Invité ce lundi 12 janvier 2026 sur le plateau de la RTG, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Dr Oumar Diouhé Bah, a dévoilé des chiffres records illustrant l’ampleur du trafic de faux médicaments dans le pays.
Pour le ministre, l’impact de ces produits dépasse largement le cadre de la santé publique. En 2025, la consommation de ces faux remèdes a été identifiée comme une cause majeure de mortalité et de dérives sociales.
« Quand on analyse le contenu de ce qui a été retrouvé dans les conteneurs, on comprend que la plupart des décès, mais aussi des cas de démence, de viols, d’addictions et d’insuffisances rénales, sont directement liés à ce trafic », a-t-il martelé.
Au-delà des pathologies lourdes, le Dr Bah a pointé du doigt un lien étroit entre ces substances et l’insécurité croissante, affirmant que la consommation de ces produits alimente directement la criminalité dans le pays.
Plus de 400 conteneurs interceptés
L’année 2025 marque un tournant dans la répression. Les services de sécurité et de douane ont mis la main sur plus de 400 conteneurs de produits médicaux contrefaits.
Selon le ministre, l’intégralité des cargaisons a été confisquée pour destruction et plusieurs responsables de ce trafic ont été interpellés, traduits en justice et lourdement condamnés.
Cette politique d’assainissement du marché pharmaceutique a permis au pays de redevenir un modèle de régulation en Afrique de l’Ouest, améliorant ainsi durablement son image à l’international, se réjoui le ministre.
Par Mariam Bâ


