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Les Ministres de l’OCDE conviennent d’une nouvelle approche pour faire en sorte que les manifestations internationales aient des retombées positives sur les populations locales

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En amont des Jeux olympiques de 2024 organisés à Paris, les Ministres des pays de l’OCDE ont défini le premier cadre international visant à aider à la conception et à la gestion des manifestations de grande envergure afin de maximiser leur contribution potentielle à la création d’emplois, à la stimulation du développement local et à la production d’effets bénéfiques à long terme pour les citoyens et l’environnement.

La Recommandation du Conseil de l’OCDE sur les manifestations internationales et le développement local, à laquelle les Ministres ont donné leur aval lors de la Réunion ministérielle annuelle de l’OCDE à Paris, souligne combien il est important que des manifestations telles que les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de football produisent des résultats à la hauteur des sommes engagées et que leur impact sur les populations locales soit évalué en toute transparence.

« L’accueil d’une manifestation de grande envergure peut catalyser un nouvel essor social et économique des villes et des régions, explique le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría. Ce nouveau cadre aidera les hôtes à produire des manifestations réussies, dont les résultats soient intéressants au regard de leur coût, et à inverser l’inquiétante tendance à une inflation des coûts et à une complexité grandissante. Placer le citoyen au cœur de ces projets permettra également de créer une croissance locale plus inclusive et durable. »

La Recommandation s’articule autour de quatre grands piliers et invite les organisateurs :

  • à concevoir un cadre spécial pour les manifestations, qui démultiplie les effets bénéfiques économiques, sociaux et environnementaux qui en découlent au niveau local ;
  • à évaluer la manifestation internationale dans l’optique d’apprécier son impact, ses retombées et sa contribution ultime au développement local et au bien-être des citoyens ;
  • à veiller à l’effectivité de la gouvernance multi-niveaux, de la coordination et des collaborations ; et
  • à établir des relations de partenariat collaboratif avec les organisateurs de l’événement international afin de maximiser les effets positifs sur le développement local.

Au moment de la candidature, les villes ou les régions devraient veiller à ce que les offres favorisent réellement et servent la réalisation des objectifs de croissance et de développement sur le long terme à l’échelle régionale, même si la candidature n’est pas retenue. Les nouvelles infrastructures à déployer et les investissements à engager devraient être conçus de manière à régénérer les quartiers en déclin, et l’utilisation des fonds publics devrait être soigneusement ciblée de façon à limiter le coût total des manifestations, qui a souvent grimpé en flèche ces dernières années.

Les manifestations devraient en outre offrir des possibilités de créer des emplois localement et d’étoffer les compétences des individus, en particulier des travailleurs intérimaires ou peu qualifiés. Il convient de tenir compte des marchés de l’immobilier, une hausse des prix de l’immobilier étant à prévoir dans la région, de sorte que soient créées des opportunités d’investissement sans que la zone ne devienne financièrement inabordable pour les populations locales après la manifestation.

La Recommandation met en évidence l’importance de l’évaluation des manifestations afin de démontrer leur impact social et économique. L’évaluation devrait être indépendante, transparente, ouverte et supervisée par les autorités nationales lorsque la candidature bénéficie de garanties publiques.

Afin de maximiser les retombées positives à long terme découlant de l’accueil d’une manifestation, les organisateurs devraient fixer des objectifs clairs et mesurables couvrant une période de dix ans. Il est essentiel d’obtenir l’adhésion du milieu local. Il convient de rendre publiques des données et informations sur les investissements et dépenses publics, concernant en particulier les coûts et les effets bénéfiques de la manifestation, ainsi que son impact sur l’économie, l’environnement et la cohésion sociale.

Informations complémentaires concernant la recommandation du Conseil de l’OCDE sur les manifestations internationales et le développement local:http://www.oecd.org/regional/leed/global-events-recommendation.htm

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Des installations de traitement d’Ebola incendiées par des jeunes, dont un militaire à Gouécké

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Des tentes installées pour le traitement des malades d’Ebola ont été incendiées ce 05 mars , à Gouécké, où le virus a refait surface depuis mi-février, faisant officiellement sept morts.

Des jeunes de la localité, dont un militaire, seraient les auteurs de l’incendie, selon le sous-préfet de Gouécké, Ibrahima Koné, cité par nos confrères du site le Ledjely.com.

« Ce sont les frères d’une dame enceinte évacuée hier à N’Zérékoré, où elle est morte par suite de saignement, qui ont mis le feu aux tentes installées à côté du siège de la sous-préfecture. Ils voulaient aussi aller s’en prendre au centre de santé améliorée. C’est quand nous sommes sortis qu’ils ont fui pour rentrer dans les villages », a expliqué le sous-préfet, avant de souligner que « parmi les jeunes qui ont brûlé ces tentes, il y a un jeune militaire en service à Dabola qui est actuellement en séjour ici ».

