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Afrique

Rejeté à Niamey, voici ce que l’opposition nigérienne reproche à Bakary Fofana

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Pas d’honneur pour Bakary Fofana au Niger. Le président de la Commission électorale nationale indépendante de Guinée (CENI) désigné comme « expert électoral » par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) pour les élections de 2016 au Niger a été rejeté par l’opposition nigérienne.

Dans un communiqué signé par Seïni Oumarou, le chef de file de l’opposition et lu sur des radios et télévisions locales, l’opposition « désapprouve et condamne le choix » de Bakary Fofana, qui « n’a pas pu organiser des élections apaisées en Guinée ».

En Guinée, les derniers scrutins « se sont caractérisés par des manipulations grossières » avec « le blocage des élections locales » et « des manifestations meurtrières de protestations », dénonce le communiqué.

Le Niger a « besoin d’une expertise » pour tenir des élections « transparentes justes et apaisées », mais elle doit « inspirer la confiance de toutes les partis prenantes », soutien le communiqué.

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Au Tchad, l’opération contre les rebelles est « finie », affirme l’armée

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L’armée tchadienne a affirmé dimanche 9 mai que l’opération contre les rebelles qui mènent depuis un mois une offensive était « finie ». Les combats ont débuté le 11 avril, jour de l’élection présidentielle au cours de laquelle Idriss Déby Itno avait été réélu pour la sixième fois consécutive. C’est lors de combats entre l’armée et le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) que le maréchal Déby, monté au front, a été tué.

« La guerre est arrivée et nous avons pu maîtriser la situation (…). Nous avons nettoyé les lieux et il n’y a plus rien maintenant. La situation est revenue à la normale, a déclaré le chef d’état-major des armées, Abakar Abdelkérim Daoud. Tout est fini, le territoire national est sécurisé. »

Plusieurs centaines de véhicules et blindés de l’armée tchadienne ont regagné dimanche la capitale tchadienne N’Djamena pour célébrer la fin des opérations dans l’ouest du pays, a constaté un journaliste de l’AFP. L’armée tchadienne a présenté à la presse 156 prisonniers du FACT, ainsi que de nombreux véhicules saisis.

Création en 2016 dans le sud de la Libye

« Je demande aux autorités de respecter leurs droits de prisonniers de guerre [et à] ceux qui sont encore en rébellion en dehors du pays de rejoindre la légalité pour que, ensemble, ils contribuent à bâtir un pays de droit et démocratique », a déclaré Béchir Mahadi, chef des opérations militaires du FACT, les cheveux longs et hirsutes.

Depuis le début de l’offensive, l’armée a assuré avoir tué « plusieurs centaines » de rebelles du FACT. Jeudi, le nouveau ministre de la défense a affirmé que la rébellion était en « débandade ».

Basés depuis sa création en 2016 dans le sud de la Libye, le FACT et ses colonnes de pick-up sont d’abord descendus à partir du 11 avril vers le sud en franchissant la frontière Libye-Tchad, puis sont passés par le Niger, avant de revenir au Tchad dans le Kanem.

Après l’annonce de la mort du président Déby, son fils Mahamat a pris les rênes du pays à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT). Entouré de quatorze généraux, tous fidèles à son père, il concentre presque tous les pouvoirs. Le nouvel homme fort du pays a promis des élections « libres et démocratiques » d’ici à dix-huit mois, période qu’il peut proroger une fois.

Le monde avec AFP

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A LA UNE

Retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire: les ultimes tractations?

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Il y a un mois, la chambre d'appel de la Cour pénale internationale confirmait l’acquittement de Laurent Gbagbo, qui vit depuis deux ans en Belgique. Depuis cette décision, les tractations pour préparer son retour en Côte d’Ivoire sont lancées et se sont accélérées en fin de semaine dernière. Six proches de l'ex-chef d'État sont revenus au pays, dont sa sœur cadette et son porte-parole, qui étaient en exil depuis dix ans au Ghana.

