïcha Bah, mais a opté pour une peine pécuniaire allégée pour Alpha Issiaga Bah.
Les circonstances exactes de l’infraction ont été détaillées à la barre par les deux prévenus. Alpha Issiaga Bah a reconnu avoir déposé le sachet, expliquant son geste par la présence d’un amoncellement de déchets et d’un véhicule de ramassage : « Je n’ai pas jeté par terre. J’ai trouvé un tas d’ordures et une voiture de l’insalubrité était stationnée. Je pensais qu’elle ramassait les ordures. »
Face au prévenu qui plaidait l’ignorance de l’interdiction de jeter des ordures sur la voie publique, le procureur a fermement rappelé que « nul n’est censé ignorer la loi ».
De son côté, Aïcha Bah a nié toute implication, précisant le contexte de leur déplacement : « Nous étions tous sur la même moto. J’étais assise derrière avec le bébé et le plastique était accroché au guidon de l’engin. C’est mon mari qui l’a jeté. »
Par Mariam Bâ


