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Élections législatives au Mali : un second tour malgré la guerre et le coronavirus !

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Guerre, coronavirus, principal opposant enlevé. Le contexte est aussi sombre avant le second tour des législatives au Mali dimanche 19 avril, qu'il ne l'était avant le premier. Le gouvernement a choisi de maintenir le scrutin.

"En démocratie, rien ne vaut la pleine légalité constitutionnelle ainsi que le jeu normal des institutions", a déclaré le président Ibrahim Boubacar Keïta il y a quelques jours, s'adressant à la nation un masque protecteur sur le visage.

Il y va de la nécessité d'apporter des réponses autres que strictement militaires à la profonde crise sécuritaire, politique ou économique que traverse le pays depuis des années, a justifié le chef d'Etat.

Malgré l'adversité, la majorité de la classe politique soutient le maintien de ce scrutin reporté à plusieurs reprises.

L'enjeu est de taille : renouveler un parlement élu en 2013 et dont le mandat devait s'achever en 2018, et faire enfin progresser l'application de l'accord de paix d'Alger.

Celui-ci, signé en 2015 entre les groupes armés indépendantistes et Bamako, prévoit plus de décentralisation via une réforme constitutionnelle qui doit passer par l'Assemblée. Or la légitimité du parlement sortant est contestée.

Mais comment motiver des Maliens qui remettent en cause la capacité de leurs dirigeants à sortir le pays de la guerre et de la pauvreté ?

Menaces djihadistes

D'abord concentrée dans le nord du pays en proie à des rebellions indépendantistes, la crise a dégénéré avec l'arrivée sur l'échiquier sahélien de groupes djihadistes à partir de 2012.

La violence frappe quotidiennement le centre et le nord du Mali et les voisins burkinabé et nigérien. Les attaques contre les soldats et les civils alternent avec les explosions de mines artisanales, les morts se comptent par milliers et les déplacés par centaines de milliers. Vingt-cinq militaires, selon le gouvernement, ont été tués entre les deux tours dans une opération revendiquée par un groupe affilié à al-Qaïda.

"Dans le centre et dans le nord, est-ce que les populations pourront voter librement ? Dans le centre, les groupes terroristes sont en train de menacer les populations" pour les dissuader de voter, affirme Ibrahima Sangho, chef de mission de la Synergie, plateforme d'organisations qui déploient des observateurs lors d'élections.

Le premier tour du 29 mars a été marqué par des enlèvements de présidents de bureau et le vol et la destruction d'urnes. Dans les zones rurales de Tombouctou, les djihadistes ont conduit de nombreux raids d'intimidation à moto. "Ne votez pas ou vous aurez affaire à nous", disaient-ils en substance aux habitants, selon un rapport interne de l'ONU consulté par l'AFP.

Un millier de bureaux environ, sur plus de 22.000, n'ont pas ouvert, a admis le ministre de l'Administration territoriale Boubacar Alpha Bah, selon des propos rapportés par la télévision publique.

Dans certaines régions du nord, le large taux de participation (plus de 85% à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6%, avec des députés élus avec 91% ou 97% des suffrages) laisse envisager "une possibilité de fraude", dit un diplomate sahélien.

Dans la capitale, la participation a été de 12,9%. Ces faibles taux de participation sont dans la norme malienne, rappelle M. Sangho, l'observateur.

Défi sanitaire

Sur les 147 sièges de députés, 22 ont été pourvus au premier tour. Parmi eux : Soumaïla Cissé, le chef de file de l'opposition kidnappé le 25 mars alors qu'il était en campagne. A défaut de preuve formelle, tous les soupçons pèsent sur le groupe jihadiste d'Amadou Koufa. Des négociations secrètes sont menées pour sa libération, selon son parti.

Soumaïla Cissé est un gros poisson qui pourra être échangé contre d'autres gros poissons emprisonnés", pense Bréma Ely Dicko, sociologue à l'Université de Bamako. Ce rapt sans précédent n'avait pas dissuadé les autorités de s'en tenir au calendrier électoral, pas plus que l'officialisation des premiers cas de contamination par le nouveau coronavirus le 25 mars dernier. La campagne, déjà discrète, a dès lors disparu des débats, en dehors des affiches qui résistent à Bamako.

Le Mali a officiellement déclaré 171 patients dont 13 décès. Ici comme ailleurs, l'inquiétude est grande quant à la capacité de faire face à une prolifération. Un couvre-feu nocturne a été institué, les écoles ont été fermées, des restrictions imposées aux activités.

Mais dans la capitale, où une grande part de la population vit au jour le jour, marchés, mosquées et transports en commun n'ont pas désempli.

"Ce n'est pas partout que les mesures contre le Covid-19 ont été appliquées" au premier tour, rapporte M. Sangho.

Le président malien a pris l'engagement que "toutes les mesures sanitaires et sécuritaires requises (seront) rigoureusement appliquées" dimanche.

Source : TV5monde avec AFP

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La junte joue-t-elle contre la montre ?

