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Afrique

Kenya : la Cour suprême invalide l’élection d’Uhuru Kenyatta

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La Cour suprême kényane a invalidé ce vendredi l’élection d’Uhuru Kenyatta et ordonné l’organisation de nouvelles élections sous 60 jours. Cette décision est définitive.

La majorité des sept juges de la Cour suprême donnent donc raison à l’opposant Raila Odinga. Ils ont considéré que la commission électorale a failli à tenir les élections en accord avec la Constitution, et que des irrégularités ont affecté le résultat du scrutin. Deux juges, Jackton Ojwang et Njoki Ndung’u, ont annoncé avoir des conclusions contraires.

Uhuru Kenyatta « n’a pas été élu et déclaré président de manière valide », a déclaré le juge président David Maraga, alors qu’à l’extérieur de la Cour suprême, autour de laquelle un important dispositif policier avait été déployé, des partisans de Raila Odinga ont laissé éclaté leur joie.

Uhuru Kenyatta, 55 ans, élu pour la première fois en 2013, avait été proclamé vainqueur par la Commission électorale (IEBC) le 11 août, avec 54,27% des voix contre 44,74% à Raila Odinga, 72 ans, déjà battu en 1997, 2007 et 2013. L’opposant avait saisi la Cour suprême en 2013, mais avait alors été débouté.

Odinga n’a « plus confiance » dans la Commission électorale

« C’est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain », a déclaré le leader de l’opposition, précisant que l’invalidation d’une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent. Il a ajouté n’avoir « plus confiance » dans la Commission électorale actuelle, estimant qu’une nouvelle équipe devait conduire la prochaine élection présidentielle

Incohérences « délibérées et calculées », selon les avocats d’Odinga

Devant la Cour suprême, les avocats de l’opposition ont argué que le processus de compilation et de vérification des résultats avait été marqué par des erreurs et incohérences « délibérées et calculées », destinées à gonfler le nombre de voix de M. Kenyatta et diminuer celui d’Odinga.

Ils ont notamment reproché à l’IEBC d’avoir trop tardé à publier de nombreux procès-verbaux de bureaux de vote et circonscriptions, les seuls à faire légalement foi. Ce laps de temps a pu, selon eux, permettre leur falsification.

Il reste désormais à choisir une date pour une nouvelle tenue de l’élection présidentielle.

AFP avec jeune Afrique

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Mali : la Cédéao «rassurée» par les garanties des nouvelles autorités

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Dix jours après le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cédéao sur la situation au Mali, l’organisation sous-régionale a dépêché une délégation à Bamako, avec à sa tête le médiateur Goodluck Jonathan. La mission rencontre durant deux jours les nouvelles autorités maliennes, mises en place à la suite du coup d’État du 24 mai.

Au palais présidentiel de Koulouba, l’ambiance est détendue au terme d’une réunion d’une heure entre le nouveau président de la transition, le colonel Assimi Goïta et les représentants de la Cédéao. La nomination d’un Premier ministre ce lundi semble avoir marqué la première étape du dégel entre la communauté internationale et le désormais chef d’État malien.

« Maintenant, il s’agit, et cela a été un point du sommet d’Accra, que le gouvernement soit inclusif. Donc, nous allons échanger avec le Premier ministre. Mais d’après ce que nous avons entendu, je crois qu’il y a déjà des consultations engagées dans ce sens », explique Jean Claude Kassi Brou, le président de la commission de la Cédéao.

La question du calendrier et de l’organisation des élections dans neuf mois fut l’autre grand sujet abordé par le comité de suivi de la transition. Un retour à un ordre constitutionnel à la date échue est l’une de ses exigences principales. Sur ce point, pour El-Ghassim Wane, le chef de la mission des Nations unies au Mali, la délégation a été entendue.

« C’est la volonté d’aller de l’avant, de faire en sorte que la transition soit mise en œuvre de manière réussie. Cela a été clairement affirmé par le président de la transition. Évidemment, la Minusma est déterminée à accompagner le Mali dans ce processus en coordination avec la Cédéao, l’Union africaine et les autres membres de la communauté internationale », détaille-t-il.

« Rassurée » par les garanties du colonel Assimi Goïta, la mission de médiation de la Cédéao et ses partenaires poursuivront leurs consultations ce mercredi par un entretien avec Choguel Maïga.

RFI

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A LA UNE

Mali : la France suspend ses opérations militaires conjointes

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La France « a décidé de suspendre les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes », après le récent coup d’État du 24 mai et « dans l’attente de garanties » sur un retour des civils au pouvoir à l’issue d’élections prévues en février, a annoncé jeudi le ministère des Armées.

La France a suspendu à titre conservatoire les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes, a-t-on appris jeudi 3 juin 2021 d’une source au ministère des Armées, précisant que cette décision était liée à la transition politique en cours au Mali et qu’elle serait réévaluée dans les prochains jours.

« Des exigences et des lignes rouges ont été posées par la CEDEAO et par l’Union africaine pour clarifier le cadre de la transition politique au Mali », et « dans l’attente de ces garanties, la France […] a décidé de suspendre, à titre conservatoire et temporaire, les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes ainsi que les missions nationales de conseil à leur profit », souligne le ministre dans un communiqué.

Barkhane continuera d’opérer

Par cette décision, la France manifeste sur le terrain sa condamnation du coup d’État, et tente d’appuyer les pressions de la communauté internationale sur les militaires putschistes du Mali.

La force française Barkhane, forte de 5 100 militaires au Sahel, continuera d’opérer mais pour l’heure en solo, précise-t-on au ministère des Armées. En revanche, la force Takuba initiée par la France, composée d’unités de forces spéciales européennes et censée former l’armée malienne au combat face aux jihadistes, compte parmi les activités suspendues.

Ouest France

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A LA UNE

Le Mali suspendu des institutions de la Cédéao

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Une dizaine de chefs d’Etat ouest-africains, réunis lors d’un sommet régional extraordinaire, ont décidé, dimanche 30 mai, de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse au récent double putsch des militaires maliens.

« Après de longues discussions, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de suspendre le Mali des institutions de la Cédéao [Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest] », selon le communiqué publié à l’issue de leur rencontre.

La Cédéao a également appelé « à la nomination immédiate d’un premier ministre issu de la société civile » après la désignation, vendredi, du chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, au poste de président par intérim à la suite d’un nouveau coup de force à Bamako.

A la tête de la junte qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, Assimi Goïta a contraint, cette semaine, à la démission le président de transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, avant de se faire désigner président par la Cour constitutionnelle malienne.

« Plus de légitimité démocratique ni de transition »

Ce coup de force le place en porte-à-faux avec les membres de la Cédéao, qui ont de nouveau exigé dimanche à l’issue d’une réunion dans la capitale du Ghana, Accra, que le Mali respecte son engagement de procéder à une transition devant s’achever en février 2022 par une élection présidentielle.

Dans un entretien publié par Le Journal du dimanche, le président Emmanuel Macron a, de son côté, brandi la menace d’un retrait des 5 100 soldats français de l’opération « Barkhane », disant ne pas vouloir rester « aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

L’entourage d’Assimi Goïta avait, de son côté, déclaré plus tôt dimanche qu’il se rendrait à la réunion de la Cédéao.

Les pays de l’organisation avaient ordonné la fermeture des frontières terrestres avec le Mali après le coup d’Etat l’an dernier, provoquant une chute de 30 % des importations du pays, avant que les sanctions ne soient levées en octobre.

Le Monde avec AFP et Reuters

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