A la barre ce mardi 20 décembre 2022, Moussa Dadis Camara continue de nier son implication dans le massacre du 28 septembre 2009.
Pour sa 4ème comparution, l’ancien chef de la junte a accusé son ancien chef d’état-major, le général Sékouba Konaté, de trahison.
« Je fus, en toute sincérité, trahi par mon homme de confiance, Sékouba Konaté. J’ai partagé le pouvoir avec lui. Je ne faisais rien sans lui », a-t-il déclaré répondant à une question d’un avocat des parties civiles.
« Même les organisations de Boulbinet, de Coronthie dont on parlait, c’est Sékouba et ses amis qui organisaient ça. Pourquoi ? Il fallait donner une mauvaise idée aux leaders politiques. Mais dans son jeu, il était en connivence avec le Pr Alpha Condé. Même dans le PV, certains ont eu à dire que « Dadis ou rien ». C’était une forme que les leaders politiques et la société civile puissent me faire la guerre », a-t-il poursuivi.
« J’ai été trahi par Sékouba Konaté, parce que Sékouba Konaté a fait savoir à certains militants et certains leaders que Dadis veut aller aux élections. La preuve, il est parti à Fria avec le Colonel Tiégboro pour un soi-disant préparatif de campagne. Alors, ce que les leaders politiques ne comprenant pas qu’il était de mèche avec Alpha Condé. Les autres se sont embobinés pour dire : Dadis veut rester au pouvoir », a-t-il soutenu.
Il faut rappeler qu’après l’attaque perpétrée contre Moussa Dadis Camara par son aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, c’est le général Sékouba Konaté qui lui a succédé à la tête du pays, jusqu’à l’élection, en 2010, d’Alpha Condé.
Par Mariam Bâ