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Cela fait déjà plus de deux semaines depuis la chute d’Alpha Condé, délogé par le Groupement des forces spéciales (dont il est lui-même géniteur), dirigés par le colonel Mamady Doumbouya. Si quelques jours après leur prise du pouvoir, les nouvelles autorités ont engagé des consultations nationales qui se poursuivent toujours d’ailleurs au palais du peuple avec les acteurs socio-politico-économiques du pays, rien n’a encore été fait concrètement pour un démarrage effectif de la transition.

De fait, treize jours après le coup d’Etat opéré contre Alpha Condé,  on n’ignore encore les militaires et civils qui composent le CNRD (conseil national pour le rassemblement et le développement). Aucune feuille de route n’a été définie, la formation du gouvernement tarde à venir. Pour la durée de la transition, les nouvelles autorités n’en parlent quasiment pas, comme si elles n’étaient pas prêt à partir de sitôt.

Alors que la Cédeao réclame une durée de six mois, colonel Mamady Doumbouya et ses collègues répliquent que la Guinée est souveraine et que les problèmes guinéens se résolvent par les Guinéens. Même s’ils sont soutenus par quelques Guinéens, soit en quête de repositionnement et de postes, ou qui ne veulent pas voir un véritable opposant du président déchu à la tête du pays, des interrogations commencent à naitre.

Et dans ces conditions, l’euphorie qu’a suscité la chute d’Alpha Condé, lui-même ayant opéré dans le sang un coup d’Etat constitutionnel pour se maintenir au pouvoir, au-delà  de ses deux mandats constitutionnels, risque de se transformer en une inquiétude. Grosse inquiétude nourrit par le fait qu’après la libération de 79 détenus politiques civils, au lendemain du putsch, les détenus politiques militaires sont toujours coincés eux en cellule. Malgré les cris de leurs avocats, appelant à leur libération, la junte garde encore la sourde oreille à la grande impatience de leurs proches qui attendent chaque jour de les voir rentrer à la maison.

Comme le souligne l’écrivain Florent Couao Zotti, « la plupart des pays où les militaires ont interrompu les processus politiques n’ont jamais été exemplaires […]. Les militaires reprochent aux civils d’avoir “bordélisé” la République mais quand ils arrivent au pouvoir ils font la même chose, ils s’accrochent au pouvoir et c’est l’éternel recommencement ». Reste à savoir si dans le cas Guinéen, la junte surprendra-t-elle cette fois-ci, en menant une transition dans un délai raisonnable et accepté de tous, grâce notamment à l’organisation d’une élection présidentielle libre, transparente et inclusive ?

Par Alpha A. Diallo

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« Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte »

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Deux semaines après la chute d’Alpha Condé, déposé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre, les concertations nationales se poursuivent entre le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte au pouvoir,  et les acteurs socio-politico-économiques, en vue de préparer la transition. Pour Me Kpana Emmanuel Bamba  qui a participé à ces échanges en tant que président de la Ligue guinéenne des droits de l’homme (Liguidho), la lutte contre l’impunité doit être une priorité des nouvelles autorités. Pour cela, elles doivent commencer par balayer devant leur porte, a-t-il estimé sur RFI (Invité Afrique).

« Dès la prise du pouvoir, étant donné que le président du CNRD avait dit que « La justice sera la boussole qui guidera chaque citoyen en Guinée », nous pensons que nous allons doter la justice de moyens suffisants pour lui permettre de lutter farouchement contre la corruption et les crimes de sang en République de Guinée », a-t-il déclaré.

Poursuivant,  Me Kpana Emmanuel Bamba a invité la junte à mener « une lutte sans merci contre ceux qui ont détourné des deniers publics, dont les biens certainement sont cachés en Guinée ou à l’étranger », dit-il.

« Nous attendons à ce que la justice et les autres institutions soient fortes. Nous attendons à ce que la transition ait un délai raisonnable pour permettre de poser les fondements d’un véritable État de droit », insiste-t-il, indiquant que la lutte contre l’impunité doit aller jusque dans le camp du chef de la Junte, le colonel Mamady Doumbouya  lui-même.

« Si dans son camp, il y a aussi des gens qui ont engagé leur responsabilité pénale, il faut qu’ils soient traduits en justice. Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte », pense Me Bamba

Par Ibrahim Bangoura

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Une collision entre deux trains fait au moins un mort à Conakry

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Une collision entre deux trains minéraliers de la société Rusal CBK, a fait au moins un mort et plusieurs blessés.

Le drame s’est  produit dans la matinée de ce lundi 20 septembre 2021, à Wanindara dans la commune de Ratoma.

Selon nos confrères de guineematin, les deux trains étaient chargés de bauxite, en direction du port autonome de Conakry.  Le premier serait tombé en panne et est resté immobilisé sur les rails. C’est là où le second  train est venu l’a heurté, explique la même source, qui souligne qu’en plus de la perte en vie humaine et des blessés, on dénombre d’importants dégâts matériels.

Par Guinee28

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