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Société & Faits Divers

Suspension d’un nouveau journaliste par la HAC

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Quelques semaines après la suspension pour trois mois de Moussa Tatakourou Diawara, journaliste à mosaiqueguinee et la mise en demeure de ce site pour publication d’une photo nue des deux homosexuels, André Gaston MOREL du journal le ‘’Patriarche’’ a été suspendu pour 3 mois aussi et son journal mise en demeure.

Voici l’intégralité de la décision de la HAC (haute autorité de la communication)

DÉCISION

N° 026/SC/P/HAC du 10 Novembre 2015
Relative à la mise en demeure du journal le ‘’Patriarche’’ et la suspension pour trois mois du journaliste André Gaston MOREL, Directeur de publication.

Vu la loi fondamentale en ses articles 7 et 125 ;
Vu la loi organique L2010/002/ CNT du 22 juin 2010 portant sur la liberté de la presse ;
Vu la loi organique L2010/003/CNT du 23 juin 2010 portant attributions, organisation, composition et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication ;
Vu le décret n° 034/PRG/SGG du 10 mars 2015 portant confirmation de l’élection de la Présidente de la Haute Autorité de la Communication et nomination des membres de cette Institution ;
Vu l’article incriminé, intitulé :’’ L’ethnocentrisme exacerbé : La Maison de la Presse assise sur une bombe’’ et paru dans la livraison N° 073 du Mardi 27 Octobre 2015, dans les colonnes du journal le ‘’PATRIARCHE’’, sous la plume de Monsieur André Gaston MOREL, également Directeur de publication dudit journal ;
Vu l’aliéna 2 de l’Article 1er et l’article 111, de la loi organique L2010/002/ CNT du 22 juin 2010 ; portant Liberté de la Presse ;
Attendu que l’auteur écrit entre autres, ceci :’’ …ce Diallo qui favorise l’ethnie peuhle
parce qu’il est issu de cette communauté…il est rappelé que c’est une coutume pour lui de donner la chance rien qu’à ses parents, à rappeler également que Alpha DIALLO n’aime pas voir d’autres ethnies à la Maison commune des journalistes, sinon que peuhle……..’’ ;
Attendu que lors de son audition par la Haute Autorité de la Communication le jeudi, 5 Novembre 2015, Monsieur André Gaston MOREL, n’a pu apporter la moindre preuve de ses allégations ;
Attendu que Monsieur André Gaston MOREL avait à disposition d’autres voies de recours que celles d’étaler des propos à caractère ethniques dans les colonnes d’un journal ;
Attendu que la Haute Autorité de la Communication selon les articles 2 et 4 de la Loi Organique L/2010/003/CNT du 22 Juin 2010 veille entre autre, au respect de l’éthique et de la déontologie ;
Attendu que l’article 4 de la Constitution stipule, citation : ‘’ La loi punit quiconque par un acte de discrimination raciale, ethnique, religieuse, par un acte de propagande régionaliste ou tout autre acte portant atteinte à l’unité nationale, à la sécurité de l’Etat, à l’intégrité du territoire de la République ou au fonctionnement démocratique des institutions’’ fin de citation ;
Attendu que Monsieur André Gaston MOREL a délibérément violé l’article 4 de la Constitution et les articles16 et 111 de la Loi L/2010/002/ CNT du 22 juin 2010, portant Liberté de la Presse ;
Attendu que, eu égard à ce qui précède, la Haute Autorité de la Communication, conformément à la loi, se doit de prendre les mesures appropriées à l’encontre de l’auteur de l’article incriminé ;
Et après en avoir délibéré en session extraordinaire du Jeudi, 5 Novembre 2015, et ce, conformément à la loi ;

Par ces motifs

Déclare que Monsieur André Gaston MOREL a enfreint :
1- les dispositions de la Constitution dans son préambule et en ses articles 4, et 23,
2- Les dispositions de la Loi L/2010/002/ CNT du 22 juin 2010 portant sur la liberté de la presse, notamment les articles 16 et 111,
3- et violé les règles d’éthique et de déontologie en vigueur;
En conséquence, la Haute Autorité de la Communication:

1- Déclare la suspension de Monsieur André Gaston Morel, directeur de publication du Journal le ‘’PATRIARCHE’’ pour une durée de trois (3) mois et ce, dans toutes les entreprises de presse écrite et audiovisuelle exerçant en République de Guinée.
2- Ordonne la mise en demeure du Journal le ‘’PATRIARCHE’’ pour présenter ses excuses à ses lecteurs et reconnaitre la violation des droits en vigueur.
Cette mise en demeure sera exécutée à la reprise dans la première parution du Patriarche après les trois mois de suspension.
3- La présente décision sera publiée au Journal Officiel de la République et notifiée à toutes les Associations de presse.