Poursuivant, il a indiqué que « la dame qui vient de mourir, son mari est décédé d’Ebola avant elle ». Preuve que certains habitants ne croient toujours pas à l’existence de la maladie, malgré les morts et les différentes campagnes de sensibilisation dans la région.

Par Mariam Bâ

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Présidence de la CAF: Anouma et Senghor retirent leurs candidatures

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Augustin Senghor et Jacques Anouma ont renoncé à se présenter à l’élection du président de la Confédération africaine de football prévue le 12 mars 2021 à Rabat. Le Sénégalais et l’Ivoirien l’ont annoncé ce 5 mars, laissant en lice le Sud-Africain Patrice Motsepe en attendant de connaître la position du Mauritanien Ahmed Yahya.

« Le retrait de ma candidature à la Présidence de la [Confédération africaine de football] (CAF) au profit d’un autre candidat ne sera pas partagé par tous pour des raisons diverses, j’en suis conscient. Mais j’estime que c’est une bonne décision, la bonne décision. » Ce vendredi 5 mars 2021, à une semaine du scrutin devant désigner le nouveau président de la CAF, Augustin Senghor a annoncé qu’il ne se présentera finalement pas.

Le Sénégalais explique, dans un communiqué, avoir « décidé d’accepter la proposition consensuelle qui nous a été soumise par la [Fédération internationale de football], le Maroc et l’Égypte, cela au nom de l’intérêt supérieur de l’unité du football africain ». Le patron de la Fédération sénégalaise (FSF) fait référence à une série de réunions ayant eu lieu les 27 et 28 février à Rabat durant lesquelles lui, l’Ivoirien Jacques Anouma et le Mauritanien Ahmed Yahya ont été invités à se réunir derrière la candidature du Sud-Africain Patrice Motsepe.

Jacques Anouma aussi

Jacques Anouma a emboîté le pas à Augustin Senghor quelques heures plus tard lors du journal télévisé de la Radio télévision ivoirienne (RTI 1). « J'ai décidé de renoncer à ma candidature », a déclaré l’ancien patron de la Fédération ivoirienne, invoquant lui aussi l’intérêt supérieur du ballon rond sur le continent.

Ahmed Yahya, lui, réserve encore sa réponse, qu’il donnera en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans prévue ce 6 mars à Nouakchott. Mais la tendance lourde est à une candidature unique de Motsepe, dans une semaine. Ce milliardaire, propriétaire du club Mamelodi Sundowns, deviendrait ainsi le premier anglophone à diriger l’institution créée en 1957 et basée au Caire.

Ahmad en suspens, Infantino se défend

Le foot africain traverse des turbulences depuis quatre ans et la défaite surprise d’Issa Hayatou, patron de la CAF de 1988 à 2017, face à Ahmad. Ce dernier a notamment été suspendu cinq ans de toute activité liée au football en novembre 2020, par le Comité d’éthique de la FIFA. Il a été temporairement rétabli dans ses fonctions par une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) fin janvier. Le Malgache a d'ailleurs été entendu les 2 et 3 mars par le TAS et attend désormais désespérément de connaître le verdict de cette instance suprême en matière de litiges sportifs. Ahmad voulait briguer un deuxième mandat mais a vu sa candidature retoquée.

De son côté, le président de la FIFA a nié ce 5 mars avoir fait preuve d’ingérence dans les élections à la CAF. Questionné sur le sujet lors d’une conférence de presse de l'International Board – l’organisme qui détermine et fait évoluer les règles du jeu –, Gianni Infantino a justifié une récente tournée en Afrique : « C'est un processus démocratique [à la CAF, Ndlr]. [...] Ce n'est un secret pour personne que la CAF a traversé des moments difficiles récemment, c'était donc l'occasion de parler avec tout le monde pour essayer d'aider le football africain. »

RFI

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Une association de presse demande au président Condé de libérer Diouldé Diallo

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Une semaine après l’incarcération du journaliste et historien Guinéen, Amadou Diouldé Diallo,  l’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) demande au président Alpha Condé de le libérer.

Dans une lettre signée par son président Gianni Merlo et adressée au chef de l'Etat, l’AIPS réclame l’application de la loi sur la liberté de la presse en Guinée. Loi qui stipule qu’un délit de presse ne peut pas être passible d’une détention, mais uniquement d’une amende.

Célèbre journaliste connu notamment pour son opposition au troisième mandat et ses critiques contre le régime actuel, Amadou Diouldé Diallo a été arrêté samedi dernier pour offense au chef de l’Etat en raison de propos tenus lors d’une émission diffusée par la radio privée, « le Lynx fm».

Depuis son arrestation, les associations de presse en Guinée gardent encore le silence.

Par Alpha Diallo

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