À l’approche des scrutins communaux et législatifs du 24 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a fixé les conditions financières de participation. Par la décision D/2025/010/MATD/DGE, signée le 9 mars par la Directrice générale Djénabou Touré, l’organe de gestion électorale a arrêté le montant des cautions et les plafonds des dépenses de campagne, posant ainsi les garde-fous de la compétition à venir.
Pour solliciter le suffrage des électeurs, les prétendants devront d’abord s’acquitter de cautions substantielles, à verser au Trésor public au plus tard cinquante-cinq jours avant le scrutin. Chaque liste candidate aux élections communales devra mobiliser 35 millions de francs guinéens. L’enjeu financier grimpe pour les législatives : il faudra débourser 100 millions GNF pour une candidature uninominale ou plurinominale, et jusqu’à 300 millions GNF pour briguer un siège sur la liste nationale.

Au-delà de l’accès au scrutin, la DGE encadre rigoureusement le déploiement des moyens de propagande. Le plafonnement des dépenses est désormais la règle : 7 milliards de francs guinéens pour les communales et 12 milliards pour les législatives, toutes catégories confondues. Afin de garantir la transparence de ces flux financiers, la décision impose à chaque candidat ou liste l’ouverture d’un compte de campagne dédié dans une banque agréée. Ce dispositif, dont le non-respect expose aux sanctions prévues par le Code électoral, vise à tracer l’origine des fonds et à s’assurer qu’aucune dérive budgétaire ne vienne fausser l’équité du processus démocratique.
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Par Mariam Bâ

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