L’intersyndicale de l’Éducation a volé en éclats ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du travail, actant une rupture stratégique majeure sur la conduite des revendications enseignantes. Lors d’une assemblée générale, Michel Pépé Balamou, leader de la FSPE, a officiellement annoncé que son organisation et le SNE « ne travailleront plus syndicalement avec le SLECG » tant que ce dernier ne changera pas de méthode.
Cette fracture n’est pas inédite : en décembre dernier, le SNE et la FSPE avaient déjà déclenché une grève sans le SLECG d’Aboubacar Soumah, mouvement qui avait finalement été suspendu le 03 janvier 2026 après la signature d’un accord avec le gouvernement.
Ce nouveau divorce intervient alors que le bloc s’oppose sur le suivi de cet accord de janvier. La FSPE et le SNE envisagent désormais un retour au débrayage, tandis qu’Aboubacar Soumah rejette toute action de force.
Le leader du SLECG refuse d’être entraîné dans un conflit social tant que les négociations se poursuivent, affirmant que « le gouvernement a ouvert le couloir du dialogue ».
Face à cette énième division, Michel Pépé Balamou a rappelé que l’objectif reste la défense de la corporation, martelant : « Nous ne sommes pas en compétition électorale. Nous luttons pour l’enseignant.
Par Mariam Bâ


