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Opinion

Afrique, femmes, Macron et développement : ce que je crois…

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Oui M. Macron en Afrique nous avons des États faillis. En témoigne le mendiant que font nos présidents chez vous en Europe, en Chine, aux USA, en Inde au Japon et même en Turquie…, en témoigne également les milliers de jeunes qui meurent dans le désert du Sahara et en mer Méditerrané en tentant d’aller en Europe par bateau. Mais de là à dire que « dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien » est une insulte aux Africains et à l’Afrique qui, je le rappelle est le berceau de l’humanité. Oui nos femmes font des enfants mais, à ce jour inutile de vous rappelez qu’en Guinée par exemple, nous avons prés de 12 millions d’Habitants contre 67 millions chez vous en France. En Afrique nous avons une population de 1,2 milliard, beaucoup moins que la Chine qui compte près de 1 373 000 000. En suivant votre raisonnement la Guinée doit être plus développée que la France puisque moins nombreuse en terme de population. De même pour l’Afrique par rapport à la Chine. La réalité étant connue de tous, président Macron dire que l’Afrique est en retard parce que ses femmes font beaucoup d’enfants est à la fois un mensonge et une insulte. Ici on ne se marie pas à une vielle car, cela relève quelque part à de la folie. Ici on se marie pour faire des enfants et assurer l’avenir du monde car, apprenez qu’un monde sans enfant est un monde qui meurt !

Alpha Abdoulaye Diallo

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Guinée : plus dur est le désenchantement

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BILAN. Le coup d’État du colonel Doumbouya avait été salué, y compris dans le camp de certains démocrates. Un an après, la déception est à la hauteur des espoirs soulevés.

C'est peu de dire que le contraste est saisissant entre les images des rues de Conakry dans les heures qui ont suivi le putsch du 5 septembre 2021 et celles illustrant l'atmosphère de la fin juillet 2022 dans la capitale guinéenne. En effet, les militaires qui ont renversé Alpha Condé, fort d'un troisième mandat très contesté, ont d'abord été accueillis par une foule en liesse à Conakry. Neuf mois plus tard, ils en sont réduits à interdire les manifestations sur la voie publique. Celles des 28 et 29 juillet derniers ont été réprimées dans le sang, faisant au moins 5 morts. Et quelques jours plus tard, le 9 août, c'est rien moins qu'un décret d'interdiction pur et simple du Front national de défense de la Constitution (FNDC), vaste coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile, qui est promulgué. Que s'est-il passé entretemps ? Petit à petit, les espoirs suscités par les putschistes ont été douchés. Après des mois d'incertitude sur le calendrier de la transition, la junte a annoncé, le 30 avril 2022, que celle-ci durera trois ans là où les partis politiques préconisaient un calendrier de dix-huit mois et la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) faisait pression pour un passage express de six mois de la junte au pouvoir. Vaine pression.

Malgré des gages de bonne volonté…

Le colonel-président Mamady Doumbouya, 43 ans, ancien sous-officier de la Légion étrangère en France, à la tête du Groupement des forces spéciales constitué par Alpha Condé, avait promis un autre « système » de gouvernance respectueux de la justice et axé sur la lutte contre la corruption. Par ailleurs, Doumbouya, qui appartient à l'ethnie malinké comme Alpha Condé, a libéré le 8 septembre 2021 quelque 79 opposants, principalement des Peuls, dans une tentative d'apaisement. L'ancien chef de l'État, Alpha Condé, a de son côté été placé en résidence surveillée, puis libéré le 22 avril 2022. Il s'est envolé pour la Turquie où il est suivi médicalement. Par ailleurs, une Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) a été instaurée. Un ancien Premier ministre d'Alpha Condé, Ibrahim Kassory Fofana, incarcéré en avril, doit ainsi répondre d'accusations de détournement, de blanchiment et de corruption portant sur 4,5 millions d'euros.

