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Face à eux-mêmes, à leurs leaders et à l’avenir, ce que veulent les Guinéens

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Lamarana-Petty Diallo (sur la photo) invite à bien analyser la situation dans laquelle se trouve la Guinée en prenant en compte la capacité des guinéens  eux-mêmes à façonner leur avenir dans la noblesse du combat pour la démocratisation du pays.

L’espoir d’un nouvel avenir est né avec l’indépendance nationale de 1958. Depuis, les Guinéens sont en quête et s’en sont toujours remis aux dirigeants des régimes politiques successifs et aux prétendants au pouvoir.

Cet espoir a une trajectoire. Il a connu des hauts et des bas. Il a conduit à des perspectives toujours renouvelées mais rarement atteintes. Cependant, des événements de divers ordres se succèdent depuis près de deux décennies et constituent, pour tout observateur de l’histoire politique, des indicateurs d’une fin de cycle : celui des pouvoirs inaltérables et des chefs inébranlables.

La nouvelle ère, celle que les responsables politiques ont souvent empêchée souffle déjà et les soubresauts de violences, de manifestations discontinues mais répétitives en sont les signes annonciateurs. Il nous appartient d’en prendre conscience pour assumer pleinement notre présent et notre avenir. Cela passe nécessairement par un certain nombre de paramètres dont l’avènement de nouvelles habitudes ou pratiques dans la gestion de la cité.

UNE AUTRE POLITIQUE POUR UN NOUVEAU MODE DE GOUVERNANCE

Qu’on ne me prête pas l’intention de faire allusion au « Gouverner autrement », ni à son antithèse « Ment pour gouverner ».

La politique dont il est question implique un nouveau regard, de nouvelles idées, une nouvelle philosophie politique qui devrait émerger pour parer, réformer, voire révolutionner, les mentalités sociales et le mode de gouvernance en cours dans notre pays.

C’est un critère que la classe politique guinéenne devrait prendre en compte pour anticiper sa propre transformation. Elle devrait s’aviser et comprendre que la reproduction de modes de gouvernance du passé, basés sur le nombrilisme régional ou ethnique perd du souffle.

Cette politique-là a fait suffisamment son temps et de mal : aucune génération, de l’indépendance à nos jours n’a échappé à la farce démocratique dont s’est paré plus d’un régime politique guinéen.

Nous avons connu des régimes qui se disent, les uns plus que les autres : démocratique, populaire, rassembleur, républicain, redresseur, patriotique, etc. Mais, qu’avons-nous vu ?

Le premier qui se nommait démocratique a été plus dictatorial. Ceux qui sont venus en redresseurs ont tordu le peu qui restait droit dans notre pays. Ne parlons pas du rassemblement actuel de notre peuple qui a dépassé tous ses prédécesseurs en termes de division et d’ethnocentrisme.

UN MAL GUINÉEN : L’ETHNIE POLITISÉE

L’expérience politique que nous avons menée jusqu’à présent a montré que la coloration nominative d’un parti politique ne détermine pas sa pratique de gouvernance. Sinon, les régimes politiques n’allaient pas reproduire, en pire, les mêmes modes de gouvernance politico -ethnique ou l’ethnostratégie.

L’ethnie ne saurait demeurer au cœur de l’Etat en recyclant les mêmes acteurs qui font souvent de la politique par dépit et non par conviction. Ceux-là qui ont instauré et entretenu une espèce de mœurs politiques qui se régénèrent indéfiniment ne sauraient plus continuer à régir la vie des Guinéens.

Ceux qui ont légué ou sont en train de mettre en pratique le mode de gouvernance qu’ils ont hérité : chaque système qui part cède à celui qui le succèdera ses affidés, ses larbins, ses fossoyeurs, ses courtisans doivent changer ou disparaître du paysage politique. Les pouvoirs qui recrutent sur des critères subjectifs bien connus : régionalisme, clientélisme, corporatisme, corruption et laissent libre cours à la gabegie ont fait leur temps.

Cette évidence s’imposera sous peu. Mais, c’est à nous d’accélérer la fin de cette réalité qui s’apparente à un clonage de systèmes ; à une perpétuelle reproduction de la même « progéniture politique » qui plombe notre pays depuis des décennies. Nous ne pourrions le faire si nous ne mettions un coup d’arrêt à un mécanisme bien rôdé qui vicie le système.

