Les cas de viol en Guinée ont connu une baisse significative ces dernières années grâce à l’intensification des campagnes de prévention et de sensibilisation, a annoncé la commissaire divisionnaire de police Marie Gomez, directrice générale de l’Office de protection du genre, de l’enfant et des mœurs (OPROGEM). Lors d’une rencontre d’échange avec des jeunes filles organisée le mardi 29 septembre 2026, en prélude à la fête nationale de l’Indépendance du 2 octobre, la responsable policière a présenté un bilan démontrant cette tendance à la baisse des violences basées sur le genre (VBG) à l’échelle nationale.
Selon les statistiques officielles communiquées par la directrice de l’OPROGEM lors de cet événement, le nombre de viols recensés est passé d’un pic de 393 cas en 2019 à 225 cas en 2024. Cette régression s’est opérée de manière progressive, avec 374 cas enregistrés en 2020, 306 en 2021, et 281 en 2022. Pour l’année 2026, les données partielles font état de 15 cas signalés entre le 1er janvier et le 31 mars, Marie Gomez précisant toutefois que la collecte des informations se poursuit actuellement auprès des représentants régionaux de son service.
D’après les explications de la commissaire divisionnaire, ce recul résulte directement des nouvelles mesures préventives et répressives mises en œuvre sur le terrain. Elle attribue notamment ces résultats à l’appui constant des organisations non gouvernementales (ONG) et aux tournées de sensibilisation organisées par les officiers de police judiciaire dans les dix régions du pays.
La directrice souligne que la clé de cette prévention réside dans la traduction et l’explication des textes juridiques répressifs — initialement rédigés en français — dans les différentes langues nationales, permettant ainsi aux populations locales de mieux appréhender la nature des infractions et la sévérité des sanctions pénales encourues.
Outre le partage de ce bilan chiffré, cette rencontre visait à éveiller la conscience citoyenne de la jeunesse guinéenne face aux violences.
En s’appuyant sur son engagement au sein de la police nationale, la directrice de l’OPROGEM a exhorté les victimes à briser le silence et à saisir systématiquement les services d’application de la loi pour porter plainte afin d’être rétablies dans leurs droits.
Enfin, elle a appelé les jeunes filles à la vigilance face aux nouvelles technologies, recommandant une prudence accrue dans l’utilisation des réseaux sociaux pour prévenir de futures infractions.
Par Mariam Bâ