… des décisions qui défient la logique démocratique

Cela dit, parallèlement, le chef de la junte ne s'est pas gêné pour verrouiller son pouvoir, avec fermeté. « Chassez le naturel, il revient au galop », analyse Aliou Barry, spécialiste de l'armée et directeur d'un think tank à Conakry, le Centre d'analyse et d'études stratégiques (CAES). « La rupture espérée ne s'est pas produite parce que l'armée, qui s'est infiltrée dans les rouages du pouvoir sous la présidence de Lansana Conté, de 1984 à 2008, reste maîtresse de la situation. » L'homme fort et le cerveau du CNRD ne serait autre que le général Aboubacar Sidiki Camara, surnommé « Idi Amin », actuel ministre délégué à la présidence chargé de la Défense. « Alpha Condé s'en méfiait tellement qu'il l'a nommé ambassadeur à Cuba, rappelle Aliou Barry. C'est le parrain de Mamady Doumbouya, qu'il a présenté à Alpha Condé. On lui prête des ambitions hyper-présidentielles, et c'est l'homme incontournable. »

Sur le plan de la gouvernance, des signes inquiétants sont apparus. Dès le 22 janvier 2022, le Conseil national de transition (CNT), qui fait office de Parlement, est constitué de 81 membres nommés par le président de la Transition. Le manque de représentation de la classe politique guinéenne, qui n'y compte que 15 membres, a provoqué des tensions. Celles-ci ont culminé lorsque la junte a tenté d'intimider les anciens Premiers ministres et opposants Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré. Dans le cadre d'une opération de « récupération des domaines de l'État », les autorités ont procédé, d'une part, à la démolition de la résidence privée de Cellou Dalein Diallo, et d'autre part, affecté celle de Sidya Touré au Bureau guinéen des droits d'auteur (BGDA).

L'avenir légitimement questionné…

Dans un tel contexte, les Assises nationales ouvertes le 22 mars 2022 dans une perspective de « réconciliation » ont été reçues avec circonspection. Plusieurs partis politiques ont ainsi décidé de les boycotter. Cellou Dalein Diallo, chef de l'opposition aujourd'hui en exil à Dakar, a expliqué que « les militaires parlent d'assises nationales, mais convoquant les personnes une par une, refusent d'avoir un dialogue structuré avec les partis politiques ». Et de poursuivre : « Seul le consensus aurait pu conduire et orienter l'action publique, surtout pour la sortie de la période d'exception. » De quoi rendre l'avenir des plus incertains.

« Un scénario à la Moussa Dadis Camara n'étant pas à exclure », selon un diplomate occidental en poste à Conakry. Rappelons-nous : ce jeune capitaine putschiste avait d'abord promis en 2008 qu'il ne se présenterait pas à la présidentielle, comme Mamady Doumbouya. Il avait fini par annoncer sa candidature et avait poursuivi en réprimant l'opposition manu militari. Cela avait débouché sur un massacre le 28 septembre 2009 causant la mort de 157 personnes et le viol d'une centaine de femmes au grand stade de Conakry. Cellou Dalein Diallo, dont les côtes ont été brisées ce jour-là, s'interroge aujourd'hui sur la possibilité de voir les élections se tenir sous le contrôle des Nations unies : « La crise de confiance est si profonde en Guinée que seule la présence de l'ONU, de la Cedeao et de l'Organisation internationale de la francophonie pourrait rassurer tout le monde. La délinquance électorale a atteint un tel niveau que la démocratie est dévoyée dans notre pays. »

… du fait de nuages noirs sur le politique et le militaire

La trajectoire prise par la Guinée semble être celle de l'autoritarisme et certains craignent jusqu'à un retour à l'ère du parti unique du père de l'Indépendance, Sékou Touré, aujourd'hui réhabilité. En décembre, l'aéroport international de Conakry a été baptisé de son nom au grand dam des familles des nombreuses victimes de cet ancien dictateur. Une réalité frappante : les forces spéciales créées en 2018 par Alpha Condé pour protéger son pouvoir sont en train de se multiplier en unités suréquipées non seulement au sein de l'armée, mais aussi de la gendarmerie et de la police. « La majorité de l'armée est déçue et couve un vrai ressentiment, estime Aliou Barry. Elle ne se reconnaît pas dans Doumbouya, qui n'a pas de parcours en Guinée. Les familles de la centaine de militaires tués autour de la présidence lors du putsch du 5 septembre 2021 cherchent les corps de ceux-ci. » Autant dire que les conditions et les ingrédients d'une certaine défiance sont réunis. L'avenir de la Guinée s'écrit avec bien des points d'interrogation.

