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Guinée : « les violences de Nzérékoré sont une tragédie », dénonce Human Rights Watch

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(Nairobi) – Les forces de sécurité guinéennes ont failli à leur responsabilité de protéger la population de violences électorales et intercommunautaires tout en commettant elles-mêmes des violations des droits humains à Nzérékoré, dans le sud-est de la Guinée, lors des élections législatives et du référendum constitutionnel de mars 2020, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

Ce rapport de 51 pages, intitulé « “Ils ont laissé les gens s’entretuer” : Violences à Nzérékoré lors du référendum constitutionnel et des élections législatives en Guinée », documente des violences lors desquelles au moins 32 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées. Les affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ont rallumé de vieilles tensions politiques et ethniques. Les forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité des opérations de vote n’ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher ces meurtres, ni des destructions généralisées de biens. En outre, elles ont elles-mêmes tué deux personnes, et ont passé à tabac et arrêté arbitrairement des dizaines d’hommes, a constaté Human Rights Watch.

« Les forces de sécurité guinéennes n’ont pas agi avec l’efficacité ou la volonté requises pour faire cesser les violences dévastatrices qui ont accompagné les élections législatives et le scrutin constitutionnel de mars à Nzérékoré », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch. « À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre, le gouvernement devrait prendre d’urgence des mesures pour s’assurer que les forces de sécurité respectent et protègent le droit des citoyens à participer à des manifestations politiques, tout en agissant avec retenue et respect pour les droits humains. »

Entre mars et septembre, Human Rights Watch s’est entretenu avec 48 victimes et témoins des violences à Nzérékoré, ainsi qu’avec 31 proches de victimes, membres du personnel médical, journalistes, avocats, membres des partis d’opposition, représentants de la société civile et autres informateurs pertinents. Human Rights Watch a également consulté des rapports publiés par des organisations guinéennes de défense des droits humains et par les médias nationaux et internationaux, et a examiné des photos, des vidéos et des dossiers médicaux.

Le référendum constitutionnel du 22 mars a été l’aboutissement d’un effort controversé de la part du président Alpha Condé et de ses partisans, durant plusieurs mois, pour modifier la constitution de 2010 afin de lui permettre de briguer un troisième mandat.

Durant la journée du référendum et des élections législatives, des violences ont entaché le processus dans tout le pays, y compris dans la capitale, Conakry, des opposants à la proposition de nouvelle constitution se heurtant violemment aux partisans du gouvernement et aux forces de sécurité.

Ces violences ont atteint leur comble à Nzérékoré, la deuxième ville de Guinée. Des victimes et des témoins ont déclaré à Human Rights Watch que les violences répondaient souvent à des critères ethniques. De membres armés de l’ethnie Guerzé, considérée comme proche de l’opposition, ont affronté des membres également armés des ethnies Konianké et Malinké, largement perçues comme sympathisantes du parti au pouvoir. Certaines victimes auraient été prises pour cible en raison de leur identité ethnique. De nombreuses personnes ont été abattues, tuées à coups de machette ou battues à mort, et au moins une a été brûlée vive. Human Rights Watch a également documenté le cas d’une jeune fille de 17 ans qui a été violée par un groupe d’hommes armés.

Des témoins ont affirmé que malgré la présence de forces de sécurité y compris la police, les gendarmes et les militaires déployés pour assurer la sécurité des élections, ni ces forces ni les autorités politiques ne sont intervenues ou n’ont répondu à des appels désespérés pour empêcher des bandes armées d’attaquer des personnes ou de se livrer à des déprédations.

« Quand j’ai entendu les premiers coups de feu, j’ai appelé un haut responsable du gouvernement, qui m’a répondu que je devais défendre ma maison en jetant des pierres sur la foule qui commettait des violences », a déclaré un habitant âgé de 66 ans. « J’étais choqué. Je ne suis pas du genre à réagir à la violence par la violence. Ce haut responsable de l’État n’a pris aucune mesure pour s’assurer que la situation ne dégénère pas. »

Le gouvernement guinéen a d’abord affirmé que quatre personnes avaient été tuées, mais a reconnu plus tard un bilan humain plus lourd, de 30 morts. Human Rights Watch a documenté au moins 32 meurtres et a recueilli des éléments crédibles corroborant des déclarations des organisations guinéennes de défense des droits humains, selon lesquelles les corps de plus de 24 personnes tuées lors de ces violences avaient été retirés de l’hôpital régional de Nzérékoré, pour être enterrés secrètement dans une fosse commune de la ville. Des proches des victimes ont affirmé à Human Rights Watch que l’hôpital avait refusé de leur remettre les corps des membres de leur famille et qu’ils ne savaient pas où ceux-ci avaient été enterrés.

