En Guinée, la psychose s’est emparée de la capitale et de plusieurs villes de l’intérieur ce mardi 3 mars. Alimentée par les tensions géopolitiques entre l’Iran d’un côté et les États-Unis et Israël de l’autre, une rumeur persistante de pénurie de carburant a jeté des milliers d’automobilistes et de motocyclistes vers les stations-service, désormais assiégées.
Ces files d’attente interminables paralysent la circulation, forçant un déploiement massif des forces de police pour contenir les débordements. Sur le terrain, la traque aux spéculateurs est ouverte : malgré l’interdiction formelle, de nombreux usagers tentent de s’approvisionner à l’aide de bidons.
Des patrouilles mobiles sillonnent les points de vente, procédant à des interpellations systématiques et à la saisie du carburant dès qu’un récipient non autorisé est détecté.
Pourtant, face à ce chaos, la Société Nationale des Pétroles (SONAP) se veut rassurante.
Dans un communiqué officiel, elle affirme que les stocks disponibles et les cargaisons en transit garantissent une couverture totale des besoins nationaux. Mais entre l’assurance technique d’un approvisionnement normal et la réalité d’une rue gagnée par la panique, le fossé ne cesse de se creuser.
Par Mariam Bâ


