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Du mariage à la maladie, Céline et René, un amour éternel

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Depuis trente-cinq ans, la chanteuse et son pygmalion ne s’étaient jamais quittés. Seule la mort les a séparés.

Quand on lui parle de différence d’âge, Céline répond : « Je ne fais pas d’arithmétique en amour. Mon mari, je l’aime comme ça ne peut pas se penser… » La légende veut qu’il lui ai fait sa demande le 30 mars 1993, pour ses 25 ans. La cérémonie est retransmise à la télévision canadienne. Un mariage de reine, digne de celui de Grace ou de Diana, qui a coûté un demi-million de dollars. Ses huit sœurs sont ses demoiselles d’honneur. Sa tiare de perles, sa robe de marquise, son voile pèsent 20 kilos et lui entrent dans la peau. Elle souffre comme une infante. Mais déclare après son voyage de noces en Floride : « C’était formidable, j’ai fait la popote, la vaisselle, j’ai inventé des recettes, j’ai lavé, repassé, magasiné (faire du shopping, en français de France…). » Le rêve quand, depuis l’âge 12 ans, on passe sa vie à l’hôtel, dans des villes dont on ne connaît que les gares, les aéroports, et les salles de spectacle, grandes comme des stades. Elle confie : « Je voudrais un enfant, et même des jumeaux… pour rattraper le temps perdu. Je ne les ferai pas dormir à 4 heures du matin, mais je les emmènerai toujours avec moi. Jamais je ne les laisserai seuls à la maison. S’il le faut, pour mes enfants, j’arrêterai de chanter. » Mais l’enfant ne vient pas. Au point que Céline se dit qu’il faudrait peut-être se reposer. La vie ne va pas la laisser tergiverser. Les médecins diagnostiquent une minuscule tumeur dans le cou de René, le baiser de la mort. Le premier cancer. Ils n’ont plus le choix. Face à cette guerre qui s’engage, Céline affiche la froideur et la détermination d’un général. Elle vit, aime, souffre en star, partage tout avec ses fans : « Quand il a été question de chimiothérapie et de radiothérapie, nous avons pris les dispositions utiles. » C’est-à-dire qu’ils font congeler des échantillons de sperme. L’aventure commence dans une nouvelle mise en scène particulièrement kitsch. Pour conjurer le sort, Céline et René se remarient, le 5 janvier 2000. Une relecture des rites des chrétiens de Syrie, selon le Caesars Palace de Las Vegas. Retour aux laboratoires et aux éprouvettes. L’intervention high-tech coûte 14 000 dollars. Elle est dirigée par le Dr Rosenwaks, un des meilleurs spécialistes du monde. Céline, qui a voulu un mariage de conte de fées, affronte avec vaillance l’envers du romantisme, la fécondation in vitro.

Elle parle de tout, tranquillement. De la piqûre quotidienne d’hormones, des prises de sang, des échographies de contrôle. Comme René est à la sortie de scène, pour lui mettre un manteau sur les épaules, ou dans l’avion, pour lui masser les pieds, il l’accompagne chez les médecins. Le 25 mai, Rosenwaks prélève 18 ovules. Le 28 mai, les ovules fécondés sont implantés. Le 8 juin, il annonce : « Félicitations, vous êtes enceinte. » Le bonheur se prédit en statistique. Elle a désormais 90 % de chances de mener à bien sa grossesse. Alors, plus de sport, plus de golf, plus de voyages, plus de stress. « Je me suis laissée glisser dans une forme de léthargie… Je n’écoutais même plus de musique. » Et des soirées entières à regarder la télévision. Enfin, René-Charles naît le 25 janvier 2001. Pour lui, le roi et la reine achètent une propriété de 7 millions d’euros sur une île du Saint-Laurent. Fini la vie nomade, on jettera l’ancre à Vegas, le paradis de René. Le contrat signé en 2003 avec le Caesars Palace est sans précédent : 100 millions de dollars plus 50 % des bénéfices pour se produire cinq soirs par semaine ! Une gigantesque salle, le Colosseum, est construite pour Céline, avec des places vendues entre 200 et 1 000 dollars. Mais toutes les six semaines, elle prend quinze jours de congé. Et prévoit une pause pour retourner à New York : « Un embryon congelé nous attend là-bas. Mon public sait tout de moi. » Louis XIV n’aurait pas parlé différemment. Nelson et Eddy, les jumeaux, naissent le 23 octobre 2010.

