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Violences à Kalinko : au moins 50 interpellations

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Au moins 50 personnes ont été interpellées dans une localité du centre de la Guinée où des violences ont fait cinq morts après les élections locales de dimanche, dont les résultats sont toujours attendus, ont indiqué jeudi les autorités locales.

Les interpellations se sont déroulées à Kalinko, où des cases et des maisons ont été incendiées mardi, a indiqué sur une radio locale le préfet de Dinguiraye, le commandant Mamadou Lamarana Diallo, dont dépend la localité.

Mercredi, le ministre de l'Administration du territoire, Boureima Condé, avait indiqué que cinq enfants avaient péri dans ce village dans un incendie volontaire.

Un député local de l'opposition, Fodé Maréga, a quant à lui évoqué un bilan de trois enfants tués dans l'incendie de leur case et de deux adultes "brûlés vifs par des manifestants en colère" en guise de représailles.

Des sources locales ont expliqué, sous le couvert de l'anonymat, que les deux adultes tués, un homme et une femme, n'avaient pas participé à la manifestation au cours de laquelle les enfants ont péri mais qu'ils appartenaient à la même communauté ethnique que ceux accusés d'avoir mis le feu aux habitations.

"Il faut maudire ces élections communales qui nous endeuillent", a estimé un habitant du village.

"Après les violences de Kalinko, les forces de l'ordre ont procédé à l'arrestation d'au moins 50 personnes qui ont été toutes transférées à la prison civile de Faranah, la capitale régionale", a expliqué le préfet Mamadou Lamarana Diallo.

"Certaines personne sont été arrêtées en flagrant délit et détenaient des piquets, des gourdins, etc", a-t-il ajouté, en précisant que des violences avaient également éclaté dans d'autres villages.

Depuis dimanche, un étudiant de 23 ans est également mort à Conakry et une personne à Kindia (ouest) dans des violences post-électorales.

Selon l'opposition, ces élections locales, les premières depuis la fin des régimes autoritaires qui ont dirigé la Guinée pendant plus de 50 ans, ont été entachées de fraudes massives. Mardi, le chef de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, a appelé la jeunesse à la "mobilisation" et à se "lever pour exiger la vérité des urnes".

La Commission électorale nationale indépendante (Céni), seule habilitée à proclamer les résultats, a promis de les publier d'ici à la fin de la semaine.

AFP

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Violations des droits humains : quelles sont les 25 personnalités guinéennes ciblées par l’Union européenne ?

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En plus de cinq hauts responsables du CNDD, l’ex junte militaire au pouvoir en Guinée, qui font l’objet des sanctions de la part de l’Union européenne à cause de leur ‘’implication’’ dans le massacre du 28 septembre 2009, 25 autres personnalités guinéennes du régime d’Alpha Condé sont aussi dans le viseur de l’UE.

Ces responsables de l'appareil répressif figurent dans une liste jointe à la lettre des eurodéputés de 25 « personnalités du régime Alpha Condé » qui font « preuve de zèle pour supprimer l'opposition et violer les droits de l'homme ». Car les 32 signataires, issus de divers groupes parlementaires (groupe des Verts, groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, groupe de la gauche, groupe Renew Europe, groupe des conservateurs et réformistes européens) dénoncent aussi l'implication de ces 25 personnalités dans la mort de « 250 personnes, souvent tuées à proximité par des agents des forces de défense et de sécurité » lors de manifestations de l'opposition organisées depuis 2010. Et demandent à Josep Borrell de recourir au nouvel instrument de sanctions dont s'est dotée l'UE le 7 décembre 2020 pour « cibler les responsables de graves violations des droits de l'homme et de graves atteintes à ces droits partout dans le monde, quel que soit le lieu où elles sont commises et quelle que soit l'identité de ces personnes ».

Les 25 personnalités en question sont au cœur de l'appareil d'État. À commencer par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Neuf ministres guinéens, dont le ministre de la Défense Mohamed Diané, et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Albert Damatang Camara, sont également listés, ainsi que les présidents de l'Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, et le directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale, Malick Sankhon, mais aussi du nouveau porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara. En somme, tout l'édifice du système politique actuel.

Ce dernier a dénoncé un « procès d'intention » de la part des eurodéputés et émis des doutes sur leur objectivité : « En ne tendant une oreille attentive qu'aux allégations d'opposants au régime, [il] n'a donc perçu qu'un seul son de cloche, a-t-il réagi, affirmant que le président Alpha Condé a un passé politique et une éthique personnelle qui l'engagent à défendre et promouvoir les droits humains et à toujours militer pour la démocratie.

