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La Pharmacie Centrale de Guinée lance la première édition du tournoi de confraternité

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A l’initiative de sa Direction générale, la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) a lancé, samedi 2 février 2019, la première édition du tournoi de confraternité au stade annexe du 28 septembre de Conakry. La cérémonie a mobilisé le Directeur général de la Pharmacie Centrale de Guinée, Dr Moussa Konaté, le Directeur général adjoint, Dr Amadou Thierno Diallo, le Directeur de l’hôpital Ignace Deen, celui de l’amitié sino guinéen et plusieurs hauts cadres évoluant dans le domaine de la santé.

Cette compétition de football, réservée exclusivement aux acteurs de la santé, vise à renforcer les liens entre les professionnels du système de santé de notre pays, comme le souligne Dr Moussa Konaté, Directeur général de la PCG.

 « C’est une initiative de la pharmacie centrale de Guinée, de l’ensemble de son personnel. Cela pour renforcer les liens entre les acteurs du système de santé en Guinée. C’est un moyen de renforcer les liens de collaboration de travail entre la pharmacie centrale de Guinée et ses partenaires et tous ses usagers », a-t-il expliqué.

« C’est un tournoi qui a été organisé sous notre initiative, qui concerne le secteur de la santé de la Guinée. Nous avons estimé que la pharmacie centrale de Guinée étant au centre de toutes les activités pharmaceutiques de notre pays, devrait avoir cette initiative de mieux fédérer les un et les autres. Nous sommes la structure qui assure la mise en œuvre de la logistique intégrée des produits de santé. Nous travaillons non seulement avec toutes les formations sanitaires de notre pays, mais aussi avec les partenaires techniques et financiers qui appuient le secteur de la santé de notre pays. Alors nous avons estimé qu’après avoir passé une année de dur labeur ensemble, il fallait organiser quelques choses comme ce tournoi pour un peu rapprocher les uns et les autres. C’est une façon aussi d’exprimer une certaine confraternité entre nous et de reconnaître les efforts intégrés des un et des autres par rapport aux exigences du secteur de la santé », renchérit pour sa part le Directeur général adjoint, Dr Amadou Thierno Diallo.

 «  C’est la première édition, ce n’est que le début. C’est un tournoi désormais qui est institutionnalisé, c’est le tournoi de la confraternité, c’est la première édition, il y’aura la deuxième, la troisième, pourquoi pas la cinquantième édition. Pour toute chose, il faut un début, aujourd’hui c’est le lancement, la finale sera présidée par monsieur le ministre de la santé. A l’occasion nous inviterons l’ensemble des anciens ministres de la santé, les anciens directeurs de la pharmacie centrale de Guinée et tous les acteurs évoluant dans le domaine de la santé », a promis Dr Konaté.

Il faut signaler que six équipes participent à ce tournoi.

Trois matchs ont déjà été joués pour la journée d’aujourd’hui. D’abord, dans la matinée, l’hôpital Ignace Deen a lourdement battu celui de Donka sous le score de 3 buts à 0. Grâce à cette écrasante victoire, l’équipe d’Ignce Deen file en demi-finales et va affronter jeudi prochain, l’équipe de la pharmacie centrale qualifiée d’office.

Dans les autres rencontres, l’hôpital sino-guinéen s’est imposé 1-0 face à l’équipe des partenaires techniques et financiers, alors que la Direction régionale de la santé de Conakry a battu les ONG internationales 2 à 1.

« Je suis très content, je remercie nos encadreurs, surtout les organisateurs, la pharmacie centrale de Guinée d’avoir vraiment initié cette organisation. Le football n’est pas facile mais avec le courage on n’a réussi a marqué un but et gagné. Nous allons renforcer l’équipe pour gagner la prochaine rencontre », s’est réjouis Dr Youla, capitaine de l’équipe de l’hôpital sino-guinéen.

Les deux vainqueurs vont donc croiser le fer en demi-finales le 07 février.

La grande finale quant-à elle, est prévue pour le samedi prochain.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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Tierno Monénembo : le ventre d’un intellectuel guinéen est dix fois plus curieux que sa tête !

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L’intellectuel guinéen a un gros problème : son ventre est dix fois plus curieux que sa tête. Préoccupé de belle maison et de bonne  bouffe, de bolides et de blazers, englué jusqu’au cou dans le plus sordide des quotidiens, notre bonhomme a définitivement déserté le champ historique et culturel. Ce qui laisse la porte grandement ouverte aux  crétins et aux fripouilles. Est-ce bien malin que de se faire guider par plus petit, plus vil et plus ignorant que soi ?

Vous l’avez compris : tous les malheurs de ce pays viennent de lui. Si, dès le début, il avait pris ses responsabilités, la Guinée aurait été tout autre. Et comme notre pays est une espèce de Balnibarbi (ce pays fictif et mal fichu, imaginé par Jonathan Swift) où l’on passe son temps à dire la même chose et à répéter les mêmes gestes bref, à commettre les mêmes erreurs,  rien ne dit que le passé est derrière nous. Pour que le passé passe, il faut un minimum de rupture. Or, de rupture, il n’y en a point eu. Nos grosses têtes d’aujourd’hui ressemblent point par point à celles d’hier. Le même manque d’idéalisme, la même paresse d’esprit, le même individualisme, le même carriérisme, le même culte fanatique du quotidien, la même inguérissable naïveté ! A chaque fois que je pense à nos regrettés, brillants et prestigieux martyrs du camp Boiro, me revient en tête ce vers du poète turc, Nazim Hikmet :

