Dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier, Nènè Oussou Diallo, figure du Comité national des femmes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a été « enlevée » à son domicile de Conakry par des hommes en uniforme.
Selon des sources internes au parti, l’opération a été menée avec un déploiement de force disproportionné. Quatre pick-up auraient encerclé sa résidence avant que des agents ne l’intiment de les suivre vers une destination restée, à ce jour, inconnue.
Fidèle de la première heure à Cellou Dalein Diallo, lui-même contraint à l’exil pour échapper aux pressions judiciaires et politiques, Nènè Oussou Diallo s’était illustrée ces derniers mois par sa liberté de ton et ses critiques acerbes contre la conduite de la transition.
Son cas s’ajoute aux dossiers toujours brûlants de Foniké Menguè, Billo Bah, Habib Marouane Camara ou encore Mabory, tous enlevés dans des conditions similaires et dont les familles restent, des mois plus tard, sans la moindre nouvelle.
L’absence d’informations officielles sur le lieu de leur détention plonge leurs proches dans l’inquiétude.
Par Mariam Bâ


