À Conakry, ce 17 avril 2026, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, menées par l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH), ont exigé par voie de conférence de presse l’adoption immédiate d’une loi sur la réparation des victimes de violations graves.
Constatant l’incapacité des tribunaux classiques à traiter l’ampleur des préjudices accumulés depuis 1958, ces acteurs pressent l’exécutif de mettre en œuvre les recommandations des Assises nationales de 2022.
Le dispositif préconisé repose sur un mécanisme de réparation administrative, conçu pour contourner les lenteurs judiciaires et offrir une réponse rapide, même sans condamnation préalable.
Concrètement, un avant-projet de loi et son décret d’application sont déjà prêts ; ils prévoient la création d’une structure nationale dédiée au recensement des victimes et à la coordination des mesures.
Au-delà de l’indemnisation financière, le texte impose à l’État une reconnaissance officielle des faits, des excuses publiques, un suivi médico-psychologique et des garanties de non-répétition.
Cette initiative, intégrée au programme de réformes institutionnelles du président Mamadi Doumbouya, vise à apurer la dette historique de l’État envers ses citoyens pour stabiliser la cohésion sociale et restaurer la confiance envers les institutions publiques.
Par I.Sylla