Délibérée lors de sa séance extraordinaire du 5 Novembre 2015, tenue à son siège à Conakry.

Ont siégé :

Mme Martine CONDE, Présidente
Madame Hawa Camille CAMARA, Membre
MM : Sékou Tidiane CAMARA, Membre
Ousmane CAMARA, Membre
Oumar Yacine BAH, Membre
Mory FOFANA, Membre
N’Fa Ousmane CAMARA, Membre
Ibrahima Sory SYLLA, Membre
Abdourahimi BAH, Membre
Joachim Baba MILLIMOUNO, Membre
Alpha Kabinet KEITA, Membre (excusé)

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A LA UNE

TPI de Dixinn : les audiences ajournées à cause d’une panne du véhicule de transport des détenus

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Depuis trois jours, aucune audience ne s’est tenue au tribunal de première instance de Dixinn, en raison d’une panne du véhicule de la maison centrale chargé de transporter les détenus.   

« Toutes les audiences sont reportées », a annoncé ce jeudi à la presse le procureur Daouda Diomandé, expliquant que le véhicule de la maison centrale qui doit transporter les détenus est tombé en panne.

Poursuivant, il a précisé qu’à cause de ce problème, il n’y a pas eu d’audience depuis avant-hier mardi.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Kaloum : la circulation de moto-taxi interdite dès ce jeudi

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A partir de ce jeudi 06 mai, aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum. La décision a été prise ce mercredi par la direction générale de la police nationale.

« Dès ce jeudi 6 mai aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum », a annoncé à la presse le directeur adjoint de la communication du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, le Lieutenant-Colonel Mory Kaba.

Lisez son communiqué :

« La direction générale de la police nationale a constaté avec regret la circulation et la prolifération intempestive des motos-taxis et tricycles dans la commune de Kaloum.

Cet état de fait contraire aux dispositions de l’arrêté du ministère des Transports en date du 29 août 2016, portant réglementation du transport par moto-taxi en République de Guinée, ne saurait être respecté pour quelques raisons que ce soit.

Par ailleurs, la direction générale de la police nationale invite les conducteurs de moto-taxis en général au respect des dispositions des articles 5, 7 et 13 dudit arrêté relatif à : l’immatriculation des motos taxis en fond noir et écriture blanche, la délivrance de la carte d’autorisation de transport pour tout conducteur de moto-taxi, la détention obligatoire d’un permis de conduire de la catégorie A1 ou A par tout conducteur de moto-taxi âgé d’au moins 18 ans.

A cet effet, la direction générale de la police nationale invite les conducteurs de moto et tout autre acteur impliqué dans la gestion de moto-taxis et tricycles au respect strict des présentes dispositions dont l’application ne souffrira désormais d’aucune entrave. Les contrevenants verront leurs motos confisquées et gardées en fourrière jusqu’à nouvel ordre.

En conséquence, elle instruit la direction centrale de la police routière à l’application correcte sans aucune défaillance des présentes instructions dans le respect des droits et dignité humaine. Dès ce jeudi 6 mai aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum ».

Guinee28

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A LA UNE

« Les survivants, ce sont les chanceux » : un migrant Guinéen raconte le calvaire de la traversée du désert en Algérie

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 « Ceux qui meurent, ce sont ceux qui n'ont pas la chance, les survivants, ce sont les chanceux. » À l'âge de 15 ans, Aboubacar, désormais réfugié en France, a fui la Guinée. Dans son exil, il a dû traverser le désert algérien pour rejoindre la Libye. Une traversée interminable dont il sera l'un des seuls survivants.  Il raconte à InfoMigrants l'une des étapes les plus difficiles de son exil. Témoignage.(Photo d'archive)

"J'avais entendu tellement d'histoires de personnes qui se faisaient arnaquer et abandonner par les passeurs en voulant traverser le désert jusqu'en Libye que je ne faisais confiance à personne. J'ai dit à un passeur : 'Tu m'emmènes en Libye, je te paye après, je ne te paye pas avant parce que je sais que beaucoup de gens n'arrivent pas à destination'. Il a accepté. Je suis donc parti d'Algérie pour rejoindre la Libye à travers le désert en octobre 2015.