L’annonce a été faite à l’issue d’un Conseil des ministres qui réunissait le nouveau gouvernement formé par les autorités ivoiriennes. C’est le président en personne, Alassane Ouattara, qui a affirmé que Laurent Gbagbo pourrait bientôt rentrer en Côte d’Ivoire, avec l’assurance de bénéficier du statut d’ancien chef de l’État. « Quant à Laurent Gbagbo et à Charles Blé Goudé, ils sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent, a déclaré Alassane Ouattara, le mercredi 7 avril 2021. Les frais de voyage de Monsieur Laurent Gbagbo ainsi que ceux des membres de sa famille seront pris en charge par l’État de Côte d’Ivoire », a-t-il poursuivi. Les dispositions seront également prises pour que Monsieur Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République de Côte d’Ivoire. »

En décembre 2020, un obstacle administratif avait déjà été levé, puisque Laurent Gbagbo a pu se faire établir deux passeports (un diplomatique et un ordinaire) qui lui permettent de voyager. Mais il reste encore quelques détails administratifs à régler.

D’abord, le greffe de la Cour pénale internationale devait transmettre aux autorités ivoiriennes les documents attestant de son statut d’homme acquitté. Ensuite, il y a toute une discussion menée entre les responsables de son parti mandatés pour organiser son retour et les autorités. Les discussions étaient jusque-là menées par l’ancien Premier ministre, Hamed Bakayoko, mais il est décédé le 10 mars dernier. Il fallait donc trouver un autre interlocuteur. C’est désormais son successeur à la primature, Patrick Achi, qui prend le relais. Deux rencontres ont eu lieu ces derniers jours. Elles portent notamment sur l’encadrement sécuritaire de l’arrivée de l’ancien président ivoirien.

Réconcilier les Ivoiriens et réunifier le parti : les défis de Laurent Gbagbo après son retour

« L’objectif, c’est de réussir l’organisation du retour du président Laurent Gbagbo, au plan sécuritaire, bien entendu, avec les autorités ivoiriennes qui en ont la charge, explique Franck Anderson Kouassi, porte-parole du Front populaire ivoirien, branche « Gbagbo ou rien ». Et puis, poursuit-il, il y a la mobilisation en Côte d’Ivoire : « Il s’agit de canaliser les gens. Le président Laurent Gbagbo est attendu par tous les Ivoiriens pour le rôle qu’il compte jouer dans la réconciliation nationale et le rassemblement des Ivoiriens. Et donc, par rapport à cela, il faut prendre un certain nombre de dispositions pour contenir ce monde-là, tant au niveau d’Abidjan que ceux qui viendront de l’intérieur du pays. »

Deux défis attendent ensuite l’ancien président ivoirien. Laurent Gbagbo veut promouvoir la réconciliation nationale. Son retour marquera sans doute une nouvelle phase de jeux d’alliances au sein de la classe politique ivoirienne.

Mais avant cela, il devra d’abord réunifier son parti, qui s’est divisé en son absence. « Il va falloir concilier les deux positions, mais je pense que les choses devraient aller très vite, puisque Pascal Affi N’Guessan a toujours affirmé que si Laurent Gbagbo revenait, et qu’il voulait reprendre la tête du Front populaire ivoirien, il ne s’y opposerait pas », observe le politologue Geoffroy Justin Kouao. Monsieur Affi N’Guessan n’a pas de marge de manœuvre, ajoute-t-il : « Il est dans une position de faiblesse. Il n’arrive pas à ratisser large et les dernières élections législatives le montrent bien : le FPI, conduit par Pascal Affi N’Guessan, n’a obtenu que deux sièges. À l’inverse, EDS, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, a obtenu près d’une vingtaine de sièges. Et donc politiquement, il y a un déséquilibre en défaveur de M. Affi N’Guessan, qui doit donc en tenir compte », conclut le directeur du think tank Institut des Libertés.

En attendant, les discussions pour affiner les modalités pratiques et la date du retour de Laurent Gbagbo se poursuivent.

RFI

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A LA UNE

Plusieurs morts dans une manifestation contre la junte militaire au Tchad

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Une semaine après la mort du président Idriss Déby, l’opposition au Tchad a appelé à des manifestations mardi, au lendemain de la nomination par la junte d’Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre. Au moins deux personnes sont décédées, lors de rassemblements sporadiques, interdits par les militaires au pouvoir.