LES TRANSHUMANCES ET LA PLÉTHORE DES PARTIS POLITIQUES

 En Guinée, c’est comme si nous avions une pépinière pour faire germer des partis politiques. Le pays en compte près de deux-cents alors que le nombre d’ethnies se situe autour de la quarantaine. Une part d’explication de la déstructuration sociale et politique qui nous talonne, ces dernières décennies tout particulièrement, tient de cette réalité.

Les partis politiques -pour ne pas dire claniques- se plantent, se transplantent et se greffent à volonté selon les circonstances ou tendances politiques du moment.

Certains de nos compatriotes créent leur parti et le promène comme le ferait un banabana de Madina ou de N’gnenguéma de ses quelques fripouilles. Ils affectionnent tout particulièrement les périodes pré-électorales propices à se vendre au plus offrant.

Ailleurs, les acrobates font du cirque.  Chez nous, ils font de la politique. Ainsi, ce noble art de servir la cité tourne au jeu de cirque. Beaucoup de Guinéens se sont spécialisés à ce jeu que j’appelle : « La politique acrobatique » car, on a des politiciens acrobates.

Ainsi, a-t-on vu des « propriétaires de partis politiques », d’une dizaine de militants à peine, courtiser lors d’échéances nationales « les grands partis ». A force de démagogie, de diffamations, d’invectives, de dénonciations et d’incantations, ils décrochent gracieusement le sésame : le titre d’«Honorable» ou de maire qu’ils convoitaient.

Dès lors, ils reprennent leur bandoulière et « Bye-bye allié, vive le pestiféré d’hier ». Ils changent de camp : d’opposants, ils deviennent alliés au pouvoir et, inversement. Ils n’hésitent pas à revenir d’où ils sont partis si ça ne marchait pas. C’est ce que j’appelle : « La politique du ventre vide ou de la quête de pitance ». Comment sommes-nous arrivés à ces transhumances, migrations ou volte-face qui font malheureusement légion ?

LE GUET-APENS DES FASTES DU POUVOIR

Les fastes du pouvoir poussent beaucoup de responsables politiques, qui n’ont pas d’éthique ou de moralité, aux migrations ou « Navetanat politique ». Ces saisonniers de la classe politique guinéenne, sans attache, sont en quête perpétuelle, n’ont pas uniquement de titres, mais de quoi manger. Passer d’un bord politique à l’autre, traverser la frontière qui sépare opposition et pouvoir ne les gêne point. Cela, d’autant plus qu’ils n’ont, pour la plupart, aucune occupation professionnelle et n’espèrent pas à une retraite.

Dès lors, faire la politique devient une activité commerciale consistant, comme mentionné plus haut,  à vendre leur parti. Leur rachat acquis, ils sont aussitôt promus aux plus hautes sphères de l’Etat. Ils se distinguent par leur zèle sans limite. Ils foulent au sol les promesses de fidélité au parti qui leur avait servi de bouée de sauvetage et déroulé le tapis rouge.

L’ancien allié devient la cible à abattre ; son parti, une menace à s’en débarrasser. Désormais à lui, le déshonneur, les calomnies et les insultes. Un certain parti politique et son président en ont l’amère expérience. Bien de responsables de partis-bandoulière à l’agonie s’en sont servis pour retrouver du souffle et rejoindre l’adversaire au pouvoir. Pourtant, le terrain politique est si glissant.

C’est aux citoyens de mettre fin à ce genre de pratique et de comportement qui sème le flou, discrédite la politique et gangrène le climat social. Pour ce faire, il faudrait bien cerner la moralité des responsables, leur leadership ou représentativité au plan national avant d’adhérer à un parti politique. Ainsi, auront-ils, très certainement, la réponse à la question qui les taraude depuis bien longtemps.

QUI EST RÉELLEMENT OPPOSANT ?

Il n’est interdit à aucun citoyen de militer. Que le parti soit de l’opposition ou du pouvoir n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est le libre-choix et l’engagement qui en découlent.

Par conséquent, cette appartenance doit être pleinement assumée.  Jouer à la fois à l’écureuil et au ras-palmiste : « Je ne peux pas monter mais j’attends le fruit cueilli par l’écureuil pour me régaler » est à bannir dans la conquête du pouvoir.