"Au lieu d'une journée, on est resté deux semaines dans ce désert"

On était environ 90 personnes à partir, réparties dans cinq ou six véhicules. Les passeurs nous avaient dit : 'Pour arriver à la frontière avec la Libye, c'est une journée de traversée. On va arriver ce soir ou demain matin au plus tard'. On nous avait simplement dit de prendre beaucoup d'eau. On avait des biscuits aussi. Mais au lieu d'une journée, on est resté deux semaines dans ce désert. Les passeurs ne disent pas la vérité. De toute façon, il n'y a pas de vérité sur ce chemin.

La journée, on roulait. Et quand la nuit tombait, ils [les passeurs, ndlr] nous cachaient et partaient. Ils revenaient nous chercher le lendemain à 6h du matin. Ça a duré comme ça pendant deux semaines. Sur les 90 personnes, on était environ 60 à ne pas avoir payé d'avance. C'est pour ça qu'ils revenaient nous chercher. S'ils avaient déjà eu leur argent, ils nous auraient abandonnés.

On ne sait pas combien de kilomètres on a fait, des milliers, c'est sûr. Je pense que les passeurs eux non plus ne savent pas, ils ne connaissent pas les distances.

"La nuit, quand on avait trop froid, on brûlait les habits des uns et des autres"

Au bout de deux semaines, un matin, ils ne sont pas venus nous chercher. Peu avant, on leur avait payé la moitié de la traversée c'est-à-dire 6 000 dinars [un peu moins de 40 euros, ndlr]. On s'est alors dispersés car certains voulaient continuer, d'autres non. Moi je voulais continuer à pied. On nous a dit : 'Il ne faut jamais marcher à plus de 15 personnes, pour ne pas se faire repérer', donc on est partis à 15.

On a marché pendant cinq jours : on marchait le matin jusqu'à 11h puis on se reposait. On a croisé un petit village où on a pu prendre de l'eau et on a continué. Je n'avais qu'un petit sac dans lequel je pouvais transporter deux bouteilles d'eau. On n'avait rien à manger. Dans le désert, il fait hyper chaud la journée et hyper froid la nuit. Quand on avait trop froid, on brûlait les habits des uns et des autres pour se réchauffer. J'ai brûlé une veste et un pantalon à moi.

"Dans le désert, quand tu tombes, on te laisse"

Puis les gens ont commencé à tomber. Je ne peux pas dire pour quelle raison : la famine, la fatigue, la fièvre… Dans le désert, quand tu tombes, on te laisse. Parfois, le matin, certains nous disaient qu'ils n'arrivaient plus à se lever, ils nous disaient de continuer le chemin sans eux. Et tu ne peux rien faire pour les aider. Je savais que si ça m'arrivait à moi aussi, ils allaient me laisser. C'est triste de voir quelqu'un tomber comme ça, sans aucune aide. Je fais des cauchemars par rapport à ça.

Je ne sais pas qui ils étaient, ceux qui sont morts. Ils avaient environ 18 / 19 ans, d'autres avaient 20 ans. Ils étaient Guinéens, Ivoiriens, d'un peu partout, mais je ne sais rien sur eux car on ne se parlait pas trop. Dans le désert, il ne faut pas perdre de l'énergie, il ne faut pas trop parler. Et puis il n'y a pas d'humanité dans le désert.

Le dernier jour, on était plus que deux survivants sur 15. Je ne discutais pas avec l'autre homme, on était trop épuisés et inquiets. On cherchait une ville où on pouvait s'arrêter pour avoir au moins quelque chose à manger. Des passeurs nous ont finalement arrêtés en Libye, ils nous ont frappés avant de nous envoyer en prison mais, au moins, on a eu un petit bout de pain et de l'eau.

Je ne sais pas pourquoi moi j'ai survécu alors que 13 autres sont morts. Ceux qui meurent, ce sont ceux qui n'ont pas la chance, les survivants, ce sont les chanceux, c'est tout."

Après une succession de "galères", et deux années en Allemagne en tant que mineur, Aboubacar,  aujourd’hui âgé de 20 ans, vit à Marseille où il fait un CAP d'électricien. Il ne pense désormais qu'à s'intégrer en France et à fonder son entreprise. Sur son temps libre, il est vice-président d'une association qui vient en aide aux demandeurs d'asile. Une vie simple et tournée vers les autres, aux antipodes de ce qu'il a connu ces cinq dernières années.

 

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