17 décembre 2013, une nouvelle guerre commence

C’est le jour de leur dix-neuvième anniversaire de mariage. Céline s’apprête à rejoindre le jury de « The Voice », à Los Angeles. « Je passe dans ma loge et découvre René abattu. Son médecin vient de lui annoncer qu’il a à nouveau un cancer de la gorge. Je sens alors mon cœur battre la chamade et mes jambes flageoler. Pas le moment de flancher. Il faut penser à autre chose. Je me réfugie dans ma salle de maquillage, puis je monte sur scène. C’est le soir, dans ma chambre, que mon corps a commencé à me lâcher. » Le 23 décembre, René subit une ablation partielle de la langue. Il est intubé. Deux fois, trois fois par jour, Céline le nourrit. La chimio le rend pratiquement sourd. Mais il continue à bluffer. Il accompagne René-Charles au basket, reprend sa place aux tables de poker. Et met ses affaires en ordre. Leur palais de Jupiter Island, en Floride, dont le seul entretien coûtait 250 000 dollars par mois, est vendu 50 millions d’euros. Le château de l’île Gagnon, au Québec, 23 millions. Et, surtout, il annonce qu’il ne peut plus gérer la carrière de Céline, Aldo Giampaolo le remplace. Le roi René a abdiqué.

Et Céline serre les dents. On s’installe à Henderson, près de la banlieue chic de Vegas, sur les bords d’un lac artificiel au milieu du désert. Un endroit qu’elle a commencé par détester parce que, l’été, les enfants ne peuvent même pas faire de vélo dehors, « on pourrait faire cuire un œuf sur le gazon ». Mais de là, elle peut continuer le show et veiller sur René. La vie continue, d’annulations en communiqués euphoriques : « J’espère que vous allez venir nous voir pour célébrer la vie avec nous », lançait-elle le 24 mars 2015, au moment de remonter sur scène après un an d’absence. Mais le lendemain, face à la journaliste d’ABC, elle craque. En professionnelle, elle prend garde à essuyer ses larmes sans faire couler son mascara. René est dans le public, tiré à quatre épingles mais amaigri, voûté, le regard dans le vague. Elle confie à Jennifer Garcia du magazine « People » : « Nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait. On profite de la vie autant qu’on peut. Le 27 août, quand je reprendrai le spectacle, il sera là. »

Mercredi, Céline a chanté au Colosseum, « Over the Rainbow », la chanson qui lui rappelait l’époque où elle était « sa » Judy Garland, l’enfant star. René a attendu qu’elle rentre pour mourir, dans la matinée du jeudi 14 janvier, lui qui avait gagné le droit de se reposer, qui n’avait plus à convaincre le monde entier qu’elle était la meilleure. Il ne posera plus de manteau sur ses épaules, comme un peignoir sur celles d’un boxeur, mais à elle qui répète inlassablement « rien n’aurait été possible sans René », il laisse sa leçon de joueur de black jack : « Dans la vie, tu as des séquences. Tu ne peux pas gagner toujours, mais tu ne peux pas avoir non plus que des mains perdantes… C’est ainsi que ça fonctionne. »

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Affaire Mamasita : les déboires continuent pour Sidiki Diabaté

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Accusé de violences conjugales et séquestration par son ex-compagne, la Guinéo-malienne, Mariam Sow, dit Mamasita,  l’artiste malien Sidiki Diabaté continue de subir les sanctions dans le milieu musical.

Dans la journée du lundi dernier, juste après le dépôt de plainte contre lui, l’organisation des African Muzik Magazine Awards (Afrimma), une cérémonie qui récompense les meilleurs artistes africains depuis Dallas, a annoncé le « retrait de la nomination de l’artiste malien Sidiki Diabaté ». « Une mesure nécessaire au regard des accusations à son encontre, précise le communiqué, ajoutant que « bien que les talents de Sidiki Diabate soient reconnus, nous sommes contre les coups et blessures de tout être humain et ne tolérons pas ce genre de comportement ».

Le lendemain il a été aussi suspendu du Prix international des musiques urbaines et découpées (Primud) à Abidjan.

« Le comité d’organisation décide de la suspension de l’artiste Sidiki Diabaté pour les Primud 2020 », a informé un communiqué, alors que le Malien de 28 ans était nommé dans la sélection des meilleurs artistes de l’Afrique de l’Ouest francophone.

Ce mercredi également, la maison de disque Universal a suspendu sa collaboration avec lui.

