Ce samedi 14 février 2026, à Addis-Abeba, le président Évariste Ndayishimiye a officiellement pris les rênes de l’Union africaine (UA), succédant à son homologue angolais João Lourenço. Pour la première fois depuis la création de l’OUA en 1963, Bujumbura assure la présidence tournante de l’organisation, avec la ferme intention de placer l’Agenda 2063 et la résolution des conflits au cœur de son mandat d’un an.
Dans un contexte géopolitique instable, marqué par la remise en question du multilatéralisme et des crises sécuritaires persistantes, le nouveau président en exercice a fixé un cap clair : la paix comme condition sine qua non du développement. Évariste Ndayishimiye entend ainsi intensifier l’initiative « Faire taire les armes d’ici 2030 », tout en s’attaquant prioritairement aux crises qui déchirent l’est de la RDC, le Sahel, la Libye et le Soudan. Au-delà du volet sécuritaire, la présidence burundaise compte accélérer les programmes liés à l’accès à l’eau, à l’assainissement, ainsi qu’à l’intégration des femmes et de la jeunesse dans les processus de décision.
S’inscrivant dans la continuité des réformes administratives et décisionnelles amorcées sous l’impulsion de l’Angola, le chef de l’État burundais a prôné une méthode fondée sur l’écoute et l’impartialité. « Nous comptons travailler avec tous les pays dans la recherche constante du consensus », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité de réponses collectives face aux urgences climatiques et humanitaires. En reprenant le flambeau d’une présidence angolaise axée sur l’intégration économique, Évariste Ndayishimiye s’engage à renforcer la crédibilité de l’institution panafricaine sur la scène internationale.
Par Guinee28


