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Voici les recommandations urgentes du Comité des Assises nationales

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Le Comité des Assises nationales a procédé mercredi 24 août à la remise de son rapport.  Lancées le 22 mars dernier, elles ont connu la participation effective de 86.249 personnes et recueilli 4796 témoignages dans l’ensemble du pays entre le 10 et 29 avril.

A l’issu du travail, le Comité a formulé 45 recommandations, dont voici les urgentes

Lisez :  

-Assurer une prise en charge médicale immédiate des malades victimes de violences de droits humains et leur apporter une aide psychologique et matérielle,

– Régulariser la situation des personnes (civiles, militaires) mises à la retraite par erreur par la fonction publique,

– Accorder un moratoire au déguerpissement pendant la période hivernale

– Rembourser l’avance payée par les femmes et les jeunes dans les programmes de MUFA et MCD pour les cas justifiés

– Régulariser la situation des salariés pénalisés par le gel des comptes de leurs institutions et les collectivités locales après le 5 septembre 2021

-Mettre en place une commission Ad hoc de suivi et d’exécution des recommandations issues des assises nationales

-Vulgariser le rapport issu des Assises Nationales

II RECOMMANDATIONS RELATIVES À LA MANIFESTATION DE LA VÉRITÉ

-Mettre en place par voie législative des commissions vérités et réconciliation pour connaître les cas les plus complexes de notre passif historique qui nécessite un traitement particulier,

– Mettre en place un comité scientifique qui aura pour mission d’écrire l’histoire générale de la Guinée

– Mener des démarches pour l’obtention de la déclassification des archives portant sur la Guinée, en Guinée et à l’étranger pour rétablir la vérité et faire un travail mémorial.

IlI- RECOMMANDATIONS CONCERNANT LE DROIT À LA JUSTICE

– Réhabiliter toutes les victimes politiques de tous les régimes en effaçant les jugements de Condamnation en violation de la loi en vigueur

– Accélérer la tenue des procès en attente notamment ceux de janvier février 2007, du 28 septembre 2009, août 2012 et autres crimes de sang commis pendant les manifestations politiques et syndicales

– Adopter une loi pour la protection des victimes et des témoins

– Identifier et punir les auteurs des violences et de violation des droits humains lors des manifestations tant parmi les forces de défense et de sécurité que parmi les manifestants

IV- RECOMMANDATIONS RELATIVES AU RÉPARATION, A L’ETAT et AUX AUTEURS

– De reconnaître leur part de responsabilité dans la gestion du passif historique du pays suivi de la présentation des excuses publiques aux victimes

– Mettre en place un fonds d’indemnisation des victimes

– Restituer aux ayants droits les terres spoliées et procéder à une réparation même symbolique

– Transformer la partie carcérale du camp Camayenne en un lieu de mémoire par la construction d’un monument de souvenir.

Institutionnaliser des journées nationales de souvenir à la mémoire des victimes des violences, de violation de droits humains

– Ériger des musées, monuments, stèles, dans tous les lieux de mémoire et attribuer aux édifices et voies publiques des noms puisés dans de riches répertoires de notre patrimoine historique,

– Localiser et sécuriser les charniers afin d’identifier ceux qui y furent ensevelis et Restituer le reste aux familles afin qu’elles fassent enfin leur deuil

V- RECOMMANDATIONS LIÉES AUX RÉFORMES INSTITUTIONNELLES

– Renforcer l’appareil judiciaire tant dans ses moyens de procédure que dans son indépendance pour rendre des décisions justes et ainsi mettre fin à l’impunité et à l’injustice chronique

– Adopter une loi qui condamne les propos et attitudes à caractère ethnocentriques, communautaristes et religieux

– Créer une institution nationale de prévention, de gestion et de résolution de conflits pouvant porter atteinte à la cohésion nationale,

– Réduire le nombre de partis politiques

– Mettre en place un dispositif de veille et de lutte contre les violences à caractère

– Renforcer les ressources infrastructurelles, humaines et financières pour faciliter l’accès des populations aux services sociaux de base à Conakry et surtout à l’intérieur du pays,

– Mettre en place un dispositif efficace permettant la prise en charge effective des dénonciations notamment à travers un numéro vert dénonciation des cas de corruption ou autre délit économique et financier

– Veiller à l’application effective de la loi sur la corruption notamment la Loi L2017/41/ANL du 4 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et infraction assimilée

– Mettre en place des mécanismes et outils de formation d’encadrement, d’emploi, d’accompagnement et de loisir pour la jeunesse

– Améliorer la répartition des richesses nationales tant au niveau central, déconcentré et décentralisé.