Le gouvernement guinéen, en réponse aux questions de Human Rights Watch, a partagé un rapport de juillet 2020 rédigé par un juge guinéen qui, après une visite sur le site, a confirmé l'existence de la fosse commune. Un autre rapport, cosigné par le directeur général de l'hôpital de Nzérékore et par un représentant du ministère de la Santé, indiquait que le nombre de personnes tuées avait dépassé la capacité de la morgue de l'hôpital et que pour des raisons de santé publique, les autorités avaient donc décidé de procéder à un « enterrement de circonstance ».

Même si la majorité des meurtres de Nzérékoré ont été commis par des citoyens armés, des témoins ont affirmé que les forces de sécurité ont également tué au moins deux personnes, dont une femme enceinte, en ont arrêté de nombreuses personnes. Elles sont aussi entrées par effraction dans des maisons, et ont pillé et endommagé des biens. La plupart des personnes arrêtées ont été détenues illégalement, entre le 22 et le 25 mars, au camp militaire de Beyanzin à Nzérékoré, où elles ont été passées à tabac, gardées dans des conditions inhumaines, dans une cellule crasseuse dépourvue d’une ventilation adéquate, et privées de nourriture et d’eau.

« J’ai été battu à plusieurs reprises par des soldats armés de matraques avant d’être emmené dans une cellule avec une centaine d’autres personnes », a affirmé un homme de 29 ans qui a été arrêté par les militaires le 23 mars à son domicile à Nzérékoré et détenu au camp militaire. « Nous n’avons reçu ni eau ni nourriture pendant trois jours. C’était horrible. »

Le 8 septembre 2020, Human Rights Watch a envoyé ses conclusions préliminaires et une liste de questions à Albert Damantang Camara, le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile. Le 21 septembre, le ministre Camara a partagé avec Human Rights Watch un rapport de la police guinéenne en date du 30 avril sur les violences de mars à Nzérékoré. Le rapport indique qu’un procureur à Nzérékoré a mis en place une commission d’enquête pour identifier et poursuivre les responsables des crimes commis dans cette ville entre le 22 et le 24 mars. Cependant, ce rapport n’aborde presque pas le rôle des forces de sécurité dans la réponse aux violences à Nzérékoré. Il indique seulement que le quartier de Bellevue, où les violences du jour de l’élection ont commencé, avait été « inaccessible » à la police guinéenne en raison des « troubles » qui s’y déroulaient, ajoutant que « l’armée avait été réquisitionnée pour se joindre aux forces de sécurité pour ramener le calme ». Le 21 septembre, Human Rights Watch a sollicité des informations supplémentaires au ministre Camara concernant le rôle des forces de sécurité dans la prévention de la violence, et les allégations selon lesquelles elles auraient commis des violations des droits humains, mais n’a reçu aucune réponse.

Alors que la Guinée s’apprête à tenir son élection présidentielle en octobre, les autorités devraient faire en sorte que les forces de sécurité déployées autour des bureaux de vote, des rassemblements politiques ou d’autres événements liés à cette élection protègent effectivement les citoyens, tout en respectant leur droit de manifester pacifiquement. Le gouvernement et les autorités judiciaires devraient également prendre des mesures d’urgence pour identifier toutes les personnes responsables des crimes commis à Nzérékoré, y compris par les forces de sécurité, et exiger qu’elles répondent de leurs actes dans le cadre de procès équitables.

Les partenaires internationaux de la Guinée, notamment la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, l’Union africaine, les Nations Unies, l’Union européenne et les États-Unis, devraient exhorter le gouvernement à mettre fin à l’impunité pour les auteurs de violences électorales. Ils devraient signifier clairement aux autorités ou aux membres des forces de sécurité guinéens impliqués dans des violations des droits humains qu’ils sont passibles de sanctions ciblées, notamment d’une interdiction de voyager et d’un gel de leurs avoirs.

« Les violences de Nzérékoré sont avant tout une tragédie pour les personnes qui ont perdu des proches ou qui ont elles-mêmes subi de graves blessures, et qui méritent de voir leurs agresseurs traduits en justice », a affirmé Ilaria Allegrozzi. « Ces événements sont aussi un signe qu’en Guinée, le dangereux mélange constitué de la crise politique, de vieilles tensions ethniques et intercommunautaires, et d’abus parfois commis en toute impunité par les forces de sécurité, fait planer le risque de nouvelles violations des droits humains avant et pendant l’élection d’octobre. »

Source : Human Rights Watch

 

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En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo demande officiellement le divorce avec Simone

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L’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo a saisi, lundi, un juge aux affaires matrimoniales pour demander le divorce avec son épouse Simone, informe un communiqué signé de l’un de ses avocats, Maître Claude Mentenon.

