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Les conflits et le Covid-19 menacent des millions de personnes en Afrique de l’Ouest et du Centre (HCR)

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L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) intensifie ses efforts à travers toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour protéger des millions de personnes vulnérables confrontées à un risque renouvelé des effets combinés du conflit et de la pandémie de coronavirus.

« Il s’agit de soutenir les gouvernements pour les aider à faire face à la détérioration de la crise humanitaire. Notre objectif est de garantir l’accès à la sécurité et d’essayer d’atténuer les effets de la pandémie », a déclaré Babar Baloch, porte-parole du HCR, lors d’une conférence de presse virtuelle ce vendredi à Genève.

La pandémie de Covid-19 a exacerbé les défis dans une région déjà confrontée à l’une des plus grandes crises humanitaires au monde, impliquant plus de neuf millions de personnes déplacées de force. La pandémie a entraîné la fermeture des frontières et a ajouté une pression accrue sur les systèmes de santé fragiles et les économies faibles.

Selon le HCR, 21 pays de la région ont jusqu’ici signalé des cas pour un total de plus de 5.000 cas de Covid-19 et plus de 100 décès depuis la première détection le 28 février dernier. Jusqu’à présent, seules les populations hôtes semblent avoir été touchées et aucun cas de coronavirus n’a été signalé jusqu’à présent parmi les personnes déplacées.

« Toutefois, l’absence d’efforts concertés et coordonnés pour prévenir une épidémie pourrait conduire à une catastrophe humanitaire avec une forte augmentation du nombre de personnes touchées », a mis en garde M. Baloch.

Comme ailleurs dans le reste du monde, ces pays ont officiellement imposé à divers niveaux, des restrictions aux mouvements internationaux qui vont de la fermeture complète ou partielle des frontières jusqu’à l’obligation d’autosurveillance pour les voyageurs débarquant dans le pays.

Bien que les restrictions liées au Covid-19 ne visent pas spécifiquement les réfugiés et les demandeurs d’asile, le HCR redoute les conséquences de telles mesures pour les personnes ayant besoin d’une protection internationale.

La violence et la pandémie limitent l’accès des humanitaires

« Nous sommes également préoccupés par la possibilité que des personnes cherchant la sécurité soient renvoyées dans des régions où règnent le danger », a dit aux médias le porte-parole du HCR.

L’agence onusienne redoute que les mouvements potentiels de Maliens, Nigérians, Nigériens, Camerounais et Soudanais cherchant une protection internationale soient entravés par ces restrictions.

Outre la sécurité précaire (en particulier dans le Sahel et le bassin du lac Tchad), les restrictions imposées par le Covid-19 entravent également les efforts humanitaires visant à soutenir et à aider les personnes dans le besoin.

Sur le terrain, la situation reste toujours préoccupante. Au Burkina Faso par exemple, les réfugiés maliens ont quitté leur camp de Goudoubo pour fuir les attaques des groupes armés. Certains se sont réfugiés dans les sites surpeuplés initialement réservés aux déplacés internes. Le HCR indique ignorer où se trouvent les autres. Les activités de délivrance de cartes d’identité et d’autres procédures administratives sont également suspendues.

Au Niger, l’accès humanitaire, déjà limité dans les régions du nord de Tahoua, de Tillabery et de Diffa en raison de la violence croissante, est maintenant encore plus restreint à cause de la pandémie. Au Mali, les campagnes de lutte contre les violences sexuelles et les programmes de sensibilisation sur les droits humains et la cohésion sociale sont temporairement suspendus afin de limiter les rassemblements publics.

En République centrafricaine, le personnel du HCR signale que dans certaines localités, des groupes armés forcent les déplacés internes à retourner dans leur lieu d’origine, leur reprochant la propagation potentielle du Covid-19.

Un travailleur humanitaire de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'occupe d'un bébé dans un centre de santé soutenu par l'ONU dans la région nord du Burkina Faso.OCHA/Giles Clarke

Un travailleur humanitaire de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'occupe d'un bébé dans un centre de santé soutenu par l'ONU dans la région nord du Burkina Faso.

