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En Guinée, 57 opposants attendus prochainement à la barre

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Six mois environs après leur arrestation, cinquante-sept (57) détenus politiques sont renvoyés devant le tribunal de première instance de Dixinn pour être jugés. Quarante autres  ont cependant été libérés pour délits non constitués, a annoncé le gouvernement dans un communiqué publié vendredi 7 mai.

Dans ce document, le gouvernement explique que dans l’affaire de l’attaque du train minéralier au cours de laquelle quatre agents des services de défense et de sécurité ont été tués, le cabinet d’instruction a pris une ordonnance : sur 17 personnes inculpées, 8 sont renvoyées devant le tribunal pour être jugées, et les 9 autres ont bénéficié d’un non-lieu et immédiatement libérées.

Quant à l’affaire dite des Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et autres, parmi les 80 personnes inculpées, 31 ont bénéficié d’un non-lieu et remis aussitôt en liberté.   Tandis que 49 accusés sont renvoyés devant le tribunal en vue d’un jugement.

« Le procureur de la République a informé le Ministère de la Justice de  sa décision de ne pas interjeter appel, comme le permet du reste la Loi. Le Gouvernement se réjouit des procès annoncés après la reprise normale des audiences dans les cours et tribunaux du pays», note-t-on dans le communiqué.

En février dernier, alors que le président Alpha Condé, réélu pour un troisième meurtrier et contesté, nie l’existence des détenus politiques en Guinée, l’ONU avait exprimé son inquiétude sur le sort des militants et responsables de l’opposition et de membres de la société civile arrêtés en marge de l’élection présidentielle d’octobre dernier.

« L’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », avait déclaré Michelle Bachelet, cheffe des droits de l’homme de l’ONU.

S’adressant aux membres du Conseil des droits de l’homme à Genève, Mme Bachelet avait exhorté Conakry « à libérer toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de participation, et à garantir des procès équitables aux personnes accusées d’infractions pénales ».

Par Alpha Diallo