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La Banque africaine de développement émet une obligation globale de référence de 2 milliards $ à 5 ans

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La Banque africaine de développement (BAD) a procédé, jeudi 13 septembre 2018, à un nouvel emprunt obligataire de référence de 2 milliards de dollars américains à cinq ans, arrivant à échéance le 20 septembre 2023, avec un coupon de 3 %.

Cette nouvelle transaction est la deuxième obligation globale de référence en dollars de l’année 2018 émise par la Banque, après l’émission obligataire de référence de 2 milliards de dollars à 3 ans exécutée en mars 2018. Avec cette nouvelle obligation, la Banque poursuit la stratégie de son programme d’emprunt consistant à réaliser des transactions plus importantes et plus liquides.

La Banque africaine de développement a levé à ce jour 6,9 milliards de dollars environ sur les marchés de capitaux, soit 86 % de son programme d’emprunt pour 2018. La transaction a reçu un accueil très positif avec un carnet d’ordres excédant 3,4 milliards de dollars et battant le record historique du plus grand carnet d’ordres jamais atteint par la Banque pour une obligation globale de référence de 5 ans.

Plus de 90 investisseurs ont participé à la transaction, dont 19 nouveaux investisseurs mondiaux, reflétant un placement diversifié sur le plan géographique et par type d’investisseurs. La qualité exceptionnelle du carnet d’ordres s’illustre par la forte participation des banques centrales et institutions officielles.

La Banque africaine de développement a choisi de tirer parti d’un environnement de marché positif et de l’élargissement des swap spreads pour émettre sa deuxième obligation de référence de l’année et figurer parmi les premiers émetteurs à cibler le segment de 5 ans de la courbe post-estivale. La Banque a annoncé le mandat le mercredi 12 septembre à 12 h 15, heure de Londres, avec une indication initiale de prix autour de mid-swap plus 7 points de base, collectant les indications d’intérêts durant la nuit.

La transaction a été très rapidement et favorablement accueillie dès son lancement par les investisseurs avec des indications d’intérêts excédant 2,6 milliards de dollars. Le carnet d’ordres a officiellement ouvert à 8 h, heure de Londres, avec un prix d’émission indicatif à mid-swap plus 6 points de base, révisé à 1 point de base en dessous de l’indication initiale de prix, reflétant la forte progression de la transaction.

La dynamique s’est poursuivie au cours de la matinée avec un carnet d’ordres excédant 3,4 milliards de dollars peu après 10 heures, heure de Londres, permettant à la Banque de resserrer le prix d’émission à 1 point de base et de fixer l’écart à mi-swap plus 5 points de base, avec des ordres provenant de comptes européens et asiatiques.

Après l’émission des ordres par des comptes américains à 14 h, heure de Londres, avec un carnet d’ordres de très haute qualité et une demande finale de plus de 3,2 milliards de dollars (excluant les intérêts des chefs de file), la transaction de 2 milliards de dollars a finalement été lancée à 14 h 25, heures de Londres.

L’exécution finale de la transaction s’est déroulée à 17 h 18, heure de Londres, avec un rendement ré-offert de 3,041 %, équivalent à une marge de 18,2 points de base au-dessus de l’obligation du Trésor américain de maturité 5 ans (CT5), de 2,75 % échéance août 2023.

« Nous nous réjouissons de l’intérêt suscité par cet emprunt obligataire de référence, et plus particulièrement de la demande extrêmement forte des investisseurs de qualité, notamment celle des banques centrales, ainsi que de l’engagement d’un grand nombre de nouveaux investisseurs dans cette opération. Nous avons été en mesure de resserrer notre prix de départ, et cette obligation bénéficie aujourd’hui d’une très belle performance sur le marché secondaire. Le succès de cette obligation de référence à 5 ans intervient une semaine après que la Banque africaine de développement s’est vue décerner le titre de “Deuxième émetteur le plus impressionnant d’emprunts obligataires sociaux ou durables” » – Hassatou Diop N’Sele, Trésorière du Groupe de la Banque africaine de développement.

