L’épilogue d’une mise à l’écart éclair se dessine au sommet de l’État. Moins de deux semaines après son limogeage pour « faute lourde », Mamadou Angelo Diallo est sur le point de retrouver son poste de coordinateur du Bureau de suivi des priorités présidentielles (BSPP). L’annonce a été faite par un communiqué de la Présidence de la République signé le lundi 30 mars 2026 et diffusé ce mardi.
Cette décision marque un tournant radical après le décret du 20 mars dernier qui avait abruptement mis fin aux fonctions de l’intéressé, parallèlement à celles du directeur de la communication de la Présidence. Face aux doutes soulevés par cette éviction, une enquête approfondie avait été diligentée par les autorités afin de « mieux situer les responsabilités ».
Les conclusions de ces investigations ont finalement blanchi le haut fonctionnaire. Selon la note officielle signée par le porte-parole de la Présidence, le Général Amara Camara, « il ressort qu’aucun fait constitutif d’une faute lourde n’a pu être relié à Monsieur Mamadou Angelo Diallo dans l’exercice de sa fonction de Coordinateur du Bureau de Suivi des Priorités Présidentielles ».
Affichant une volonté de transparence, l’institution invoque un impératif « d’équité, de la justice morale et administrative » pour justifier ce revirement. Soucieuse de l’intégrité des cadres de l’administration publique, la Présidence de la République confirme qu’elle « envisage dans les prochains jours de réhabiliter Monsieur Mamadou Angelo Diallo ».
Par I.Sylla


