Publicité
Ciao
Publicité
Ciao

Financements extérieurs en hausse de 190 % : le budget 2026 sous perfusion internationale

A LA UNE

guinee28 • 2 min de lecture

Réunis en session plénière ce mardi 31 mars 2026, les conseillers nationaux ont approuvé à l’unanimité le projet de Loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2026. Malgré des recommandations fermes formulées par les commissions, les 70 membres présents ont validé un budget marqué par une accélération sensible des recettes et une priorisation des grands projets structurants.

Un bond de 27 % des recettes publiques

Publicité
Ciao

Le volet des recettes s’établit à 55 858,09 milliards GNF, affichant une progression vigoureuse de 27,06 % par rapport à la Loi de finances rectificative (LFR) 2025. Ces ressources reposent essentiellement sur le budget général (95,67 %) et, de manière plus marginale, sur les budgets d’affectation spéciale.

Pour soutenir ces prévisions, le Gouvernement table sur un cadre macroéconomique robuste :

Croissance : 9,5 %

Inflation : 3,5 % (moyenne annuelle)

Pression fiscale : au moins 14 % du PIB

Des dépenses orientées vers le social et l’investissement

Les charges de l’État pour l’année 2026 sont arrêtées à 64 181,36 milliards GNF, soit une hausse de 18,30 %. Ces dépenses représentent près de 16 % du produit intérieur brut (PIB).

L’analyse budgétaire révèle des orientations claires :

Charges de personnel : Elles atteignent 12 501,90 milliards GNF (+10,29 %), intégrant les nouveaux recrutements et les engagements sociaux.

Développement local : Une hausse notable est consacrée au Fonds National de Développement Local (FNDL), qui grimpe à 1 171,39 milliards GNF (+46,63 %).

Souveraineté énergétique : Les investissements incluent une enveloppe massive de 3 000 milliards GNF destinée à subventionner le prix de l’électricité.

Dette publique : Les charges de la dette s’élèvent à 4 764,85 milliards GNF, en hausse de 57,20 %.

Déficit maîtrisé et cap sur « Simandou 2040 »

Le solde budgétaire affiche un déficit de 8 323,27 milliards GNF, soit 2,1 % du PIB, restant ainsi sous le seuil d’alerte des 3 %. Ce besoin de financement sera couvert par une mobilisation accrue des ressources, notamment extérieures, qui enregistrent une progression de plus de 190 %.

L’investissement public, pilier de cette LFI 2026, est résolument tourné vers le programme Simandou 2040, tout en sanctuarisant les secteurs de l’agriculture et des infrastructures de base.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

 

Publicité
Ciao

Partagez cet article

Sur le même sujet

Publicité
Ciao