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Guinée : plus de 1 200 orpailleurs clandestins de diverses nationalités interpellés et transférés à Conakry

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guinee28 • 2 min de lecture

Ils sont guinéens, burkinabè, maliens, togolais, nigériens, ivoiriens et ghanéens. 1 263 orpailleurs récalcitrants ont été interpellés dans le cadre de la stricte interdiction de l’exploitation anarchique de l’or menée par le gouvernement guinéen. Conduits à Conakry, ils devront désormais faire face à la justice.

Le gouvernement guinéen poursuit son offensive contre l’exploitation clandestine et anarchique de l’or, aboutissant à l’interpellation de 1 263 personnes de nationalités guinéenne, burkinabè, malienne, togolaise, nigérienne, ivoirienne et ghanéenne, conduites à Conakry pour les besoins de la procédure judiciaire.

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Cette opération d’envergure, menée à la suite d’une interdiction totale entrée en vigueur le 2 novembre 2026 dans la région administrative de Siguiri, a été officialisée par le Ministère de la Défense Nationale et le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile à travers un communiqué conjoint rendu public le 7 novembre 2026.

Selon les autorités, ces interventions sur le terrain sont exécutées « conformément aux lois et règlements en vigueur en République de Guinée » et se poursuivront avec « rigueur et professionnalisme ».

Les officiers de police judiciaire de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale procèdent actuellement aux auditions des personnes interpellées avant qu’elles ne soient déférées devant les juridictions compétentes, tout en garantissant le respect de leur dignité et de leurs droits.

Cette action s’inscrit dans le prolongement d’une communication présentée le jeudi 5 novembre 2026 par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger devant les chefs de missions diplomatiques accrédités en Guinée.

En parallèle, la rigueur de la loi s’est également appliquée aux responsables locaux impliqués : par décret du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, vingt-deux administrateurs territoriaux civils et militaires de Siguiri — dont le gouverneur par intérim, quatre préfets et dix-sept sous-préfets — ont été radiés de la fonction publique.

En outre, quatre cent soixante-dix-neuf présidents de district et de quartier ont été limogés par la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, tous étant mis à la disposition de la justice.

Face à cette situation, les deux ministères ont affirmé leur volonté d’œuvrer pour que « force reste à la loi ».

L’offensive ne se limite pas à Siguiri et s’étend désormais aux préfectures de Mandiana, Kérouané et Kouroussa ainsi qu’à toutes les localités touchées par ce fléau.

Les autorités préviennent que « toute personne, guinéenne ou étrangère, qui exploite illégalement nos ressources sera traduite en justice et punie avec toute la rigueur de la loi ».

Par I.Sylla

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