Selon l’ancien Président rentré en Côte d’Ivoire le 12 juin dernier, cette demande est la conséquence « du refus réitéré depuis des années de Dame Simone Ehivet de consentir à une séparation à l'amiable ».

«Au demeurant voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques, il s’est résolu à saisir ce jour, le Juge des affaires matrimoniales du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, d’une demande de divorce », a précisé l’avocat dans le document.

Laurent et Simone Gbagbo se sont mariés en 1989. Elle a participé à la fondation du Front populaire ivoirien.

Leur relation a commencé à s’effriter depuis la crise postélectorale. Avant son retour, Laurent Gbagbo avait, depuis Bruxelles où il était exilé, officiellement demandé le divorce, mais Simone Gbagbo avait refusé.

Guinee28

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Dans les prisons officielles libyennes, « les migrants sont frappés tous les jours »

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InfoMigrants a reçu le témoignage de Mahdi*, un Camerounais de 23 ans qui vit en Libye depuis plus d'un an. Le jeune homme est très affecté par ces séjours en prison, où il a connu la violence des gardiens. Il souhaite aujourd'hui rentrer dans son pays.

"Je suis en Libye depuis un peu plus d'un an. Quelques semaines seulement après mon arrivée, j'ai tenté de traverser la mer Méditerranée. Mais j'ai été récupéré en mer par les garde-côtes libyens et envoyé dans une prison de Tripoli, gérée par les autorités.

J'y ai passé sept mois. Là-bas, la vie est trop dure. On ne mange qu'une seule fois par jour, vers 17h, et la nourriture est très restreinte : parfois on a des pâtes et un morceau de pain mais certains jours nous n'avons droit qu'à des gâteaux.

L'accès à l'eau est aussi problématique : lorsque j'étais enfermé, nous étions plus de 100 personnes dans la prison, or les gardiens nous donnaient 14 litres d'eau par jour. Nous devions donc tous nous partager ces 14 litres d'eau quotidiens. On était obligés de se battre pour réussir à avoir un petit gobelet. Il fallait s'imposer.

"En prison, des migrants meurent régulièrement"

Dans l'enceinte de l'établissement, il n'y avait qu'un seul téléphone. Les gardes nous le donnaient pour appeler nos familles afin qu'elles envoient de l'argent pour notre libération - environ 600 000 francs CFA [soit un peu plus de 900 euros, ndlr]. J'ai dû attendre plusieurs jours avant de contacter ma famille et leur dire que j'étais en vie, que je n'avais pas eu d'accident en mer.

En prison, les migrants sont frappés tous les jours par les gardiens, pour tout et n'importe quoi. Des gens meurent régulièrement à l'intérieur à cause des violences, mais aussi de faim, de soif ou de tristesse. On ne sait pas où sont emmenés les corps.

Au bout de sept mois, ma famille a réussi à réunir assez d'argent et j'ai été libéré. Mais à ma sortie de prison, j'ai été laissé dans la nature. Des Libyens sont venus me chercher, je ne savais pas qui ils étaient. Ils m'ont dit qu'ils allaient me faire traverser la Méditerranée.

J'ai compris plus tard que c'était des 'Asma boy' [du nom de ces trafiquants qui attirent les migrants d’Afrique subsaharienne en criant 'Asma, asma', ('Écoute, écoute') avant de les rançonner, ndlr].

"J'ai été torturé et ligoté"

Ils m'ont emmené dans une prison non-officielle de Sabratha [ville côtière à l'ouest de Tripoli connue pour être un lieu de départ des migrants qui tentent de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe, ndlr].

Là-bas, les conditions de vie sont encore pires que dans la prison de Tripoli. On est traités comme du bétail. Personnellement, j'ai été torturé, ligoté, fouetté, et pris en photo et en vidéo. Ensuite, ils les envoient à nos familles pour qu'elles paient une nouvelle fois notre libération.

Ceux qui n'ont pas d'argent sont tués. Deux personnes sont mortes pendant ma détention, qui a duré trois mois et demi.

En Libye, quand tu as de l'argent, les trafiquants sont de ton côté, sinon tu n'es rien. Depuis que je suis dans ce pays, j'ai passé plus de temps en prison qu'en liberté.

