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Les migrations africaines vers l’Europe en recul depuis 3 ans selon l’OCDE

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Le nombre de demandes d’asile ne cesse de chuter dans les pays de l’OCDE, selon un dernier rapport de l’organisation publié mercredi 18 septembre démontrant que seulement 300 000 Africains ont gagné un pays membre. « L’idée selon laquelle l’Europe est envahie par des migrants africains est complètement fausse », affirment des spécialistes.

Alors que le gouvernement français est prêt à lancer un débat parlementaire sur l’immigration et avance que la France doit « s’armer » face à l’immigration, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a publié un rapport mercredi 18 septembre prouvant que les demandes d’asile ont une nouvelle fois reculé.

Selon les Perspectives des migrations internationales 2019, ces demandes ont reculé de 35% en 2018 par rapport au record de 1,65 million en 2015 et 2016. Parmi les pays européens, cette baisse a été de 10%, et de 17% parmi les pays non européens de l’OCDE, dont les États-Unis qui restent la première destination des demandes d’asile. Elles ont atteint seulement 1,07 million en 2018 contre 1,26 million en 2017.

Alors que ce rapport insiste sur un monde ouvert au mouvement, où 5,3 millions de personnes ont migré de manière permanente dans un pays de l’organisation – soit une hausse de 2% par rapport à 2017 - il démontre également que le continent africain ne contribue que légèrement à ce mouvement : seulement 300 000 Africains ont gagné un pays de l’OCDE en 2018.

Aucun pays africain parmi les 17 premiers

« L’idée selon laquelle l’Europe serait envahie par les migrants africains est complètement fausse, affirme fermement à RFI François Héran, professeur au Collège de France sur la chaire Migrations et sociétés. L’OCDE ne fait que rappeler des faits qu’on connaît depuis longtemps et qu’ont également été confirmés par Eurostat. »

Car selon le rapport, la majorité des demandeurs d’asile sont originaires de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Syrie et du Venezuela. Même parmi les migrants - raisons humanitaires, économiques et autres confondues -, aucune nation africaine ne figure parmi les premiers pays d’origine : les cinq premières places sont occupées par la Chine, la Roumanie, l’Inde, la Pologne et le Vietnam. Le Maroc est le premier pays africain à figurer dans la liste… à la 18e place, suivi ensuite par le Nigéria (31e), l’Algérie (46e), l’Égypte (48e) et l’Érythrée (49e).

« On a cette image du migrant qui traverse la Méditerranée en bateau, au péril de sa vie, et qui vient demander l’asile en Europe, démystifie Jean-Christophe Dumont, responsable de la division Migrations internationales de l'OCDE en interview à RFI. Il y a aussi un fantasme, comme quoi l’immigration vers la France et l’Europe vient surtout de l’immigration africaine, mais il faut aller loin dans la liste pour trouver des pays africains. »

La preuve dans le dernier rapport de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), publié en juin : 80% des 25,9 millions de réfugiés dans le monde vivent dans un pays voisin de leur lieu d’origine, notamment en Ouganda et au Soudan, parmi les cinq premiers pays d’accueil avec 1,2 million et 1,1 million de réfugiés, respectivement.

En France, une hausse chez les Afghans, Albanais et Géorgiens

Quoiqu’en net recul dans l’ensemble de l’OCDE, le nombre de personnes demandant l’asile en France « a augmenté de 21,1%, pour s’établir à 111 000 personnes, environ. La majorité des demandeurs viennent de l’Afghanistan (10 300), de l’Albanie (8 300) et de la Géorgie (6 800) », lit-on dans le rapport.

« Viennent ensuite les Guinéens et les Ivoiriens, complète Jean-Christophe Dumont. La France reste le premier pays d’accueil de ressortissants africain avec 3,8 millions de personnes, suivie par les États-Unis avec 2,2 millions ».« Mais quand on regarde le nombre d’arrivants par rapport à la population de chaque pays, la France est très très loin derrière en matière d’accueil, avec moins que la moitié de l’Union européenne », insiste de son côté François Héran, qui est également sociologue, anthropologue, démographe et dirige l’Institut Convergences Migrations.

L’Espagne a également connu une explosion de 73% en 2018, à cause des arrivées massives en provenance de la Méditerranée occidentale, surtout de Vénézuéliens. Pour l'Espagne, la tendance est spectaculaire : en 2016, on y recensait 15 000 demandes. En 2018, il y en a eu 52 000.

Un regroupement familial rapide qui favorise l’intégration

Dans ce rapport, l’OCDE affiche également le taux d’emploi chez les migrants. S’il est de 68,8%, soit 2,4 points de moins que les natifs du pays d’accueil, le taux de chômage est passé de 9,4% à 8,7% entre 2017 et 2018.

Les migrants jeunes et peu qualifiés sont les plus concernés : en UE, plus de 18% des migrants 15-24 ans étaient sans emploi ni à l’école, contre 11% des natifs, un taux inférieur chez les autres pays membres de l’OCDE. En France et en Italie, seulement 40% des immigrés récents avaient trouvé un emploi en 2018, à l’inverse du Royaume-Uni et de l’Irlande où les perspectives se sont améliorées en 2018.

Alors que « certains pays ont restreint les procédures de regroupement familial », note l’Organisation, l’intégration de la famille, et surtout des enfants, se fait plus rapidement lorsque cette dernière bénéficie « d’un regroupement familial rapide ».

RFI

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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