Interrogé par le quotidien français Le Monde avant sa convocation, Sidiki Diabaté s’est dit "serein", qualifiant l’affaire de "plus compliquée qu’il n’y paraît".

L’artiste est toujours en garde à vue à Bamako.

Par Alpha Diallo

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Violences conjugale : Sidiki Diabaté exclu aux Awards de la musique africaine

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Le célèbre chanteur malien Sidiki Diabaté est officiellement exclu des artistes nominés aux Awards de la musique africaine (Afrimma) 2020, suites aux accusations de violences conjugales et séquestration dont il fait objet depuis quelques jours.

« Nous annonçons le retrait des nominations de l’artiste malien Sidiki Diabate. Cette mesure est nécessaire en raison des graves allégations de coups et blessures à son encontre. Afrimma est un organisme qui défend la musique africaine et bien que les talents de Sidiki Diabate soient reconnus, nous sommes contre les coups et blessures de tout être humain et ne tolérons pas ce genre de comportement », a annoncé Afrimma sur sa page Facebook.

Depuis plusieurs jours, Sidiki Diabaté fait l’objet d’accusation de violences conjugales et séquestration par son ex-compagne,  la Guinéenne Mariam Sow.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, cette dernière a dévoilé des images dans lesquelles elle présente des blessures sur son corps.

Plusieurs personnes ont confirmé sur Twitter les accusations et affirment connaître l’histoire de la jeune fille.

Par Guinee28

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Décès de DJ Arafat : l’émouvante lettre de MHD

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« Grand frère tu m’as inspiré dans l’Afro, je t’écoutais et connaissais tes morceaux par cœur », écrit l’artiste incarcéré pour une affaire de meurtre.

C'est la première fois qu'il brise le silence. De sa cellule de la prison de la Santé, à Paris, le rappeur MHD a dévoilé ce mercredi matin une lettre hommage à DJ Arafat, la star africaine de 33 ans décédée tragiquement ce mardi des suites d'un violent accident de moto à Abidjan. MHD, de son vrai nom, Mohamed Sylla, est incarcéré depuis plusieurs mois, accusé d'un homicide volontaire pour lequel il risque jusqu'à 30 ans de réclusion.

DJ Arafat, ambassadeur du genre musical « coupé décalé », a influencé énormément de chanteurs en France, s'inspirant des sonorités concoctées dans les studios d'enregistrement de la foisonnante capitale ivoirienne. Au premier rang desquels… MHD, surnommé le « petit prince de l'afro-trap », ce style à mi-chemin entre musique du continent et rap, qui a fait son succès grâce à deux albums novateurs.

La missive qu'il a rédigée, partagée sur le compte Twitter de son producteur « Dsk on the beat » (son nom d'artiste) est empreinte de souvenirs partagés autour de leur passion commune : la musique aussi festive que bouillonnante. Pour MHD, « Yorobo », un des nombreux surnoms de DJ Arafat, a toujours été une figure tutélaire qui l'a énormément inspiré, comme il tient à le rappeler.

« Grand frère, je suis arrivé à Babi (NDLR : surnom d'Abidjan), on a fait la fête ensemble, tu me faisais écouter tes prochains hits et un morceau qu'on devait bosser ensemble à l'avenir. Grand frère, premier concert à Babi, tu es venu me voir à mon hôtel alors qu'on ne se connaissait pas, moi je te connaissais par ton talent, toi qui m'as fait danser sur chacun de tes morceaux, ce jour-là, tu m'as dit : Petit, tu es trop loin pour les autres », peut-on lire dans deux versions de la lettre, une manuscrite et l'autre écrite sur l'application des « Notes » de l'Iphone.

Et d'enchaîner : « Grand frère tu m'as inspiré dans l'Afro, je t'écoutais et connaissais tes morceaux par cœur, tu es venu sur scène avec moi, j'ai dansé à tes côtés sachant qu'un an auparavant je ne te voyais que sur ma télé… Didier (NDLR : le vrai prénom de DJ Arafat), pourquoi j'entends ton nom aux informations dans ma cellule ? Tu me fais quoi là ? »

Si c'est la première fois que MHD prend la parole depuis son incarcération, l'artiste, qui fêtera ses 25 ans en septembre, a tout de même fait parler de lui lors des dernières semaines : son interprétation du rôle principal du film « Mon Frère », sorti le 31 juillet, a été unanimement saluée par la critique. Ce long-métrage, réalisé par Julien Abraham (« Made in China »), a enregistré 74 506 entrées sur deux semaines d'exploitation en France.

Auteur : leparisien.fr

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