Le centre administratif et financier de Conakry retrouve une stabilité précaire ce mardi 10 février, suite à des tirs nourris entendus en début de matinée aux abords de la Maison centrale de Coronthie, dans la commune de Kaloum.
L’accès à la presqu’île a été momentanément bloqué au niveau du pont du 8 novembre. Le flux routier, qui s’était inversé sous l’effet de la panique à 9 heures, reprend progressivement.
Les forces de défense et de sécurité maintiennent toutefois des cordons autour de la Maison centrale, du palais présidentiel et du camp Samory Touré.
Les services tournent au ralenti. De nombreux travailleurs ont quitté la zone ou annulé leurs déplacements par mesure de précaution.
Impact sur l’appareil judiciaire
La Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) n’a pas pu siéger. Le procureur spécial, Aly Touré, a confirmé que les magistrats n’ont pu rallier les lieux à temps et que l’extraction des détenus de la Maison centrale a été rendue impossible par la situation sécuritaire.
Bien que les causes officielles n’aient pas encore été communiquées, des sources locales mentionnent une éventuelle tentative d’évasion ou d’exfiltration. Un communiqué du ministère de la Justice est attendu pour préciser les circonstances exactes de ces détonations.
Par I.Sylla