« …tu es comme le mouton et quand le bourreau habillé de ta peau quand le bourreau lève son bâton tu te hâtes de rentrer dans le troupeau et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier… »

Parfois, je sens dans l’air quelque chose qui rappelle l’odeur sulfureuse des années Sékou Touré, 1967 en particulier.  Ce fut cette année-là que notre sanguinaire « Responsable Suprême »réussit à concentrer tous les pouvoirs dans ses mains : après la chefferie traditionnelle, les partis d’opposition, les syndicats, l’armée, elle aussi passe à la trappe. C’est exactement ce qui se répète aujourd’hui : Alpha Condé est devenu aussi puissant que le Sékou Touré de 1967. Que nous réserve-t-il : un nouveau Camp Boiro ou carrément un Auschwitz voire un Buchenwald  pour engloutir à son tour ce qui nous reste de roseaux pensants ? Faudrait-il dans ce cas, rouler dans la poussière et verser des larmes de sang ? Je ne le pense pas. Les intellectuels de ce pays (de l’Afrique, plus généralement) ne sont pas  des victimes pures et simples, ce sont les complices actifs de leur propre anéantissement. Le monde est foutu quand les grands clercs plient sous le charme de la démagogie et ajoutent leur voix au bruit étourdissant de la vox populi. Penser, c’est garder à tout moment, en toute circonstance, un autre son de cloche !

Pourquoi d’après vous, les Indépendances africaines si chèrement acquises sont très vite devenues des usines à broyer des Nègres ? Tout simplement parce l’intellectuel africain (guinéen, en l‘occurrence) a renoncé au principe-même qui fait qu’un intellectuel est un intellectuel : l’esprit critique. Cette propriété qui porte les deux valeurs essentielles de la pensée : la lucidité et la liberté.

Nos intellectuels ont-ils été lucides ? Nos intellectuels ont-ils été libres ?

Critiquer les conneries du Blanc, c’était bien et même très bien mais cela ne pouvait suffire. Il fallait aussi et dès le début, critiquer nos propres conneries. Je vous assure que si dès le 3 Octobre 1958, Aimé Césaire, Cheik Anta Diop, Ki-Zerbo avaient mis le holà, Sékou Touré n’aurait pas osé faire ce qu’il a fait.

Le rôle d’une élite, c’est de tirer la société vers le haut. Et cela n’est possible que si elle se prémunit de la médiocrité et garde comme un inestimable trésor, son libre-arbitre. Le rôle d’une élite ce n’est pas de revendre des parcelles et d’amasser des dollars ; de spéculer sur le diamant ou de vendre des clous rouillés,  c’est de produire des idées fortes et des émotions saines, bref de galvaniser le peuple, de lui donner de quoi se projeter dans l’avenir en toute lucidité et en confiance. Si la dictature se perpétue dans ce pays, c’est à cause du manque cruel de parapets, de garde-fous, de contre-pouvoirs. Et il va de soi que le premier moyen de résistance est d’ordre mental ; il va de soi que le  premier contre-pouvoir est d’ordre intellectuel. La dictature reculera dans ce pays le jour où les intellectuels se réveilleront, le jour où ils se réconcilieront avec les notions d’idéal (c’est le plus beau des rêves, l’idéal !), de solidarité,  d’indépendance d’esprit et de débat d’idées.

Que nos intellectuels ne se leurrent pas : Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé ont trouvé leur raison d’être et leur force dans leur laxisme ou dans leur opportunisme. Qu’ils sachent bien qu’en cas de grabuge, aujourd’hui comme hier, ils seront les premiers à remplir les prisons et les tombes.

Tierno Monénembo

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Fin de la deuxième épidémie d’Ebola en Guinée

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités guinéennes ont officiellement annoncé samedi à Nzérékoré la fin de la deuxième épidémie d'Ebola dans le pays, quelques mois après la réapparition de cette maladie.

"J'ai l'honneur de prendre la parole en ce jour de déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola" en Guinée, a déclaré un responsable de l'OMS, Alfred Ki-Zerbo, lors d'une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier.

"Je voudrais, au nom du chef de l'Etat (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée", a pour sa part indiqué le ministre guinéen de la Santé, le médecin général Rémy Lamah.

Un total de 16 cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et 12 sont décédés, selon un communiqué de l'OMS publié samedi.

Le communiqué ne donne pas le détail des morts parmi les cas confirmés et probables.

Un précédent bilan donné par l'organisation jeudi faisait état de cinq décès.

L'épidémie de 2021 a été rapidement vaincue par rapport à 2013-2016. Elle était partie à l'époque de cette même Guinée forestière.

Elle s'était propagée au Liberia et à la Sierra Leone. Entre fin 2013 et 2016, la pire épidémie au monde depuis l'identification du virus en 1976 avait tué plus de 11.300 personnes, principalement en Guinée (2.500 morts), au Liberia et en Sierra Leone, trois des pays les plus pauvres au monde. Un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS.

Avec AFP

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Alpha Condé à Accra pour la 59è session ordinaire de la Cédeao

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Le président Alpha Condé est arrivé vendredi soir à Accra au Ghana, où il doit assister, ce samedi 19 juin 2021, à la 59è session ordinaire de la Cédeao

Les participants à ce sommet vont aborder des questions de paix et la stabilité dans la sous-région, l'avancement des réformes institutionnelles de la CEDEAO, la vision 2050 et le projet de monnaie unique.

Cette 59e session ordinaire de la CEDEAO qui se tient aujourd’hui, a été précédée par la 46ème session ordinaire du Conseil de médiation et de Sécurité de même que la 86e session ordinaire du Conseil des ministres de la Communauté.

Par Guinee28

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