Avec le point.fr

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Feguifoot: le congrès annulé et renvoyé aux calendes grecques

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Initialement programmé pour le 14 mai, puis reporté pour le 18 du mois, le congrès électif de la Fédération Guinéenne de Football n’aura finalement pas lieu, du moins pour aujourd’hui encore.

Il a été tout simplement annulé à la dernière minute et renvoyé aux calendes grecques par les membres statutaires, qui ont décidé de s'en tenir à la lettre d’hier lundi 17 mai de la FIFA.

Lettre dans laquelle la fédération internationale de football association demande à la commission électorale de surseoir à ce congrès électif, en raison de plusieurs violations des statuts de la FEGUIFOOT en relation avec le processus électoral en cours et compte-tenu des tensions et du climat de suspicion entourant ladite procédure.

Par Guinee28

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Décès de Mariame Kandé à Kankan: le chef de la maternité et la sage-femme suspendus

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L’indignation sur la mort de Mariame Kandé, jeune femme en grossesse décédée dimanche dernier à l’hôpital régional de Kankan, faute de soins nécessaires commence à porter des fruits.

Le chef de la maternité de l’hôpital ainsi que la sage-femme ont été suspendus par les autorités sanitaires, selon un communiqué du gouvernement.

« A la suite des explications données, par toutes les parties, les autorités sanitaires,  ont pris les décisions,  ci-après : une note de suspension du chef de la maternité et de la sage-femme de leurs fonctions,  Dr Mamadi Souaré et Madame Fatou Camara, respectivement. Et la mise à disposition des personnes incriminées à la police pour des fins d’enquête.  Le Gouvernement,  suivra de près l’évolution de l’instruction en cours de cette affaire dramatique. »

Ci-dessous l’intégralité du communiqué :

Le Gouvernement,  informé du décès d’une patiente, madame Kandé Mariame, dans des circonstances jugées contraires à l’éthique médicale et au sacro-saint serment d’Hippocrate a diligenté une enquête pour éclairer l’opinion publique. Le Chef de l’État,  son Excellence Professeur Alpha Condé, le Premier ministre ainsi que le Gouvernement,  présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille éplorée, lui expriment leur solidarité et s’engagent à ce que la vérité soit établie et que justice soit aussi rendue. Les investigations menées ont établi les faits suivants : Madame Kandé Mariame , âgée de 30 ans, a été admise à la maternité de l’hôpital régional de Kankan,  le 13 mai .  Elle souffrait de ces maux : Aménorrhée de deux mois, douleur pelvienne, perte liquidienne.

Le diagnostic,  a révélé : une grossesse de 12 semaines avec menace d’avortement, selon le résultat de l’échographie du 15 mai, montrant un fœtus non viable.

Le dossier,  fait état d’un suivi médical et paramédical de 3 jours.

Le 16 mai, à 4h du matin, Madame Kandé Mariame est malheureusement décédée, par suite de complications.

Suite à ce décès, le Directeur Régional de la santé par intérim, a convoqué une réunion d’urgence à l’hôpital régional le 17 mai. La réunion,  a regroupé toutes les parties prenantes, afin de reconstituer les faits pour la manifestation de la vérité. Après avoir écouté, la sage-femme, le médecin chef de la maternité et le représentant de la famille,  il a été établi les faits qui suivent : – La sage-femme, aurait demandé la somme de 700.000 gnf à la famille de la patiente, au titre de la prise en charge, mais qui n’a pas été acquittée.

– Le médecin chef, informé de la situation,  a rassuré la famille qu’elle n’avait pas à payer les soins sollicités.

-Une négligence dans le suivi médical de la patiente le 15 mai, correspondant au jour de garde de Madame Fatou Camara, sage-femme, de son état.

– La famille soutient que la  négligence coupable n’est imputable qu’au défaut de payement pour la prise en charge.

A la suite des explications données, par toutes les parties, les autorités sanitaires,  ont pris les décisions,  ci-après :

– une note de suspension du chef de la maternité et de la sage-femme de leurs fonctions,  Dr Mamadi Souaré et Madame Fatou Camara, respectivement.

– La mise à disposition des personnes incriminées à la police pour des fins d’enquête. Le Gouvernement,  suivra de près l’évolution de l’instruction en cours de cette affaire dramatique.

C’est le moment de rappeler à l’intention de tous, la volonté et la détermination inébranlables du Chef de l’État,  son Excellence Professeur Alpha Condé et de son équipe gouvernementale dirigée par Dr Ibrahima Kassory Fofana,  à ne pas faire de concessions ni tolérer la complaisance pour tous les manquements et les fautes professionnelles dans le service public,  en particulier, ceux dont dépendent la vie et la santé des populations.

Tibou Kamara,

Ministre d’État,  Conseiller Spécial du Président de la République,  Ministre de l’Industrie et des PME,  Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry,  le mardi 18 mai 2021.

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