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Guinée : usage excessif de la force par les agents de sécurité

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guinee28 • 2 min de lecture
Heurts entre des protestataires et des policiers anti-émeute le 6 février 2018, lors d’une manifestation contre les résultats des élections communales du 4 février 2018 en Guinée. © 2018 Cellou Binani / AFP / Getty Images

Des preuves crédibles montrent que les forces de sécurité guinéennes ont eu recours de façon excessive à la force létale et ont adopté d’autres comportements non professionnels lors des violentes manifestations de rue qui se sont déroulées en février et mars 2018, a déclaré Human Rights Watch mardi dans un communiqué, déplorant qu’aucun membre de la police ou de la gendarmerie n’a été arrêté ou inculpé.

« Les élections communales contestées du 4 février et la grève des enseignants du 12 février ont donné lieu à de violents affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants de l’opposition, ainsi qu’entre partisans du gouvernement et de l’opposition. Sept personnes ont été tuées dans la capitale, Conakry, et une pierre lancée par un manifestant a coûté la vie à un gendarme», souligne l’organisation.

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Les rapports médicaux de cinq hôpitaux examinés par Human Rights Watch indiquent qu’au moins 89 manifestants ou spectateurs ont été blessés lors des échauffourées, dont 22 au minimum par balles, ajoute-t-elle, en notant toutefois que les forces de l’ordre ont fait état de plus de 80 blessés parmi les policiers et gendarmes, dont un gendarme qui a perdu un œil.

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« Trois mois après la dernière vague de sanglantes violences électorales en Guinée, les autorités n’ont adopté aucune mesure concrète pour sanctionner ceux parmi les forces de sécurité responsables de violations des droits humains », a déclaré Corinne Dufka, directrice de recherches sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. « Le seul moyen de rompre le cycle de violence politique en Guinée et de rendre justice aux victimes est de mener une enquête digne de foi et de réclamer des comptes aux personnes impliquées. »

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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