Par la rédaction

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« Il n’y a aucune chance qu’Alpha soit élu », assure Cellou Dalein Diallo

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Cellou Dalein Diallo a accusé le président Alpha Condé, candidat à un troisième mandat controversé, de jouer à la fibre ethnique, au risque d'attiser les violences entre les communautés pour se maintenir au pouvoir. Mais pour cette élection présidentielle avenir, le principal opposant guinéen  assure qu’il va la remporter.

« Je suis convaincu que cette élection, je vais la gagner, je peux la gagner », a-t-il déclaré, lors d'une rencontre à Dakar avec l'Association de la presse étrangère au Sénégal (APES).

Poursuivant, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)  a déclaré qu’ « il n'y a aucune chance qu'Alpha soit élu. » « En tout cas dans les urnes", dit-il, estimant que « les risques d'un hold-up électoral sont moindres aujourd'hui » que lors des précédentes élections.

Parlant des discours « éthiques » du chef de l’Etat,  Cellou Dalein Diallo a fustigé ce comportement, estimant que « si le repli communautaire, l'ethnocentrisme, continuent d'être utilisés comme des moyens de propagande, la Guinée reculera et elle sera exposée à des violences qui peuvent déboucher un jour ou l'autre sur la guerre civile ».

Le 19 septembre, s’adressant par visioconférence à ses partisans à Kankan, son fief électoral, Alpha Condé les a dissuadé de voter pour un autre candidat malinké, autre que lui, assurant que s’ils le faisaient, ils aideraient Cellou Dalein Diallo.

« Si vous votez pour un candidat malinké qui n'est pas du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée, au pouvoir, NDLR), c'est comme si vous votiez pour Cellou Dalein Diallo », avait déclaré Alpha Condé.

Pour rétorquer Cellou Dalein Diallo déclare : « Je ne me présente pas en tant que Peul, je me présente en tant que Guinéen qui veut être le président de tous les Guinéens ».

Par Mariam Bâ

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Présidentielle en Guinée : pour le président Alpha Condé, « c’est comme si nous étions en guerre »

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Le président Alpha Condé a donné des accents guerriers et communautaires, mercredi 23 septembre, à la campagne pour l’élection présidentielle en Guinée, à laquelle il se représente pour un troisième mandat contesté par l’opposition.

« Cette élection n’est pas seulement une élection, c’est comme si nous étions en guerre », a déclaré M. Condé, dont les propos en langue malinké par visioconférence à ses partisans à Siguiri, son bastion électoral de l’est du pays, ont été diffusés par la télévision nationale. « Les autres candidats ont fait un bloc pour me combattre », a-t-il rappelé, en référence à la décision de ses onze adversaires au scrutin prévu le 18 octobre de former un collectif pour parler d’une seule voix sur le processus électoral. M. Condé s’exprime habituellement en français durant ses interventions officielles nationales.

Dans son premier discours de campagne, le 19 septembre, également en malinké, il avait mis en garde les électeurs de Kankan (est) contre la tentation d’apporter leurs suffrages à un autre candidat issu de cette communauté. « Si vous votez pour un candidat malinké qui n’est pas du RPG [Rassemblement du peuple de Guinée, au pouvoir], c’est comme si vous votiez pour Cellou Dalein Diallo », son principal opposant, avait affirmé M. Condé. « Dans la région du Fouta, il n’y a pas d’autre candidat que Cellou », avait-il souligné en référence au Fouta-Djalon (centre), à population majoritairement peule et fief électoral de M. Diallo.

Crainte de « violences électorales »

Les Peuls et les Malinké sont les deux principales communautés du pays, dont ils constituent plus des deux tiers des 12 millions d’habitants, selon les estimations. L’appartenance ethnique est considérée comme un facteur de vote déterminant en Guinée.