Le HCR adapte ses opérations pour atteindre les personnes dans le besoin

L’Afrique de l’Ouest et du Centre compte l’une des plus importantes populations déplacées en Afrique, avec quelque 5,6 millions de déplacés internes, 1,3 million de réfugiés, 1,4 million de rapatriés et 1,6 million d’apatrides.

Dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest, les conflits armés et les attaques contre les civils ont déplacé près de 3 millions de personnes, dont près d’un million depuis janvier 2019. Et plus de 5 millions de personnes sont maintenant confrontées à des pénuries alimentaires.

Malgré les difficultés rencontrées dans toute la région, les organismes humanitaires se mobilisent sur le terrain. Le HCR adapte ainsi ses opérations pour atteindre les personnes dans le besoin. Au Burkina Faso, la situation est particulièrement dramatique en raison des niveaux de déplacement sans précédent dans ce pays.

Le HCR étudie actuellement la possibilité de relocaliser une partie des personnes vivant à Dori dans le camp de réfugiés de Goudoubo, qui est actuellement vide mais qui dispose de l’eau, des installations sanitaires et de soins de santé.

Au Mali, les activités se poursuivent à Tombouctou et dans d’autres lieux pour sensibiliser sur les droits de l’enfant et la prévention contre le Covid-19. Au Niger, le HCR identifie les camps surpeuplés et a entamé la planification des sites afin de respecter la distance nécessaire entre les abris. Dans le camp de Sayam Forage, le seul camp de réfugiés officiel du pays, une zone de transit supplémentaire est en cours de construction.

Au Cameroun, après une semaine de suspension, les équipes d’enregistrement dans l’Est et à Adamawa ont mis au point des outils qui leur permettent de reprendre l’enregistrement des déplacés internes. Le HCR a également mis en place une ligne téléphonique gratuite pour organiser l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile sur rendez-vous pour l’enregistrement des nouveau-nés et la délivrance de documents.

Au Tchad voisin, à la demande du gouvernement, une approche d’enregistrement des visites à domicile est envisagée pour le nouveau camp de Kouchaguine, dans la ville de Farchana.

En RCA, une ligne téléphonique d’urgence a été mise en place parallèlement à un mécanisme d’alerte communautaire afin de garder un œil sur les principales zones de retour des personnes déplacées.

Au nord-est du Nigéria, les rapatriés et les demandeurs d’asile des pays voisins continuent d’arriver, même si les frontières sont fermées. Le HCR assure un suivi auprès du gouvernement pour garantir un dépistage médical en plus de l’accès au territoire. Les camps de déplacés internes dans l’État de Borno sont surpeuplés, ce qui rend impossible toute distanciation sociale.

Dans ces conditions, le HCR travaille avec les autres agences onusiennes pour aider à l’expansion des camps et des clôtures à Banki, Ngala et Bama.

 

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La junte joue-t-elle contre la montre ?

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Cela fait déjà plus de deux semaines depuis la chute d’Alpha Condé, délogé par le Groupement des forces spéciales (dont il est lui-même géniteur), dirigés par le colonel Mamady Doumbouya. Si quelques jours après leur prise du pouvoir, les nouvelles autorités ont engagé des consultations nationales qui se poursuivent toujours d’ailleurs au palais du peuple avec les acteurs socio-politico-économiques du pays, rien n’a encore été fait concrètement pour un démarrage effectif de la transition.

De fait, treize jours après le coup d’Etat opéré contre Alpha Condé,  on n’ignore encore les militaires et civils qui composent le CNRD (conseil national pour le rassemblement et le développement). Aucune feuille de route n’a été définie, la formation du gouvernement tarde à venir. Pour la durée de la transition, les nouvelles autorités n’en parlent quasiment pas, comme si elles n’étaient pas prêt à partir de sitôt.

