Les travaux de démolition de la Maison centrale de Conakry, établissement pénitentiaire historique érigé en 1933, ont officiellement débuté ce samedi 22 août 2026 dans le quartier de Coronthie, situé dans la commune de Kaloum. Cette opération, menée sur le terrain par les engins du Génie militaire, a pour objectif de raser entièrement l’infrastructure carcérale ainsi que les services adjacents afin de libérer une emprise foncière stratégique destinée à la construction de logements et de nouveaux services publics.
Supervisant le lancement du chantier entamé aux environs de 10 heures, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a indiqué que cette destruction s’inscrit dans le vaste programme de transformation urbaine « Simandou 2040 ».
Pour prévenir tout incident, Mohamed Lamine Sy Savané a instamment demandé aux riverains de s’éloigner du périmètre des travaux, dont la sécurisation est assurée conjointement par la protection civile, la police et la gendarmerie.
Cette démolition fait suite à l’évacuation totale du site et au transfèrement des détenus vers d’autres prisons du pays, notamment à Coyah et Dubréka.
Lors d’une rencontre avec les médias tenue le mercredi 19 août 2026, le ministre de la Modernisation de l’Administration et porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, a justifié ce choix par l’incompatibilité de maintenir une prison, initialement prévue pour 300 personnes, au cœur du centre administratif, économique et portuaire de la capitale.
La disparition de la Maison centrale marque ainsi une étape majeure dans la recomposition globale de la presqu’île de Kaloum, qui prévoit également la délocalisation du dépôt d’hydrocarbures et l’édification d’une nouvelle cité de la police.
Par Mariam Bâ