Qui ne comprendrait les frustrations des militants des premières heures du Rpg par exemple ?  En une décennie de pouvoir de leur parti, certains d’entre-eux ruminent leur déception ou se meurent dans la misère alors que d’autres, qui n’ont lutté ni de près ni de loin, se beurrent. Ces visiteurs de la 25è heure arpentent les arènes du Palais alors que ceux qui ont subi brimades et emprisonnements sont rangés dans les oubliettes.

Les vrais opposants se battent, de loin ou sur le terrain, pour un changement réel ; pour le bien-être des populations. Ils sont sur un double front : contre le système en place et contre les migrants politiques. Les autres, s’ils n’ont pas encore rejoint le camp du pouvoir, cherchent à y arriver par tous les moyens. La preuve ?

Dès le lendemain de la prestation de serment du président déclaré, ils se sont empressés de donner les premières directives et se sont fendu des premières recommandations. A croire qu’ils étaient déjà ministres.

Il fallait les voir se bousculer le 15 décembre 2020, face aux caméras pour marquer leur présence dans l’espoir d’entrer dans la mangeoire gouvernementale.

Qui n’a pas écouté, les jours suivants, leur mea-culpa dans la perspective de se repositionner en potentiels alliés. Leur main tendue, sans aucune consultation des instances de leur parti, a conduit à plusieurs démissions de responsables. Désormais, ce sont les militants qui devront lâcher les troubadours politiques qui n’hésitent pas à mendier.

ALLABÈ,  ANNABIBÈ », UN POSTE POUR JOINDRE LES DEUX BOUTS

l y a de braves politiciens chez nous. Ils « sont opposants » depuis des décennies mais ils sont les premiers à courtiser le système qu’ils combattaient. Si cela n’est pas bien guinéen, ce n’est pas d’ailleurs non plus.

On a partout entendu des « Allabè, Annabibè » (s’il te plait) de la part de certains opposants sauf dans nos langues. Trop gênant. Alors, on se dissimule à dire la langue française : c’est plus commode et plus alambiqué, plus approprier pour se voiler la face. Au cas échéant, on aurait ouvertement entendu des prières faites au « Kê Koroba »  (grand chef) ou au « Mansa Kê ».

Dans tous les cas, bien de ceux qui luttaient contre le troisième mandat se sont subitement montrés, les uns plus que les autres, plus modérés, plus disponibles, plus vertueux en conseils et propositions.

Chacun d’entre-eux a tenu à exposer en premier ses lumineuses idées ; sa légitime volte-face : » Mon parti a tourné la page ; ce que je propose au président Alpha Condé ; nous devons aller de l’avant ; si on me proposait un poste… ; mon parti a pris acte ; il revient au président de la république de…, si on m’invite… ; il faut que… ; je propose que… ». Et Nyatiri poça ! (juron ironique). Mais le cirque continue.

Ne sommes-nous pas dans un pays où le chef de l’opposition qu’on lui a filée dispose d’un nombre illimité de quatre  (4) parlementaires ? Pourtant, il s’est proprement octroyé un cabinet de 15 membres.  Un nombre qui aurait pu augurer le premier gouvernement de la Quatrième République. A se demander où est passé « Korô Mansa » dont le goût pour le partage du pouvoir et l’acceptation de la rivalité sont bien connus.

Mais l’argent pue du côté du chef qui saura bien filer à l’opposition, des lianes, que dis-je, des liasses, de billets. Ah ! Pauvreté politique quand tu nous tiens. Car toutes les acrobaties mentionnées s’expliquent par la poche trouée et le ventre vide.

LES SYSTÈMES NE SONT RIEN

Il n’y a pas de système politique fort. Il ne peut y avoir que de peuple soumis ou qui refuse, du moins tarde, à assumer son destin.  Tout est entre les mains du citoyen détenteur du suffrage universel et unique porteur d’avenir.

Les Guinéens que nous sommes devrions intégrer cette philosophie qui nous permettrait de comprendre que la classe politique n’est que le reflet de notre propre image. Ce qu’exprime en termes simples l’adage : « tout peuple a les chefs qu’il mérite ».

Désormais, nous devrions choisir entre les opposants qui ont des objectifs, nourrissent un idéal réel, assument réellement leur vocation et les opposants fictifs ou virtuels qui nous bernent en nous prenant comme un objet de troc.

