Face à la viralité d’une rumeur persistante, la star planétaire du reggae, Alpha Blondy, a brisé le silence pour démentir formellement être l’auteur d’un hommage musical à Aboubacar Toumba Diakité, l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, récemment disparu. Depuis plusieurs jours, un enregistrement audio attribué à l’icône ivoirienne circulait massivement sur les plateformes numériques, laissant croire à une production inédite dédiée à celui que l’on surnommait « Toumba ».
La mise au point du « Jagger » est pourtant sans appel : il s’agit d’une manipulation technologique.
Via ses canaux officiels, l’artiste a précisé avoir découvert ce titre en même temps que le grand public, pointant directement du doigt l’usage de l’intelligence artificielle pour usurper sa voix. Tout en exprimant son respect pour la mémoire du défunt et en adressant ses condoléances au peuple de Guinée, Alpha Blondy a tenu à se désolidariser d’une œuvre qu’il n’a ni écrite, ni chantée.
Cette affaire souligne une nouvelle fois la porosité des frontières de l’information à l’ère du numérique, où les outils de synthèse vocale permettent désormais de prêter des propos ou des engagements à des personnalités publiques, au risque de brouiller les messages dans des contextes politiques et sociaux souvent sensibles.
Une mise en garde nécessaire contre la prolifération des « fake news » et le pillage de l’identité artistique dans un espace digital de plus en plus difficile à réguler.
Par I.Sylla