Ancien opposant historique, M. Condé, 82 ans, premier président démocratiquement élu en 2010 après des décennies de régimes autoritaires, a été réélu en 2015. Il a fait adopter, lors d’un référendum contesté en mars, une nouvelle Constitution qui maintient la limite de deux mandats présidentiels. Mais lui et ses partisans arguent que ce changement de loi fondamentale remet les compteurs à zéro. Ses adversaires dénoncent un « coup d’Etat constitutionnel ». La protestation contre une nouvelle candidature de M. Condé, à l’appel du Front national de défense de la Constitution (FNDC), a mobilisé depuis octobre 2019 des milliers de Guinéens. Plusieurs de ces manifestations ont été durement réprimées et des dizaines de civils ont été tués lors de heurts.

Les avocats français du FNDC ont écrit à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, dans un courrier rendu public, pour lui signaler les premières déclarations de campagne de M. Condé. « Ces propos traduisent la volonté de M. Alpha Condé de déporter le débat sur le terrain ethnique, avec le risque d’alimenter des clivages au sein même de la population », écrivent les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth. « Ces éléments nous font sérieusement craindre de nouvelles violences électorales à relent ethnique », ajoutent-t-ils, rappelant que le FNDC a lancé un mot d’ordre de mobilisation à partir du 29 septembre pour le départ de M. Condé.

Allègement des mesures sanitaires

Mercredi, une mission d’experts de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a jugé que les listes électorales, comportant 5,4 millions d’inscrits, permettaient en l’état la tenue du scrutin présidentiel. « Le fichier électoral de Guinée, débarrassé de toutes les anomalies rencontrées au regard du Code électoral, est de qualité suffisante pour les prochaines élections », a déclaré le général Francis Béhanzin, commissaire paix et sécurité de la Cédéao. « Ici en Guinée, de plus de 7 millions nous sommes quand même passés à un peu plus de 5 millions, c’est quand même important », a-t-il souligné, en référence aux 7,7 millions d’inscrits avant le référendum, dont près d’un tiers avaient été radiés avant le vote.

La présidence guinéenne a par ailleurs annoncé un allègement des mesures sanitaires contre le coronavirus pour les transports, les bars et les restaurants, ainsi que les activités socio-culturelles et sportives. Elle justifie cet assouplissement des mesures imposées à la population depuis presque six mois par une « revue de la situation épidémiologique, dont les résultats ont été jugés encourageants ». Les taxis peuvent de nouveau prendre quatre passagers à l’arrière au lieu de deux et le prix de la course est divisé par deux. Les minibus ne sont plus contraints de limiter leur capacité à la moitié des places.

Source : le Monde avec AFP

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Affaire Mamasita : les déboires continuent pour Sidiki Diabaté

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Accusé de violences conjugales et séquestration par son ex-compagne, la Guinéo-malienne, Mariam Sow, dit Mamasita,  l’artiste malien Sidiki Diabaté continue de subir les sanctions dans le milieu musical.

Dans la journée du lundi dernier, juste après le dépôt de plainte contre lui, l’organisation des African Muzik Magazine Awards (Afrimma), une cérémonie qui récompense les meilleurs artistes africains depuis Dallas, a annoncé le « retrait de la nomination de l’artiste malien Sidiki Diabaté ». « Une mesure nécessaire au regard des accusations à son encontre, précise le communiqué, ajoutant que « bien que les talents de Sidiki Diabate soient reconnus, nous sommes contre les coups et blessures de tout être humain et ne tolérons pas ce genre de comportement ».

Le lendemain il a été aussi suspendu du Prix international des musiques urbaines et découpées (Primud) à Abidjan.

« Le comité d’organisation décide de la suspension de l’artiste Sidiki Diabaté pour les Primud 2020 », a informé un communiqué, alors que le Malien de 28 ans était nommé dans la sélection des meilleurs artistes de l’Afrique de l’Ouest francophone.

Ce mercredi également, la maison de disque Universal a suspendu sa collaboration avec lui.

Interrogé par le quotidien français Le Monde avant sa convocation, Sidiki Diabaté s’est dit "serein", qualifiant l’affaire de "plus compliquée qu’il n’y paraît".

L’artiste est toujours en garde à vue à Bamako.

Par Alpha Diallo

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