– Appliquer de façon effective le plan environnemental et social dans tous les projets notamment dans les zones d’exploitation minières

– Faire respecter le contenu dans les conventions avec les sociétés minières et réorganiser l’exploitation artisanale de l’or

– Renforcer l’éducation civique et morale dans les écoles

Faire appliquer et durcir la loi contre les mutilations génitales féminines

– Adopter une loi interdisant le mariage précoce et forcé

– Adopter une loi accordant un quota aux personnes vivant avec le handicap dont les personnes atteintes d’albinisme dans l’octroi des postes de responsabilité à tous les niveaux

– Faciliter l’accès des personnes vivant avec de handicap aux infrastructures publiques

– Accentuer la formation professionnelle et continue de forces de défense et de sécurité pour une meilleure gestion à tous les niveaux des droits humains

– Développer et promouvoir une culture du dialogue à travers la mise en place des mesures idoines pour un dialogue inclusif

– Privilégier le dialogue comme mode de règlement de conflits par tous les acteurs sociaux politiques

– Prendre en compte l’approche genre dans l’ensemble des réformes institutionnelles pour un meilleur accès des femmes aux postes de responsabilité.

Par I. Sylla

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Industrialisation : 37 pays africains ont progressé au cours de la dernière décennie

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Trente-sept des cinquante-deux pays africains ont vu leur niveau d’industrialisation s’accroître au cours des onze dernières années, selon un nouveau rapport publié par la Banque africaine de développement, l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Le rapport sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique (AII) fournit une évaluation à l’échelle nationale des progrès réalisés par les 52 pays africains sur la base de 19 indicateurs clés. Le rapport permettra aux gouvernements africains d’identifier des pays de référence afin de mieux évaluer leurs propres performances industrielles et d’identifier plus efficacement les meilleures pratiques.

La Banque africaine de développement, l’Union africaine et l’ONUDI ont lancé conjointement la première édition du rapport en marge du Sommet de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique qui s’est tenu à Niamey, au Niger.

Evaluation de l'industrialisation sur la base d'une série de paramètres

Les 19 indicateurs de l’indice couvrent les performances manufacturières, le capital, la main-d’œuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures et la stabilité macroéconomique. L’indice établit également un classement du niveau d’industrialisation des pays africains selon trois axes : les performances, les déterminants directs et indirects. Les déterminants directs comprennent les dotations en capital et en main-d’œuvre et la manière dont elles sont déployées pour stimuler le développement industriel. Les déterminants indirects comprennent les conditions environnementales favorables telles que la stabilité macroéconomique, des institutions et des infrastructures solides.

L’Afrique du Sud a conservé un classement très élevé tout au long de la période 2010-2021, suivie de près par le Maroc, qui occupait la deuxième place en 2022. L’Égypte, la Tunisie, Maurice et Eswatini complètent le top six sur la période.

Abdu Mukhtar, directeur du Développement de l’industrie et du commerce à la Banque africaine de développement, représentait l’institution lors de l’événement de lancement. Il a déclaré que si l’Afrique a fait des progrès encourageants en matière d’industrialisation au cours de la période 2010-2022, la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont freiné ses efforts et mis en évidence des lacunes dans les systèmes de production. « Le continent a une occasion unique de remédier à cette dépendance en renforçant davantage son intégration et en conquérant ses propres marchés émergents. »

« La Zone de libre-échange continentale africaine constitue une opportunité inédite de créer un marché unique de 1,3 milliard de personnes et de générer des dépenses cumulées des consommateurs et des entreprises pouvant atteindre 4 000 milliards de dollars, ce qui offre la possibilité de renforcer leurs liens commerciaux et de production et de tirer enfin parti de la compétitivité industrielle de l’intégration régionale, comme l’ont fait d’autres régions. », a-t-il ajouté.

La Banque africaine de développement a investi jusqu’à 8 milliards de dollars au cours des cinq dernières années dans le cadre de sa priorité stratégique « High-5 » dénommée « Industrialiser l’Afrique ». « Rien que dans le secteur pharmaceutique, nous avons l’intention de dépenser au moins 3 milliards de dollars d’ici 2030 », a déclaré M. Mukhtar.

La construction d’une industrie productive fera partie intégrante du développement de l’Afrique, offrant une voie vers une transformation structurelle accélérée, la création d’emplois formels à grande échelle et une croissance inclusive. Toutefois, la part de l’Afrique dans l’industrie manufacturière mondiale a diminué pour atteindre le niveau actuel de moins de 2 %. Des politiques industrielles plus proactives sont jugées essentielles pour inverser la tendance, mais elles nécessitent des connaissances approfondies et une compréhension détaillée des contraintes et des opportunités auxquelles chaque pays est confronté.