Chacun de nous devrait se dire, je veux sortir du cercle vicieux des présidences à vie. Je ne veux plus m’accommoder du comportement néfaste de certains opposants aux convictions aussi fluctuantes qu’une sauce de gombo et bien plus poreuses qu’un filet de pêche.

A nous de savoir qui, de l’opposant assumé à celui qui cherche où se poser selon les jeux politiques du moment, pourrait être le recours.  Qui est du pouvoir ou de l’opposition ? Qui a un pied dedans et l’autre dehors ?

Nous devrions nous demander si des politiciens, englués dans des divisions intestines et des débats qui tournent autour de l’ethnie et non de la nation, pourront mettre fin aux maux séculaires dont nous souffrons.

Enfin, il faudrait nous rendre à l’évidence qu’il nous est rarement arrivé de nous réveiller le cœur net pour nous réjouir des systèmes que nous avons connus. Tous les jours, nous nous répétons, et nos parents avant nous, les mêmes prières, les mêmes doléances, le même questionnement : « Oh ! Mon Dieu, quand est-ce que ce pouvoir aussi va prendre fin ? Fasse qu’il finisse de mon vivant ! ».

N’est-ce pas que l’eau, le courant, les soins, la sécurité, l’entente nationale, qui constituent notre quotidien vital,  nous sont aussi inatteignables que le sommet du Mont Nimba ?

A nous d’assumer notre destin en choisissant des dirigeants qui ne soient pas de simples guérisseurs de nos maux, mais des faiseurs de notre bonheur.

Par Lamarana-Petty Diallo

lamaranapetty@yahoo.fr

 

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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Le FNDC retire le colonel Mamady Doumbouya de sa liste des commanditaires du troisième mandat

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Le front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a dévoilé ce vendredi 24 septembre, sa nouvelle liste des « commanditaires, auteurs et complices » du troisième mandat.

Sans surprise, le nom du colonel Mamady Doumbouya , chef de la junte qui s’est emparé du pouvoir le 05 septembre,  ne figure plus sur la liste. Le tombeur d’Alpha Condé a sans doute été retiré en raison de son coup d’Etat salué par le FNDC et la grande majorité de l’opinion nationale.

Au total 93 personnes proches du président déchu figurent sur cette liste.

Par Guinee28

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Guinée : le FNDC dévoile les noms des « commanditaires, auteurs, et complices » du troisième mandat

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Près de troisième semaine après la chute d’Alpha Condé, déposé par l’armée le 05 septembre, le front national pour la défense de la Constitution ( FNDC) commence à dévoiler les « acteurs » du très décrié troisième mandat du président déchu. Ce vendredi 24 septembre, le front a révélé dans un point de presse l’identité de 93 personnalités du pays qu’il accuse d’être les principaux artisans du coup d’Etat constitutionnel de l’année dernière, ayant permis à l’ancien président de se maintenir au pouvoir, jusqu’au 05 septembre dernier, date à laquelle il a été délogé par le Groupement des forces spéciales dirigé par le colonel Mamady Doumbouya. Ce dernier a été retiré dans cette nouvelle liste du FNDC.

Lisez :    

Attendu que la République de Guinée a signé et ratifié le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ;

Entendu que l’article 1 dudit protocole consacre l’indépendance de la justice dans la conduite des dossiers et le prononcé des décisions ;

Que malheureusement les Magistrats et cadres dont les prénoms et noms suivent ont trahi leur serment en infligeant aux honnêtes citoyens des peines injustes en exécution des instructions de Monsieur Alpha CONDE et de ses Ministres ;

Que par leur fait la Justice a constitué un instrument potentiel pour l’acquisition du 3ème mandat de Alpha CONDE ;

Qu’ils constituent de nos jours un danger potentiel dans la conduite de la transition et le devenir de la nation ;

Que dès lors, il convient de les extirper de la gestion du pays pour le bonheur du peuple de Guinée ; une mesure conservatoire jusqu’à ce que le droit soit dit ;

Attendu que l’article 1er b du même protocole interdit tout changement anticonstitutionnel en vue de son maintien au pouvoir ;

Que les personnes dont les prénoms et noms suivent ont été des acteurs potentiels dans le changement anticonstitutionnel en vue de garantir à Monsieur Alpha CONDE un pouvoir à vie ;

Que l’acquisition du 3ème mandat a plongé le pays dans une situation désastreuse sans précédent ;

