Préfets, sous-préfets et gouverneur par intérim de Siguiri ne sont plus seulement suspendus, ils sont officiellement radiés. Ils sont accusés d’avoir encouragé la destruction massive des sols et des cours d’eau au profit de l’or clandestin. Une purge administrative inédite doublée d’une mise sous tutelle militaire de la région.
Le président Mamadi Doumbouya a prononcé à la radiation de la fonction publique de 22 administrateurs territoriaux en poste dans la région de Siguiri, selon un décret lu ce mardi 3 novembre 2026 à la télévision nationale. Cette mesure disciplinaire suprême fait suite à des sanctions conservatoires et à l’annonce faite lundi soir par le porte-parole de l’armée réaffirmant l’interdiction totale de l’exploitation anarchique de l’or dans la zone, appuyée par le déploiement permanent des forces armées.

Cette décision sanctionne des faits « avérés » de promotion et de facilitation de l’orpaillage clandestin sous ses formes artisanale et semi-artisanale.
Les autorités concernées sont directement accusées d’avoir encouragé et protégé des pratiques extractives illégales ayant provoqué des dégâts environnementaux majeurs : destruction massive de terres cultivables, pollution et dégradation des cours d’eau, et atteintes graves à la faune, à la flore et aux ressources halieutiques locales.
La mesure de radiation frappe l’ensemble des hauts responsables de la hiérarchie locale, civils comme militaires.
Il s’agit du colonel Fayimba Mara, préfet de Siguiri (Matricule : 17 493 G), du capitaine de police Mohamed Lamine Koita, préfet par intérim de Kintinian (Matricule : 279 756 F), du capitaine de police Sory Camara, préfet par intérim de Siguirini (Matricule : 279 662 L), du sous-lieutenant Ibrahima 2 Camara, préfet par intérim de Doko (Matricule : 30 441 AG), et d’Aliou Camara, préfet par intérim de Djalakoro (Matricule : 246 503 L).
La sanction vise également dix-sept sous-préfets et cadres locaux : Mamy Camara (Maléa, Mat. 320 270 J), le commandant Fodé Isaac Camara (Niagassola, Mat. 20 124 AG), Naman Kourouma (Kiniébakoura, Mat. 214 129 V), le lieutenant-colonel Pépé Doualamou (Bankon, Mat. 17 053 AG), Abou Kanté (Norassoba, Mat. 237 442 C), Amadou Cissé (Niandankoro, Mat. 306 138 P), Djanko Camara (Nounkounkan, Mat. 333 981 G), le lieutenant Moussa Oularé (Franwalia, Mat. 24 394 AG), Lansana Abdoulaye Kourouma (Didi, Mat. 249 853 X), le sous-lieutenant Roger Lamah (Kourémali, Mat. 28 649 GN), Lancei Kourouma (Tomba Kansa, Mat. 237 399 N), Baba Sidibé (Tomboni, Mat. 271 532 T), le lieutenant-colonel Moussa Diakité (Fidako, Mat. 19 519 AG), Morlaye Soumah (Djomabana, Mat. 240 927 Y), Djiba Condé (Nianyanda, Mat. 244 222 K), le sous-lieutenant Almamy Konaté (Koumandjanbougou, Mat. 301 788 F) et le lieutenant-colonel Richard Yaradouno (Naboun, Mat. 16 521 AG).
Pour garantir l’application immédiate et l’exécution intégrale de cet acte présidentiel, le décret implique l’action conjointe de plusieurs départements ministériels : l’Administration du territoire et de la Décentralisation, la Défense nationale, la Sécurité et la Protection civile, la Justice et les Droits de l’Homme, l’Emploi, le Travail et la Protection sociale, ainsi que la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique.
Par Guinee28

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