Journée sous haute tension au Tchad. Une semaine après la mort du président Idriss Deby, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, mardi 27 avril, dans la capitale N'Djamena, brûlant parfois quelques pneus, avant d'être rapidement dispersées depuis le début de la matinée.

Ils ont répondu aux appels de plusieurs partis de l'opposition et d'organisations de la société civile contre la prise de pouvoir par un Conseil militaire de transition (CMT) dirigé par le fils de feu le Maréchal Déby, Mahamat Idriss Déby, et composé de 14 autres généraux fidèles à son père. Les autorités avaient interdit lundi ces rassemblements.

Une femme a été tuée à N'Djamena par des manifestants, a affirmé à l'AFP le procureur de la République, alors que la police disperse des rassemblements de l'opposition contre la junte. "Les manifestants ont attaqué un bus dans le quartier de Dembé, certains passagers ont fui mais une dame est restée et a été tuée par les manifestants", a assuré à l'AFP par téléphone le procureur de N'Djamena Youssouf Tom.

Dans le sud du Tchad, un homme de 21 ans a également trouvé la mort dans une manifestation, a annoncé à l'AFP le procureur local. "Il y a eu un mort à Moundou, décédé ce matin dans les manifestations, nous n'avons pas encore les circonstances exactes du décès, c'est un jeune de 21 ans", a annoncé par téléphone à l'AFP Ali Kolla Brahim, le procureur de la République de la deuxième ville du Tchad, Moundou, à quelque 400 km au sud de N'Djamena.

Des heurts à N'Djaména, sous haute tension

Ce mardi "est le premier test dans ce bras de fer entre la société civile, les mouvements d’opposition et le nouvel homme fort du régime, Mahamat Idriss Déby", explique l’envoyé spécial de France 24 à N’Djaména, Cyril Payen. "Certains syndicats, mouvements d’opposition et de la société civile ont commencé à se rassembler dès 5 heures du matin, avec des échauffourées déjà en cours."

La police tchadienne a dispersé mardi à coups de gaz lacrymogène quelques manifestations sporadiques de dizaines de personnes. Dans les quartiers du 7e et du 9e arrondissements de N'Djamena, dans l'est de la capitale, quelques dizaines de manifestants brûlaient des pneus sur des axes secondaires. Les forces de l'ordre, déployées massivement à N'Djamena, les dispersaient au moindre début de rassemblement.

"On en a marre, marre, marre de la dynastie monarchique au Tchad", a déclaré à l'AFP Sarah. Derrière elle, des jeunes arrivaient en courant et criaient "police, police". A l'approche d'un pick-up des forces de sécurité, la vingtaine de manifestants partaient en courant.

En début de matinée, des traces noires de pneus brûlés jonchaient le goudron pendant que d'autres brûlaient encore, les détonations de grenades de gaz lacrymogène résonnaient ça et là.

Rassemblements interdits

Ces rassemblements ont été interdits lundi par le CMT, car "susceptibles d'occasionner des troubles à l'ordre public". "Toutes les marches ou manifestations, quelles que soient leurs dénominations, n'ayant pas eu un accord préalable et susceptibles d'occasionner des troubles à l'ordre public, sont strictement interdites sur l'ensemble du territoire national", selon le décret signé par Souleyman Abakar Adoum, du CMT.

Plusieurs partis politiques et des associations de la société civile ont appelé à des manifestations mardi. La convention tchadienne des droits de l'homme a demandé lundi à ses militants "épris de paix et de justice à sortir massivement" contre le CMT, "un organe illégal et illégitime adoubé par la France qui pense imposer aux Tchadiens une nouvelle dictature militaire".

Mahamat Idriss Déby a promis des "élections libres et démocratiques" dans 18 mois. Général de corps d'armée âgé de 37 ans, il est également "le chef suprême des Armées" et préside outre le CMT, "le conseil des ministres, les conseils et comités supérieurs de défense nationale", selon cette charte de transition.

Dès la prise de pouvoir par le CMT, l'opposition et la société civile avaient appelé à "une transition dirigée par les civils".

Source : France 24 avec AFP   

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