La traque des narcotrafiquants s’intensifie en Guinée, marquée par un récent coup de filet de l’Office central anti-drogue (OCAD). Sous la direction du commissaire divisionnaire Abdoulaye Sangaré, les autorités ont saisi 2,2 kilogrammes de cocaïne et interpellé deux femmes, mettant en lumière une mutation des routes du trafic. Face au renforcement des contrôles à l’aéroport Ahmed Sékou Touré, les réseaux criminels privilégient désormais la voie terrestre, poussant les brigades frontalières à une vigilance accrue.
Le vendredi 13 mars 2026, l’opération a connu un tournant décisif à Boundou Fourdou, dans la préfecture de Koundara. Fatoumata Diouldé Barry, activement recherchée, a été interceptée à la frontière guinéo-sénégalaise alors qu’elle simulait une grossesse avancée pour dissimuler la drogue contre son bas-ventre.
Si la suspecte a reconnu les faits lors de son interrogatoire, elle a désigné Fatoumata Binta Bachir Diallo comme la véritable propriétaire de la cargaison. Cette dernière, qualifiée de « délinquante endurcie » par les enquêteurs pour son refus de coopérer, a été localisée à Lambanyi puis interpellée au rond-point de Matoto après une filature précise.
Malgré les dénégations de Binta Bachir Diallo, qui affirme n’avoir voulu qu’apporter un soutien financier à son amie en difficulté, les charges pèsent lourd. Les deux mises en cause ont été présentées aux autorités judiciaires et seront déférées devant le tribunal de première instance de Mafanco.
Elles devront répondre de leurs actes en vertu des articles 821 et 812 du Code pénal guinéen, alors que l’OCAD poursuit ses investigations pour démanteler l’intégralité de cette cellule de distribution.
Par Mariam Bâ


