Une opération « remarquable » ayant impliqué « une bonne préparation et beaucoup de bons soldats » : peu après avoir confirmé des frappes américaines sur Caracas, Donald Trump s’était exprimé en ces termes auprès du New York Times. Le président américain annonçait dans la foulée que Nicolas Maduro avait été « capturé et exfiltré ». Le président vénézuélien est désormais inculpé devant une juridiction de New York.
La Russie « exhorte » les États-Unis à libérer Maduro
Moscou a « exhorté » les États-Unis à libérer le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse. « Nous exhortons les autorités américaines à reconsidérer cette position et à libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Les compagnies américaines interdites de survoler les Caraïbes
Les compagnies américaines désert le ciel au-dessus des Caraïbes. Le régulateur américain de l’aviation (FAA) a « interdit » d’opérer dans cet espace aérien, évoquant les dangers liés à l’activité militaire.
La FAA a émis « une interdiction » de vol au-dessus de plusieurs destinations dans la région « en raison des risques sécuritaires (…) liés à l’activité militaire en cours ».
Migrants, accusations de narcotrafic… les principaux contentieux entre les États-Unis et le Venezuela
Régularité des élections, embargo pétrolier, narcotrafic ou migrants… les États-Unis et le Venezuela ont depuis 2013 de nombreux contentieux. Découvrez dans cet article un rappel des principaux.
Pékin « profondément choqué » par les frappes américaines
Pékin s’est dit « profondément choqué » par les frappes militaires américaines et la capture de Nicolas Maduro, dénonçant un « comportement hégémonique » des États-Unis.
« La Chine est profondément choquée et condamne fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le chef de l’ONU s’inquiète du « respect du droit international »
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a également réagi, en s’inquiétant « que le droit international n’ait pas été respecté ».
L’opération américaine constitue un « dangereux précédent », selon Antonio Guterres, cité par son porte-parole dans un communiqué. Le secrétaire général de l’ONU appelle « tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l’Homme et de l’État de droit ».
Maduro et sa femme sont « à bord d’un navire » en direction de New York
Nicolas Maduro et son épouse vont être conduits à New York, a déclaré Donald Trump dans une interview à Fox News.
« Ils seront amenés à New York. Ils ont été inculpés à New York », a rappelé le président américain, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour « narcoterrorisme ». « Ils sont à bord d’un navire mais ils se dirigent vers New York », a précisé Donald Trump.
« Aucune solution politique durable ne peut être imposée de l’extérieur », assure Paris
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est exprimé au sujet du Venezuela. « La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir », écrit le Ministre sur le réseau social X.
« L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international », souligne aussi Jean-Noël Barrot.
Avec AFP