Qu’ils ont, à travers des fraudes, propagandes, mensonges, intimidations, interpellations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants, favorisé, dans le sang et dans la douleur, la descente aux enfers de notre chère patrie ;

Que leurs agissements les disqualifient indéfiniment à être associés à la conduite des affaires publiques ;

Attendu que les personnes ci-dessous nommées sont indubitablement responsables des maux qui ont conduit l’armée à travers le CNRD à prendre ses responsabilités pour parachever le combat du peuple porté par le FNDC ;

Que par leur comportement la Guinée a failli à ses obligations internationales en matière de démocratie et de bonne gouvernance ;

Qu’ils ont plongé la Guinée dans une crise qui rendait fragile la paix et la stabilité sociale ;

Que leur moralité est incompatible avec les cinq (5) piliers du CNRD ;

Qu’il est logique et même nécessaire de ne pas les associer à la gestion de la transition ;

Qu’en conséquence, les personnes figurant sur la liste ci-jointe doivent être bannies de la transition pour le bonheur du peuple de Guinée.

Liste des commanditaires, auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel de 2020 en République de Guinée

Liste définitive Acte  1

PRENOM ET NOM ANNCIENNE OU FONCTION ACTUELLE
01 Mohamed DIANE Ministre de la défense nationale
02 Ibrahima Kassory FOFANA Premier Ministre
03 Naby Youssouf Kiridy BANGOURA Ministre Secrétaire General à la Présidence
04 Cheick Taliby SYLLA Ministre de l’énergie
05 Bantama SOW Ministre des sports et de la culture
06 Lansana KOMARA Ministre secrétaire général du Gouvernement
07 Amadou Damaro CAMARA Député
08 Amara Somparé Ministre de la communication
09 Baidy ARIBOT Vice-gouverneur de la banque centrale
10 Aboubacar Makissa CAMARA Directeur national des impôts
11 Mouctar DIALLO Ministre de la jeunesse
12 Malick SANKHON Directeur Général CNSS
13 Boubacar BARRY Ministre du commerce
14 Ismael DIOUBATE Ministre du budget
15 Alhousseny Makanéra KAKE Ancien ministre
16 Pr Zegbelemou Togba Universitaire
17 Toumany SANGARE Directeur général de la douane
18 Bouréma CONDE Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation
19 Papa Koly KOUROUMA Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement
20 Rachid N’DIAYE Ministre Conseiller à la présidence
21 Aboubacar SYLLA Ministre des Transports
22 Albert Damantang CAMARA Ministre Conseiller à la présidence
23 Diakaria KOULIBALY Ministre des Hydrocarbures
24 Dr Ibrahima KOUROUMA Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire
25 Edouard Gnakoye LAMAH Ministre de la Santé
26 Frederick LOUA Ministre des Pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime
27 Abdoulaye MAGASSOUBA Ministre des Mines et de la Géologie

 

 

 

 

28 Sékouba SAVANE Directeur Général de la RTG Koloma
29 Djene Saran CAMARA Député
30 Zalikatou DIALLO Député
31 Mohamed Lamine KAMISSOKO Député
32 Bany SANGARE Directeur General Office Guinéen des chargeurs
33 Mamadi Touré Ministre des affaires étrangères
34 Moustapha Naïté Ministre des Travaux Publics
35 Tibou Kamara Ministre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises
36 Mama Kany Diallo Ministre du Plan
37 Mamadou Taran Diallo Ministre de la citoyenneté
38 Billy Nankouma Doumbouya Ministre de la fonction publique
39 Mariama Sylla Ministre de l’action sociale et de la promotion féminine
40 Mory Sangaré Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation
41 Mariama Camara Ministre de l’agriculture
42 Roger Patrick Millimono Ministre de l’élevage
43 Nantou Cherif Député
44 Aly Jamal Bangoura Secrétaire général des affaires religieuses
45 Kabinet Sylla Billgates Intendant à la Présidence
46 Aissatou Bella Diallo Conseillère à la Présidence
47 Mama Aissata Aribot Directrice Port Autonome Conakry
48 Ibrahima Kalil KABA Ministre Directeur de cabinet à la Présidence
49 Thierno Ousmane DIALLO Ministre du tourisme et de l’hôtellerie
50 Claude Kory Koundiano Président de l’assemblée nationale
51 Lounceny NABE Gouverneur de la BCRG
52 Mariama CAMARA Ministre de l’agriculture
53 Oyé GUILLAVOGUI Ministre de l’environnement des eaux et forêts
54 Lounseny CAMARA Ministre de l’urbanisme
55 General Ibrahima BALDE Haut commandant de la gendarmerie
56 Général Ansoumane CAMARA Directeur général de la Policie
57 Mamady Diawara Procureur général près la cour d’appel de Conakry
58 Sidy Souleymane N’diaye Procureur de la République près le TPI de Dixinn
59 Ibrahima Sory Touré Juge d’instruction justice de paix de Boffa
60 Hadja M’balou Keita Présidente du TPI de Dixinn
61 Gnankoro Camara Avocat général près la cour d’appel de Conakry
62 Alseny Bah Substitut du procureur de Mafanco
63 Djenabou Donghol Diallo Présidente du TPI de Mafanco
64 Ousmane Coumbassa Doyen des juges d’instruction TPI de Dixinn
65 Seydou Keita Premier président de la cour d’appel à Conakry
66 Zouty Zaoro Beavogui Président de chambre à la cour d’appel de Conakry

