L’épilogue d’une crise frontalière sous haute tension vient de s’écrire entre Conakry et Freetown. Les seize membres des forces de sécurité sierra-léonaises (RSLAF et OSD), détenus par les autorités guinéennes depuis le 23 février 2025, ont été officiellement libérés sains et saufs. Dans un communiqué publié ce vendredi, le ministère sierra-léonais de l’Information et de l’Éducation civique a confirmé que ce personnel a été remis en toute sécurité à la délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, Alhaji Timothy Kabba.
Ce dernier s’était rendu à Conakry pour une mission de médiation cruciale, où ses échanges avec son homologue guinéen, le Dr Morissanda Kouyaté, ont finalement permis de dénouer l’impasse diplomatique.
Le différend trouve son origine dans des récits diamétralement opposés concernant l’incident de lundi dernier. Selon le gouvernement de Sierra Leone, des soldats guinéens auraient effectué une incursion sur son territoire, dans la localité de Kalieyereh, pour capturer les agents qui supervisaient la construction d’un poste frontière.
À l’inverse, l’État-major général des armées guinéennes soutient avoir intercepté ces seize individus après qu’ils eurent franchi la frontière sans autorisation, installant une tente et hissant leur drapeau à 1,4 km à l’intérieur du sol guinéen.
Malgré ces versions contradictoires, Freetown a réaffirmé sa volonté d’explorer tous les canaux diplomatiques pour résoudre les contentieux frontaliers persistants avec son voisin.
Par Mariam Bâ