La création de valeur ajoutée par le biais de l'industrie manufacturière est plus importante que la taille de l'économie

Voici quelques-unes des autres conclusions clés du rapport :

– Au cours de la période couverte, Djibouti, le Bénin, le Mozambique, le Sénégal, l’Éthiopie, la Guinée, le Rwanda, la Tanzanie, le Ghana et l’Ouganda ont tous progressé de cinq places ou plus dans le classement.

– Les pays les plus performants ne sont pas nécessairement ceux dont l’économie est la plus importante, mais ceux qui génèrent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant, avec une proportion importante de produits manufacturés destinés à l’exportation ;

– L’Afrique du Nord reste la région africaine la plus avancée en matière de développement industriel, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est.

Synergies avec l'Observatoire africain de l'industrie

L’Indice de l’industrialisation en Afrique était l’un des deux nouveaux outils présentés lors de l’événement. Le second — qui vient en complément du premier - est l’Observatoire africain de l’industrie, dévoilé par l’ONUDI et l’Union africaine. Il servira de plateforme centrale de connaissances en ligne pour collecter, analyser et consolider les données quantitatives nécessaires aux analyses qualitatives des tendances, prévisions et comparaisons industrielles nationales, régionales et pancontinentales.

Chiza Charles Chiumya, directeur par intérim de l’Industrie, des minéraux, de l’entrepreneuriat et du tourisme de la Commission de l’Union africaine, a déclaré : « Ces outils vont considérablement améliorer nos processus d’élaboration de politiques industrielles et contribuer à mettre l’accent sur les besoins de l’industrialisation, tant de la part des décideurs que du secteur privé, qui pourront désormais identifier clairement les opportunités du continent ». M. Chiumya représentait le commissaire chargé du Commerce et de l’industrie de l’UA, Albert Muchanga.

« L’Observatoire africain de l’industrie et l’Indice de l’industrialisation en Afrique contribueront à consolider la coopération interinstitutionnelle, à renforcer l’influence de chaque institution en matière de dialogue politique pour accélérer le développement industriel et à améliorer la connaissance de la dynamique du développement industriel », a déclaré Victor Djemba, chef de la division Afrique de l’ONUDI.

Le Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique et la Session extraordinaire de l’Union africaine sur la Zone de libre-échange continentale africaine se tiennent actuellement à Niamey, au Niger, jusqu’au 25 novembre 2022. Le thème du sommet est « Industrialiser l’Afrique : un engagement renouvelé pour une industrialisation et une diversification économique inclusives et durables ».

Source : BAD

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Guinée : poursuites judiciaires contre plusieurs chinois

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Le préfet de Siguiri, le Colonel Fodé Soumah et onze autres personnes, dont neuf chinois et un malien sont dans le viseur de la justice.

Le ministre de la justice, Alphonse Charles Wright, vient d’instruire de poursuites judiciaires contre eux pour destruction de l’environnement et de séjour illégal en Guinée.

Le garde des sceaux les reproche aussi d‘exploitation minière clandestine, corruption d’agents publics, association de malfaiteurs et complicité.

De fait, selon les explications de Charles Wright, il a été trouvé sur les chinois et le malien d’un ordre de mission délivré par le préfet de Siguiri. Ce document leur aurait permis d’exploiter « illégalement » l’or dans cette préfecture, en détruisant l’environnement.

Par I. Sylla

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Quelles sont les attributions du fonds d’Appui au Développement des Médias en Guinée ?

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Le président de la transition a fixé ce jeudi 24 novembre, les attributions du Fonds d’Appui au Développement des Médias (FADEM).

Placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’Information et de la Communication et sous la tutelle financière du ministère en charge des Finances, Ce Fonds a pour attribution, le financement, le développement et la promotion des médias en République de Guinée.

A ce titre, il est particulièrement chargé de mobiliser les fonds pour le financement des projets du développement des médias ; D’élaborer et mettre en œuvre le mécanisme d’octroi des subventions de l’Etat aux Médias et de veiller à la conformité des projets de développement des médias aux critères d’éligibilité du fonds ; De veiller à la bonne exécution des projets financés et assurer le suivi et évaluation ; De soutenir l’amélioration des conditions de vie des acteurs de la presse, de contribuer au renforcement des relations avec les partenaires techniques et financiers ; De faciliter l’accès aux emprunts par les entreprises et organes de presse auprès des banques et établissements de micro finance ; De participer aux rencontres nationales, sous régionales et internationales traitant des questions de financement de développement des médias ; De participer à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires dans le domaine du financement et du développement des projets des médias ; De contribuer au financement des activités liées à la formation et à l’équipement des médias et d’en assurer le suivi, selon le contenu du décret du colonel Doumbouya lu à la télévision nationale.

Par Mariam Bâ

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