 

67 Mory Doumbouya Ministre de la Justice
68 Aboubacar Fabou Camara Directeur Centrale Police Judiciaire
69 Mohamed lamine Bangoura Président de la cour constitutionnelle
70 Mohamed Diaré Président cour des comptes
71 Mohamed lamine Simankan Commandant de la BRI
72 Domani Dore Porte parole du RPG ARC EN CIEL
73 Zenab Camara Chef cabinet du Ministère de l’enseignement supérieur
74 Dr Bano Barry Ministre de l’éducation nationale de l’alphabétisation
75 Souleymane Dounoh Keita Ministre conseiller à la Présidence
76 Salla fanyi camara Ministre du tourisme et de l’hôtellerie
77 Fadi Wazni PCA SMB
78 Souleymane Traore Directeur Fonds d’entretien routier
79 Mamadi Condé Thales Administrateur des grands projets
80 Gabriel Curtis Ministre des investissements publics et privés
81 Mamy Diaby DGA ARTP
82 Ibrahima Kapi Camara Directeur OGP
83 Dr Mohamed Awada Directeur de l’hôpital Ignace Deen
84 Rémy Lamah Ministre de la santé
85 Fatou Siké Camara Directrice de l’hôpital Donka
86 Aziz Diop Préfet de Kankan
87 Madifing Diané Gouverneur de Labe
88 Zenab Nabaya Dramé Ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle
89 Mamadou Ballo Ministre de la fonction publique et de la reforme de l’administration
90               Apha Ibrahima Keira

91               Ousmane Bah

92               Oumar Said Koulibaly

93               Groupe des 518

Ministre de la sécurité

Ministre d’État, conseiller à la Présidence Ministre des Postes, télécommunication et économie numérique

Jeunes Acteurs pour le Changement (JAC 518)

Conakry, le 24 septembre 2021

 

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Guinée : Nana Akufo-Addo invite la junte respecter « son engagement »

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Le Président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo,  s’est à nouveau exprimé sur la situation politique en Guinée, où Alpha Condé a été délogé le 5 septembre par les militaires du Groupement des forces spéciales, dont il est ironiquement le géniteur.

S'exprimant lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies ce 22 septembre, Akufo-Addo a invité la junte à tenir son engagement de libérer le président déchu, Alpha Condé,  et d’organiser des nouvelle élections présidentielles dans un délai de six mois.

«La CEDEAO a donné à la Guinée six (6) mois pour la restauration de l’ordre constitutionnel et a demandé la libération immédiate du président Alpha Condé. Lors de ma visite à Conakry vendredi dernier, les chefs militaires ont manifesté leur volonté de procéder à sa libération imminente. Nous espérons qu'ils tiendront leur parole», a-t-il indiqué. « Plus que jamais, nous devons défendre la démocratie et les droits de l'homme dans le monde », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que quelques heures après, la visite des chefs d’Etat de la Cédeao à Conakry, les nouvelles autorités guinéennes avaient démenti des remueurs sur une éventuelle sortie d’Alpha Condé hors du territoire guinéen. « Il est et demeurera en Guinée », avait martelé la junte, indiquant que l’ancien chef d’Etat bénéficiera d’un traitement humain digne de son rang dans le pays.

Par Ibrahim Bangoura

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