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Mali: plus de cent morts dans un massacre dans le village peul d’Ogossagou

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Au Mali, c’est un véritable massacre qui a eu lieu, au matin de ce samedi 23 mars, dans deux villages peuls du centre du pays. Des hommes armés habillés en chasseurs traditionnels ont fait irruption dans le village d'Ogossagou. Selon des sources concordantes, plus de 100 personnes ont été tuées. Le dernier bilan fait état d'au moins 135 morts. Après Ogossagou, les assaillants sont allés dans le village de Welingara, deux kilomètres plus loin, et ont tué les habitants qu'ils ont trouvés sur place.

Cheick Harouna Sankaré est le maire d’une commune voisine du village où le massacre a eu lieu, dans le centre du Mali. Comme d’autres, bouleversé, il décrit la scène. Tôt ce samedi matin, des hommes armés débarquent dans le village d'Ogossagou, non loin de la ville de Bankass, « massacrant plusieurs dizaines de civils peuls ».

Un autre élu donne des détails. Le chef de village, Amadou Belko Bari est « tué devant sa mère » qui sera, à son tour, « exécutée ». Un chef religieux local, Bara Sékou, a également « été tué ». Dans la furie, les assaillants n’épargnent personne… ni les femmes, ni les enfants, ni les jeunes, ni les vieillards, tous de la communauté peule.

Des hommes habillés en tenues de chasseurs traditionnels

Le village a été surpris par des hommes habillés en tenues de chasseurs traditionnels, témoigne un habitant. « Dans ma famille, poursuit-il, près de vingt personnes ont été tuées, des gens brûlés, des personnes jetées dans un puits ». « J’ai vu des gens en flammes », déclare un autre témoin, dont les propos sont rapportés par une source crédible.

Et comme s’ils s’étaient bien préparés, alors qu’un groupe tuait sans discernement, un autre groupe d'assaillants habillés en chasseurs traditionnels mettait le feu aux cases. Selon des sources concordantes, le dernier bilan fait état de plus de 100 morts.

Le village a été attaqué par des chasseurs des milices armées de Dan nan Amassagou, dirigées par Youssouf Toloba. Quand ils sont arrivés dans le village, ils ont commencé à tirer sur la population civile. Ils ont découpé à coup de machette des femmes. Des femmes enceintes ont été éventrées. Un jeune du village a été présenté devant sa mère, ils l’ont assassiné devant sa mère et puis ils l’ont assassinée. Pour le moment, jusqu’à 16h, nous avons compté 115 corps trouvés. Nous sommes en train de chercher d’autres corps. Nous avons 70 cases incendiées, 80 greniers brûlés. C’est une situation très très inquiétante. L’Etat malien doit tout faire pour mettre fin à ces tueries.

Après Ogossagou, les assaillants sont allés deux kilomètres plus loin dans le village de Welingara. Quasiment tout le monde avait fui, mais les quelques personnes restées sur place, dont une femme très âgée, ont également été tuées.

Les autorités annoncent l'ouverture d'une enquête

Autres victimes de l’attaque, des jeunes peuls, ex-jihadistes ou pas, qui souhaitaient intégrer le Processus désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) et qui se trouvaient sur les lieux.

Après les événements, sur place, les civils peuls vivent la peur au ventre. Par exemple, certains habitants du quartier peul de la localité de Bankass ont demandé aux autorités locales de les aider à rejoindre le sud du pays.

Un détachement de l'armée était sur place samedi dans l'après midi. Dans un communiqué, le gouvernement condamne « un acte odieux » et s'engage à « traquer les auteurs de cette barbarie d'un autre âge ». Sur cette lancée, les autorités annoncent l'ouverture d'une enquête « pour déterminer les circonstances de ces crimes ».

Un contexte déjà très tendu

Si c’est la première fois que le bilan est si lourd, ce n’est pas la première attaque du genre dans le centre du Mali. Les dernières alertes provenaient en partie du cercle de Bankass. Plusieurs attaques d’envergure s’y sont déroulées depuis le début de l’année. La plus marquante était jusqu'ici celle du 1er janvier où 37 civils ont été tués à Kologo.

« Avant novembre, nous n’avions pas de problèmes à Bankass. L’origine du conflit, c’est la négligence », confiait un représentant des autorités locales à RFI quelques jours avant l’attaque d’Ogossagou. Avant d’ajouter « l’État nous a laissé à notre propre sort. »

Partis du cercle de Koro, le conflit s’est ensuite étendu à Bankass et à Bandiagara. Ces localités sont habitées en majorité par deux communautés : les Peuls et les Dogons. De part et d’autres, les vols, assassinats ciblés et attaques de villages s’y sont multipliés l’année dernière. Des milices communautaires sont nées. L’une d’entre elle, un groupe d’autodéfense dogon nommé Dan Amassagou annonçait le 20 mars dans un communiqué le début des patrouilles « en vue de sécuriser les populations contre les bandits armés dans la zone », car dans cette zone sont également présents des groupes jihadistes. Leur présence a attisé les tensions communautaires, comme l’écrivait la Fédération internationale des droits de l’homme dans son dernier rapport de novembre 2018.

RFI

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Le blogueur Alpha Diallo condamné pour outrage à agent

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Le président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), Alpha Diallo, a été condamné ce mardi 15 juin 21, au paiement d’une amende de 500 000 francs et d’un franc symbolique à la partie civile.

Ce bloggeur a été reconnu coupable d’outrage à agent par le TPI de Dixinn.

Par contre,  le juge l’a renvoyé à des fins de poursuite pour les faits de violences et voie de fait.

Toutefois, les avocats du prévenu qui réclament purement et simplement l’acquittement de leur client ont interjeté appel.

Alpha Diallo avait été interpellé le 02 juin dernier lors d’un contrôle de la police routière à Sonfonia, qui l’a infligé une contreventions. Devant le refus de payer, il a passé 24 heures en garde à vue au commissariat central de Sonfonia, avant d’être déféré le 03 juin devant le TPI de Dixinn.

Par Mariam Bâ

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Crise à la FEGUIFOOT : une mission conjointe FIFA-CAF attendue à Conakry

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Une mission conjointe de la Fédération international de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF) sera à Conakry du 21 au 24 juin 2021.

L’objectif est d’enquêter sur la crise qui secoue la fédération guinéenne de football  (Feguifoot) liée à l’organisation du congrès, électif deux fois reporté, puis renvoyé aux calendes grecques.

La mission sera composée de deux émissaires dont Rolf Tanner, Chef du département de gouvernance des associations membres de la FIFA et Jean Jacques Diene, Chef du bureau du secrétaire général de la CAF.

Une fois dans la capitale guinéenne, ces émissaires vont échanger avec plusieurs personnalités, entre autres, le ministre des sports, Bantama Sow, les membres du comité exécutif de la Feguifoot, le 1er vice-président, Amadou Diaby, le secrétaire général, le président et le vice-président de la commission électoral de la commission électorale, ou encore, le président et vice-président de la commission éthique.

Par Ibrahim Bangoura

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L’ex médiateur de la République, Général Facinet Touré est mort

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L'ancien médiateur de la République, le Général Facinet Touré est décédé lundi 14 juin 21, des suites d'une longue maladie.

Militaire à la retraite il était membre fondateur du CMRN, le comité militaire dirigé par feu General Lansana Conté qui a pris le pouvoir à la mort du président Sékou Touré, en 1984.

Il fut également plusieurs fois ministre en Guinée.

Il est mort à Conakry à l’âge de 87 ans.

Par Guinee28

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