À trois jours de la prestation de serment de Mamadi Doumbouya au stade Général Lansana Conté, le gouvernement guinéen annonce une présence diplomatique de haut rang. Cette cérémonie vient officialiser les résultats du scrutin du 28 décembre dernier, marqué par l’absence des figures historiques de l’opposition.
Le ballet diplomatique au stade Lansana Conté
Malgré les contestations de l’opposition en exil, la reconnaissance internationale semble se dessiner à travers la liste des invités. Le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a annoncé ce mercredi 14 janvier que « près d’une dizaine de chefs d’État » feront le déplacement pour assister à l’investiture.
Bien que l’identité de ces chefs d’État n’ait pas été officiellement dévoilée, le ministre a insisté sur la portée symbolique de leur venue :
« L’événement porte en lui des symboles forts pour notre nation, son avenir et sa place dans le concert des nations. »
Des délégations de haut niveau et des représentants d’institutions internationales sont également attendus pour cet événement qui marquera le début de la Cinquième République.
Derniers réglages avec la presse
En marge de ces annonces, une rencontre de cadrage a réuni ce mercredi la Haute Autorité de la Communication (HAC) et la Direction de la Communication de la Présidence (DCI).
Les journalistes accrédités ont reçu leurs badges et ont été informés du dispositif de couverture. Les autorités ont notamment insisté sur le respect des consignes de sécurité et des protocoles de diffusion le jour J, précisant les limites logistiques et éditoriales à ne pas franchir lors de cette cérémonie de prestation de serment prévue le samedi 17 janvier 2026.
Un scrutin sans les principaux opposants
L’élection présidentielle du 28 décembre 2025, qui a vu la victoire de Mamadi Doumbouya dès le premier tour avec 86,72 % des suffrages, s’est déroulée dans un contexte politique particulier.
Le vote a été marqué par l’absence des principaux ténors de l’opposition. Les poids lourds de la classe politique guinéenne, notamment Cellou Dalein Diallo (UFDG) et Sidya Touré (UFR), n’ont pas participé à la compétition. Leurs formations politiques avaient dénoncé un processus verrouillé et appelé au boycott, fustigeant une « mascarade électorale ». En conséquence, le candidat Mamadi Doumbouya s’est imposé face à huit autres candidats dont les scores sont restés marginaux, le second, Abdoulaye Yéro Baldé, ayant recueilli 6,59 % des voix.
Par Mariam Bâ