Alors que la Cédeao réclame une durée de six mois, colonel Mamady Doumbouya et ses collègues répliquent que la Guinée est souveraine et que les problèmes guinéens se résolvent par les Guinéens. Même s’ils sont soutenus par quelques Guinéens, soit en quête de repositionnement et de postes, ou qui ne veulent pas voir un véritable opposant du président déchu à la tête du pays, des interrogations commencent à naitre.

Et dans ces conditions, l’euphorie qu’a suscité la chute d’Alpha Condé, lui-même ayant opéré dans le sang un coup d’Etat constitutionnel pour se maintenir au pouvoir, au-delà  de ses deux mandats constitutionnels, risque de se transformer en une inquiétude. Grosse inquiétude nourrit par le fait qu’après la libération de 79 détenus politiques civils, au lendemain du putsch, les détenus politiques militaires sont toujours coincés eux en cellule. Malgré les cris de leurs avocats, appelant à leur libération, la junte garde encore la sourde oreille à la grande impatience de leurs proches qui attendent chaque jour de les voir rentrer à la maison.

Comme le souligne l’écrivain Florent Couao Zotti, « la plupart des pays où les militaires ont interrompu les processus politiques n’ont jamais été exemplaires […]. Les militaires reprochent aux civils d’avoir “bordélisé” la République mais quand ils arrivent au pouvoir ils font la même chose, ils s’accrochent au pouvoir et c’est l’éternel recommencement ». Reste à savoir si dans le cas Guinéen, la junte surprendra-t-elle cette fois-ci, en menant une transition dans un délai raisonnable et accepté de tous, grâce notamment à l’organisation d’une élection présidentielle libre, transparente et inclusive ?

Par Alpha A. Diallo

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« Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte »

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Deux semaines après la chute d’Alpha Condé, déposé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre, les concertations nationales se poursuivent entre le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte au pouvoir,  et les acteurs socio-politico-économiques, en vue de préparer la transition. Pour Me Kpana Emmanuel Bamba  qui a participé à ces échanges en tant que président de la Ligue guinéenne des droits de l’homme (Liguidho), la lutte contre l’impunité doit être une priorité des nouvelles autorités. Pour cela, elles doivent commencer par balayer devant leur porte, a-t-il estimé sur RFI (Invité Afrique).

« Dès la prise du pouvoir, étant donné que le président du CNRD avait dit que « La justice sera la boussole qui guidera chaque citoyen en Guinée », nous pensons que nous allons doter la justice de moyens suffisants pour lui permettre de lutter farouchement contre la corruption et les crimes de sang en République de Guinée », a-t-il déclaré.

Poursuivant,  Me Kpana Emmanuel Bamba a invité la junte à mener « une lutte sans merci contre ceux qui ont détourné des deniers publics, dont les biens certainement sont cachés en Guinée ou à l’étranger », dit-il.

« Nous attendons à ce que la justice et les autres institutions soient fortes. Nous attendons à ce que la transition ait un délai raisonnable pour permettre de poser les fondements d’un véritable État de droit », insiste-t-il, indiquant que la lutte contre l’impunité doit aller jusque dans le camp du chef de la Junte, le colonel Mamady Doumbouya  lui-même.

« Si dans son camp, il y a aussi des gens qui ont engagé leur responsabilité pénale, il faut qu’ils soient traduits en justice. Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte », pense Me Bamba

Par Ibrahim Bangoura

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Une collision entre deux trains fait au moins un mort à Conakry

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Une collision entre deux trains minéraliers de la société Rusal CBK, a fait au moins un mort et plusieurs blessés.

Le drame s’est  produit dans la matinée de ce lundi 20 septembre 2021, à Wanindara dans la commune de Ratoma.

Selon nos confrères de guineematin, les deux trains étaient chargés de bauxite, en direction du port autonome de Conakry.  Le premier serait tombé en panne et est resté immobilisé sur les rails. C’est là où le second  train est venu l’a heurté, explique la même source, qui souligne qu’en plus de la perte en vie humaine et des blessés, on dénombre d’importants dégâts matériels.

Par Guinee28

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