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Evasion fiscale : une veuve du Général Conté impliquée dans le scandale Panama Papers

Economie

guinee28 • 2 min de lecture
(FILES) File picture showing outgoing Guinean President Lansana Conte, representing the ruling Party of Unity and Progress (PUP), waving to supporters 12 December 1998 during his final campaign rally in Conakry. Lansana Conte decreed a "state of siege" ,12 February 2007, ordering the army to take measures to avoid a "civil war," in a televised address following violent protests against his rule. Unions threw their weight behind opposition calls for Conte, who suffers from diabetes and is rarely seen in public, to resign after he angered them with his choice of a new prime minister. AFP PHOTO SEYLLOU/FILES (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/Getty Images)

C’est un scandale mondial. Depuis le 03 avril, un consortium de journalistes internationaux d’investigation dévoile les résultats de neuf mois d’enquête sur les « Panama Papers ». Il s’agit de plus de 11 millions de documents émanant de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Entre 1977 et 2015, ce sont plus de 214 000 entités offshore qui ont été créées ou administrées par la seule Mossack Fonseca, dans 21 paradis fiscaux différents et pour des clients de plus de 200 pays. Certains responsables africains figurent parmi ces derniers.

Selon l’enquête du consortium, de nombreux clients de Mossack Fonseca sont loin d’etre des anonymes : célébrités, sportifs, hommes d’affaires mais aussi 140 responsables politiques issus de 50 pays. Mais contrairement à l’Europe et au Moyen-Orient, en Afrique, aucun chef d’Etat en exercice n’apparaît personnellement comme détenteur d’une société offshore.

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Seul l’ancien président soudanais al-Mirghani, décédé en 2008, est directement impliqué. En revanche, on retrouve six proches de dirigeants, comme le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, la veuve de l’ex-chef d’Etat guinéen Lansana Conté, Mamadie Touré et le secrétaire particulier du roi du Maroc.

Une dizaine de ministres et hauts fonctionnaires sont également cités, notamment Jaynet Désiré Kabila Kyungu, députée et sœur du président congolais, le ministre algérien de l’Industrie et des mines, Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais ou encore Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche du Congo-Brazzaville.

Les journalistes soulignent qu’il existe des utilisations légitimes des sociétés offshore, même si ce type d’entité est l’un des outils privilégiés pour l’évasion fiscale. Légitimes ou non, l’existence de ces sociétés et des fonds qui leurs sont associés risque de faire couler beaucoup d’encre, notamment en cette année électorale pour la République démocratique du Congo ou en Afrique du Sud, où le président Zuma fait actuellement face à une procédure de destitution.

Source : rfi

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