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Massacre du 28 septembre : plusieurs ONG dénoncent le manque de volonté du gouvernement à tenir un procès

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Aujourd’hui, cela fait onze ans jour pour jour que plus de 150 guinéens ont été massacrés au stade du 28 septembre, par la junte militaire d’alors dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara.  A l’occasion de ce triste anniversaire, six organisations ont dénoncé le manque de volonté des autorités guinéennes à ouvrir un procès sur ce dossier.  

Il s’agit de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), Les Mêmes Droits Pour Tous (MDT), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International et Human Rights Watch.

Ces organisations ont indiqué qu’elles sont de plus en plus préoccupées par le manque de volonté affiché à organiser ce procès en Guinée.

« A cet égard, le fait que le gouvernement actuel ait commis de nombreuses violations des droits humains pourrait entraver sa volonté d’organiser un procès contre des auteurs de crimes antérieurs à son avènement au pouvoir », soutiennent-t-elles.

En effet, « ces derniers mois, les autorités guinéennes ont harcelé, intimidé et arrêté arbitrairement des membres de l’opposition et des défenseurs des droits humains, dans une atmosphère d’insécurité liée aux restrictions imposées par la pandémie de Covid-19. Cela faisait suite à la violente répression des membres et sympathisants de l’opposition à laquelle se sont livrées les forces de sécurité avant et pendant les scrutins controversés du 22 mars, le référendum constitutionnel et les élections législatives », rappelle ces ONG

« Dans un tel contexte, les six organisations craignent que les autorités actuelles retardent encore davantage la perspective de tenir un tel procès. Il est important de prendre des mesures pour protéger les témoins, les victimes et les avocats concernés par l’affaire de 2009 », ont déclaré les organisations, expliquant que la tentative d’intrusion du siège des locaux de l’AVIPA pendant les scrutins controversés du 22 mars est une illustration des risques sécuritaires encourus par les acteurs dans ce procès.

Le 28 septembre 2009, des éléments des forces armées guinéennes sous la junte du capitaine Moussa Dadis Camara, prenaient d'assaut un stade de Conakry, la capitale, où s'étaient réunis plusieurs milliers d'opposants. Près de 160 personnes ont alors été tuées dans l'attaque et 1 400 autres blessées et plus d'une centaine de femmes ont été violées.

Plus de 13 suspects ont été inculpés – et 11 d’entre eux renvoyés au procès – dont d’actuels et d’anciens responsables de haut niveau.

Parmi eux figurent Moussa Dadis Camara – actuellement en exil au Burkina Faso, l’ancien chef de la junte appelée Conseil national pour la démocratie et le développement, qui gouvernait la Guinée en septembre 2009, ainsi que son vice-président, Mamadouba Toto Camara. Certains suspects inculpés occupent toujours des postes d’influence, notamment Moussa Tiegboro Camara, qui est chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé.

Abubakar « Toumba » Diakité, l’aide de camp de Dadis Camara, a également été inculpé. Après avoir échappé à la justice pendant plus de cinq ans, il a été extradé du Sénégal vers la Guinée en mars 2017.

Quatre autres personnes inculpées sont détenues à la prison centrale de Conakry, respectivement depuis 2010, 2011, 2013 et 2015. Leur détention provisoire est illégale, vu qu’elle excède la limite maximale autorisée par la loi guinéenne : 18 à 24 mois en matière criminelle.

L’enquête menée par des juges d’instruction guinéens, ouverte en février 2010 a été  bouclée fin 2017.

En janvier dernier, le ministre de la justice avait promis que le procès sera organisé cette année.

Le budget et le lieu du procès ont été fixés. Sékou Keïta, chargé de communication au ministère de la Justice, assure à RFI que tous les obstacles matériels ont été levés et qu’il revient maintenant au procureur de Dixinn, Sidi Souleymane Ndiaye de l’organiser. Ce dernier, cité par la même source, dit régler actuellement les dernières formalités indiquées par le code de procédure pénale.

Mais la Fédération internationale des droits de l’homme, partie civile dans le procès, affirme dans un communiqué que « sans actes concrets pour qu’un procès s’ouvre d’ici la fin de l’année 2020, le Bureau de la procureure de la Cour pénale internationale (…) doit prendre les mesures nécessaires et ouvrir une enquête, en application du principe de complémentarité. »

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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Covid-19 : la Guinée reçoit le don des masques de la Belgique

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Comme nous l’annoncions précédemment, la Belgique a offert des équipements de protection individuelle à la Guinée, dans la cadre de la lutte contre le coronavirus.

Ce don de 600.000 masques chirurgicaux et 160.000 masques KN95, d’une valeur estimée à plus de 840.000 euros, a été remis aux autorités guinéennes, ce mercredi 21 avril 2021, par Delphine PERREMANS, Chargée d’Affaires de l’Ambassade du Royaume de Belgique en Guinée.

Lors de la remise, elle a déclaré que cette aide est « une manifestation supplémentaire de l’engagement de la Belgique à soutenir ses partenaires dont la Guinée, dans le combat contre un virus dont elle est également victime. »

« Dans ces moments particulièrement éprouvants, la solidarité est une valeur à défendre et à préserver », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Ibrahima Khalil KABA, s’est réjoui de l’aide et a remercié les autorités belges pour ce geste de solidarité en faveur de la Guinée, qui fait face à la Covid-19 et à l’épidémie d’Ebola.

Par I. Sylla

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Incendie à Anderlecht : après celui de Mamadou, la police découvre les corps d’Alseny Sylla et sa fille

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En plus de Mamadou Diallo, deux autres Guinéens ont péri dans l’incendie qui a ravagé le 19 avril un immeuble de la rue Heyvaert à Anderlecht, en Belgique. Il s’agit d’Alseny Sylla et sa fille de 14 ans, Fatoumata.

Leurs corps ont été découverts ce mardi par la police.

Quatre personnes, dont un enfant, sont toujours dans un état critique. Au total, 30 personnes ont été blessées dans l’incendie.

Par Guinee28

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Passeports biométriques : en France, l’enrôlement des Guinéens débute ce jeudi

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L’opération d’enrôlement pour la délivrance des passeports biométriques va débuter demain jeudi 22 avril, annonce L’ambassade de Guinée en France dans un communiqué.

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