Par Sabine Cessou, in le point Afrique

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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REVEILLE-TOI, LENO, ILS SONT DEVENUS FOUS ! (Tierno Monénembo)

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Je viens d’avoir Sékou Koundouno du FNDC au téléphone : ce que l’on redoutait depuis quelques heures est arrivé. Ils viennent d’arrêter Foninké Mengué, Djanii Alpha et Billo Bah. Ils ont osé, les salauds ! Mais à quelque chose, malheur est bon, l’acte ignoble qu’ils viennent de commettre montre enfin leur véritable visage. Mamadi Doumbouya et ses acolytes ne peuvent plus nous mentir : leurs têtes de monstres parlent mieux que leurs bouches de bluffeurs.

Je l’ai déjà écrit dans ces colonnes : l’attribution (absolument illégale !) du nom de Sékou Touré à l’aéroport de Conakry, n’a rien d’anodin.  Notre  lieutenant-colonel a voulu nous adresser un message à peine codé : Je suis le nouveau Sékou Touré et tenez-vous bien, je serai encore cent fois plus sanguinaire que lui.

La messe est dite, Djanii Alpha, Foninké Mengué et Billo Bah ont été interpellés hier en pleine conférence de presse, au vu et au su du monde entier, traités comme des bêtes de somme et conduits vers une destination inconnue. Le point de non-retour a été largement dépassé. Que plus personne ne nous parle de transition. Nous sommes au début de la pire dictature de notre malheureuse histoire.

Et vous savez pourquoi tout ce barda ? Vous savez pourquoi cette monstrueuse démonstration d’absolutisme ? Vous savez pourquoi ces nobles patriotes ont  été malmenés de la sorte ? Pour avoir écrit et propagé ces mots simples, ces mots vrais, ces mots de courage et d’indéniable patriotisme : « Bon, j’espère quand-même que dans le fans-club (plus ça dure, plus on s’enrichit) qu’il dirige, des voix vont se lever pour lui rappeler   (à Dansa Kourouma) que le CNT n’est pas une association de blakoro qui rêve debout. » Voilà, mes chers compatriotes, le motif pour lequel nos compatriotes ont été jetés en prison et pour lequel ils risquent peut-être l’écartèlement ou la décapitation.

J’invite tous les magistrats du globe à se pencher sur cette innocente déclaration pour me dire s’ils y trouvent un seul indice grave et concordant (j’emploie volontiers le langage châtié des professionnels du droit !) d’infraction ou de crime et délit.

Non, Monsieur Wright, Foninké Mengué n’a pas discrédité la justice guinéenne. Nul ne peut discréditer ce qui n’existe pas. Oui, vous le savez mieux que moi, la justice guinéenne n’a jamais existé. Nos magistrats ne sont pas au service du droit. Ils s’en foutent de la morale et de la loi.  Notre justice est une justice aux ordres : rien pour la veuve et l’orphelin, tout pour les sordides caprices du chef !

C’est la énième fois que Foninké Mengué est en prison. Seulement, c’est Alpha Condé qui est parti, le vieux lion du FNDC, lui est toujours là, solide comme un roc, en parfait accord avec les profondes aspirations de son peuple. Mamadi Doumbouya devrait méditer cela si jamais il lui reste une petite goutte de lucidité.

En tout état de cause, cette ignominie ne découragera personne. Les Guinéens en ont vu d’autres.  Ils savent qu’ils n’ont pas le choix, qu’ils doivent se battre jusqu’au dernier contre cette clique militaire qui les martyrise, debout comme un seul homme, armés de courage, plus que jamais convaincus que le combat pour la liberté est le plus beau des combats.

La dictature ne passera plus dans ce pays, Lieutenant- Colonel Mamadi Doumbouya ! Tuez-nous tous, si voulez ! Mais rien, je dis bien rien ne nous empêchera de vous cracher les quatre vérités.

Tierno Monénembo, in le Lynx

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