En ce moment, je travaille sur un chantier de Zaouia [ville proche de Sabratha, ndlr], je fais de la maçonnerie 10 heures par jour pour un salaire d'environ 25 dinars libyens par jour [moins de 5 euros, ndlr]. Le soir, je dors avec mes collègues dans des maisons abandonnées du coin.

Je veux rentrer au Cameroun. Mais ici, à Zaouia, il n'y a pas d'ONG pour m'aider. Pour voir l'OIM et obtenir un retour volontaire je dois aller à Tripoli. Mais j'ai trop peur de monter dans la voiture d'un inconnu et être une nouvelle fois enlevé par des 'Asma boys'. Ma famille va m'envoyer de l'argent pour payer des passeurs, dans le sens inverse cette fois, pour rejoindre le Cameroun."

Par InfoMigrants

*Le prénom a été modifié.

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Un mandat d’arrêt émis contre lui, mais Elie Kamano se la coule douce à Conakry

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Elie Kamano est en conflit avec la loi. Son attitude dans l’affaire qui l’oppose à l’homme d’affaires Super V devant le Tribunal de première instance de Kaloum lui a valu un mandat d’arrêt ce 16 juin. Comme dans l’affaire Gnelloy, ses fans qui redoutaient un sale temps pour le chanteur de reggae devenu homme politique, peuvent être rassurés : l’homme qui n’entonne plus l’hymne anti-3e mandat, se la coule douce à Conakry.  Au plus grand dam des ceux qui se battent pour une plus grande indépendance de la justice sous le régime Condé.

Le jeudi 16 juin 2021, un mandat d’arrêt a été émis par le Tribunal de première instance de Kaloum contre l’ancien reggaeman Elie Kamano. Le juge à la section pénale du TPi de Kaloum, Mohamed Diawara, reproche au prévenu d’avoir refusé de répondre à plusieurs reprises à une convocation dans l’affaire d’«injures et diffamations par le biais d’un système informatique» au préjudice de l’homme d’affaires Salifou Camara alias Super V.

Elie Kamano est poursuivi pour publication sur un réseau social d’«une vidéo dans laquelle il qualifie M. Salifou Camara d’ennemi de la Guinée, explique Abdoulaye Israël Kpoghomou, substitut du procureur de la République de Kaloum. Il a aussi déclaré qu’il va mettre en place un tribunal devant lequel tous les ennemis de la Guinée vont comparaître et que c’est lui le juge de ce tribunal».

Comme si cela ne suffisait pas, Elie Kamano «s’est invité dans des médias pour accuser le procureur de s’acharner sur sa personne, d’avoir des liens de parenté avec le plaignant, et de tenir l’image de la justice guinéenne», ajoute M.Kpoghomou. Après deux audiences successives, Elie Kamano n’a toujours pas daigné comparaître. Lors de la troisième, ouverte jeudi 16 juin 2021, le juge Mohamed Diawara a donc émis un mandat d’arrêt contre Elie Kamano.

En fin de semaine dernière M. Kamano laissait entendre au site internet Visionguinee.info qu’il s’agissait d’un «acharnement contre sa personne» et qu’il n’a jamais refusé de répondre à une convocation du Tpi de Kaloum.

Une posture qui laisse voir qu’Elie Kamano est très serein.

Bien assis dans son fauteuil. N’étant plus du camp de l’opposition au régime en place, il ne craint pas d’être inquiété dans cette affaire l’opposant à Super V, un autre allié du système actuel. En effet. Avec ses dernières sorties médiatiques contre les acteurs de l’opposition politique et de la lutte contre le changement de Constitution opéré le 22 mars 2020, et le 3e mandat acquis par Alpha Condé le 18 octobre 2020, Elie Kamano s’est mué en grand soutien du régime du sexennat.

Récemment, dans une affaire similaire de diffamation et d’injure publique, le militant du Rpg Arc-en-ciel et pro-3e mandat, Ousmane Gnelloy Diallo, avait été trimballé devant la justice par Kadiatou Biro Diallo, la ben- de la famille de l’ancien président du Parlement, Elhadj Boubacar Biro Diallo, dont le soutien à Alpha Condé est de notoriété publique. Condamné à 5 ans de prison, il se la coule douce actuellement dans la ville de Conakry.

Pourtant, la justice étant le premier attribut de la souveraineté, même dans un système de 3e mandat, il ne devrait pas y avoir d’un côté des citoyens ne pouvant subir la rigueur de la loi et de l’autre, des cibles faciles pour les restrictions des droits et libertés. Qui dit mieux?

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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