A Guéckédou, le procureur de la République près le Tribunal de première instance, Patrice Koma Koivogui, a officiellement interdit la vente de carburant sur le marché noir et exigé le rétablissement des tarifs habituels de transport par le biais d’un communiqué en date du 25 juin 2026.
Cette décision intervient alors que le litre d’essence se négocie clandestinement jusqu’à 20 000 francs guinéens dans la commune urbaine, entraînant une augmentation des frais de transport interurbain de 3 000 à 5 000 francs guinéens.
Face à ces pratiques, le magistrat a décrété une « interdiction définitive de la vente illicite (marché noir) des produits pétroliers dans la Commune Urbaine », jugeant qu’elles constituent « des atteintes graves à l’ordre public économique et aux intérêts légitimes des citoyens ».
Il a également formellement interdit « l’augmentation illégale des tarifs de transport », exigeant le maintien du prix du transport urbain par tronçon à 3 000 francs guinéens.
Pour faire appliquer cette décision, le communiqué précise qu’il est « formellement interdit aux gérants de stations-service de stocker, conserver, réserver ou distribuer des bidons et des fûts ».
Seuls les revendeurs des sous-préfectures titulaires d’une autorisation de la SONAP établie depuis au moins six mois et présentant une autorisation écrite du procureur pourront acquérir une quantité maximale de « vingt-cinq (25) bidons par semaine ».
Pour veiller à l’application stricte de ces mesures, des opérations de contrôle et de répression sont annoncées sur toute l’étendue du ressort judiciaire afin d’identifier les contrevenants.
Le procureur a prévenu que tout manquement exposera son auteur à des « poursuites judiciaires, à la saisie des produits concernés et, le cas échéant, à la fermeture de la station service », concluant de manière catégorique que « la loi sera appliquée avec fermeté et sans complaisance ».
Par Mariam Bâ


